#58 Lecture – La mémoire des murs

Hello les girafons !

Dernièrement, j’ai lu un livre d’une auteure que j’apprécie beaucoup, il s’agit de La mémoire des murs de Tatiana de Rosnay. Et cette nouvelle lecture est loin de m’avoir déçue, malgré la note assez moyenne qu’elle a sur Livraddict.

DE ROSNAY Tatiana, La mémoire des murs. Editions Héloïse d’Ormesson, 2008 . 142 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Lorsque l’on entre quelque part, on peut s’y sentir merveilleusement bien ou, au contraire, horriblement mal. Comme si les lieux dégageaient une sensation puissante, comme si les pierres s’imprégnaient de joie ou de chagrin pour plus tard s’en décharger et les restituer.

Fraîchement divorcée, Pascaline, informaticienne de quarante ans, vient de trouver l’appartement de ses rêves. A peine installée, elle apprend que ces murs ont été témoins d’un crime. Lentement, par touches infimes, ce drame fait surgir en elle une ancienne douleur, une fragilité restée longtemps enfouie. Pour en finir avec son passé, elle se lance alors sur les traces d’un tueurs en série. Une quête obsessionnelle qui ravive ses blessures et l’amène à la lisière de la folie.

  • Mon avis:             17/20

Je dois dire que ce roman m’a beaucoup rappelé Le voisin du même auteur. On retrouve déjà la thématique du déménagement, avec un personnage qui arrive dans une nouvelle habitation et qui découvre son environnement. Mais l’histoire prend bien évidemment un tout autre tournant, je dirais presque (je dis bien presque) qu’on peut l’assimiler à un thriller psychologique. On est emporté dans cette histoire d’emménagement où Pascaline s’interroge sur ce qui a été vécu par les anciens locataires de cet appartement. Très vite, on comprend que cela vire à l’obsession, et que tout ça est en lien avec un épisode tragique de sa vie dont elle n’a pas fait le deuil. J’ai adoré tout le cheminement que fait Pascaline dans sa tête, et les révélations qui sont faites au fur et à mesure. Et plus on avance, plus on ressent une tension et plus on est troublé par les pensées de Pascaline.

La plume de Tatiana de Rosnay est une fois de plus fluide et addictive. Ce petit livre se lit très vite, et la fin… elle m’a laissée sans voix.

  • Citations:

« Mais il n’y a pas de mots pour désigner une femme qui a perdu un enfant. Orpheline, pour celle qui perdait ses parents. Mais dans l’autre sens, ça ne marchait pas. Le terme n’existait pas. Pourtant, dans la vie, ça existait. »

« J’ai fini par constater une chose bizarre. Au bureau, je me sentais bien. Ni frissons, ni nausée. Le vertige me prenait dès que j’arrivais chez moi. Je refusais de croire que c’était lié à mon appartement. Cet appartement, c’était mon nouveau départ. Ma nouvelle chance. Rien ne pouvait les gâcher. Alors je faisais avec. »

Quels livres de Tatiana de Rosnay avez-vous lu ?

A très bientôt,

Little Meggy

#42 lecture – Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Hello les girafons !

J’ai un peu déserté le blog ces derniers temps et je n’ai pourtant pas de raisons valables. Simplement, je n’en avais pas l’envie, ni la motivation.

Mais aujourd’hui je reviens, car je veux absolument de vous parler de l’une de mes lectures:

LEE Harper, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur. Editions de Fallois, 2005. 346 pages. 

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  • Résumé (livraddict):

Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort.

  • Mon avis:          19/20

Ce fut une superbe lecture. A travers les yeux de Scout, petite fille curieuse et pleine de malice, on découvre son quotidien dans une amérique où la ségrégation est de mise. Mais c’est sans compter sur Atticus, le père de Scout qui est un modèle de tolérance et de justice. On retrouve les thèmes de l’enfance, de la ségrégation raciale, de la justice et l’injustice. L’histoire est très agréable à lire, et on y retrouve beaucoup de touche d’humour. J’ai plongé dans la vie de cette famille, et cette histoire nous amène vraiment à réfléchir sur tous ces thèmes qui sont encore, malheureusement, d’actualité. Je vous conseille vivement de lire cet ouvrage, un classique de la littérature américaine. A savoir qu’il existe une suite : « Va et poste une sentinelle ».

