#80 Lecture – L’accusé du Ross-Shire

Hello les girafons !

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance d’être sélectionnée sur Babelio pour recevoir un livre en échange d’une critique. Je tiens donc à les remercier ainsi que les éditions Sonatine.

MACRAE BURNET Graeme, L’accusé du Ros-Shire. Editions Sonatine, 2017. 330 pages.

l'accusé

  • Résumé (4ème de couverture):

Alors qu’il fait des recherches généalogiques sur ses ancêtres écossais, Graeme Macrae Burnet découvre des archives relatives à une étrange affaire. En 1869, Roderick Macrae, dix-sept ans, a été arrêté après un triple assassinat dans un village isolé des Highlands. Dans un document écrit, le jeune homme relate sa vie et ses meurtres, sans jamais donner le moindre détail sur ses mobiles. Hormis ce récit, aucune preuve tangible de sa culpabilité n’a été trouvée. Était-il tout simplement fou ? Graeme Macrae Burnet nous livre toutes les pièces du procès : témoignages, articles de journaux, rapports des médecins. Peu à peu, le doute s’installe. Le récit de ces crimes est-il bien l’œuvre de ce jeune garçon, a priori illettré ? S’agit-il d’un faux ? Si c’est le cas, que s’est-il réellement passé ? La solution semble se trouver dans la vie de cette petite communauté repliée sur elle-même, où chacun doit rester à sa place, sous peine de connaître les pires ennuis.

  • Mon avis:      16/20

Il est très difficile de classer ce livre dans un genre précis: il s’agit tantôt d’un policier où rapports médicaux, procès et témoignages vont se suivre, tantôt d’un roman historique, tantôt d’une biographie tellement les faits qui nous sont narrés semblent réels. On peut dire que ce livre nous fait sortir de notre zone de confort. Une grande partie du roman est dédiée au récit de Roderick Macrae qui va raconter comment il est venu à commettre 3 meurtres. La construction du roman est vraiment unique et intéressante. L’intrigue de l’histoire n’est pas tant de savoir s’il est coupable ou non puisque c’est un fait qui semble être