  • Citations:

 » Je voulais que tu comprennes quelque chose, que tu voies ce qu’est le vrai courage, au lieu de t’imaginer que c’est un homme avec un fusil à la main. Le courage, c’est de savoir que tu pars battu, mais d’agir quand même sans s’arrêter. Tu gagnes rarement mais cela peut arriver. »

« Jusqu’au jour où j’eus peur d’en être privée, je ne m’étais jamais rendue compte que j’aimais lire. Pense-t-on que l’on aime respirer ? »

J’espère vous avoir donné envie de lire ce roman !

A très bientôt !

Little Meggy !

 

 

#40 Lecture – Charlotte

Hello les girafons !

J’ai pris du retard sur mes chroniques de lecture. Aujourd’hui je vais vous parler d’une biographie de Charlotte Salomon écrite par David Foenkinos.

FOENKINOS David, Charlotte. Editions Gallimard, 2014. 224 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d’une œuvre picturale autobiographique d’une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : «C’est toute ma vie.» Portrait saisissant d’une femme exceptionnelle, évocation d’un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d’une quête. Celle d’un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

  • Mon avis:        19/20

Ce roman est sublime. Je n’ai pas l’habitude de lire des biographies mais celle-ci ma conquise. C’est le premier livre que je lis de cet auteur et je dois dire que la plume de David Foenkinos est unique et pleine de poésie. Le roman a d’ailleurs une forme particulière: l’auteur a écrit une phrase par ligne, et je vous laisserai découvrir le pourquoi si vous lisez le livre. A travers les pages, on ressent toute la passion et tout l’enthousiasme qu’à mis l’auteur à retrouver les traces de Charlotte. Ca se lit donc très facilement. Le récit se passe a une période sombre de l’histoire, Charlotte a une vie familiale tragique. On retrouve le thème de la mort, de l’exil, de la guerre. Il est impossible de ne pas être touché par l’histoire de cette personne. C’est une œuvre magnifique.

  • Citations:

« Tiens, quel est le mot utilisé quand on perd sa sœur ?
Il n’en existe pas, on ne dit rien.
Le dictionnaire est parfois pudique.
Comme lui-même effrayé par la douleur. »

« Il a des théories sur le rangement des livres.
Notamment celle du bon voisinage
Le livre que l’on cherche n’est pas forcément celui que l’on doit lire.
Il faut regarder celui d’à côté. « 

A très bientôt,

Little Meggy

 

#38 Lecture – No et moi

Hello les girafons !

Aujourd’hui, c’est un coup de cœur que je vous présente ! Il s’agit du premier livre de Delphine de Vighan que je lis: No et moi. Cela faisait des années que je voulais le lire, mais pour une raison obscure, quelques choses m’en empêchait. Mais cette année, j’ai sauté le pas. Et je n’ai pas été déçue.

DE VIGHAN Delphine, No et moi. Editions Le livre de poche, 2008. 250 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d’amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu’au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu’elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l’errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Mais nul n’est à l’abri…

  • Mon avis:             ♥♥♥    20/20      ♥♥♥

Ce livre est un coup de cœur. Tout d’abord les sujets abordés sont extrêmement bien traités. On retrouve le thème de l’adolescence, des sans-abris, de la solitude, mais aussi de l’amitié. Et l’auteur nous entraine dans ce monde de pauvreté avec une écriture fluide. Elle n’en fait pas trop. A travers Lou, jeune adolescente naïve mais avec la volonté de comprendre le monde, on va faire la connaissance de Nolwenn, jeune femme à la rue. Lou va tout entreprendre pour aider cette jeune femme, et une amitié va naitre. Elles sont toute les deux très touchantes et attachantes. Il y a de très jolis passages dans ce roman qui nous font réfléchir sur tous ces thèmes. Je ne me pose qu’une seule question: Pourquoi ai-je attendu tant de temps avant de lire ce roman ?

  • Citations

« Les choses sont toujours plus compliquées qui y paraît. Les choses sont ce qu’elles sont, et il y en a beaucoup contre lesquelles on ne peut rien. Voilà sans doute ce qu’il faut admettre pour devenir adulte. »

« Dans les livres il  y a des chapitres pour bien séparer les moments, pour montrer que le temps passe ou que la situation évolue, et même parfois des parties avec des titres chargés de promesse, La rencontre, L’espoir, La chute, comme des tableaux. Mais dans la vie, il n’y a rien, pas de titre, pas de pancarte, pas de panneau, rien qui indique attention danger, éboulements fréquents ou désillusion imminente. Dans la vie on est seul avec son costume, et tant pis s’il est tout déchiré.

Quel autre roman de Delphine de Vighan me conseillez-vous ?

A très bientôt,

Little Meggy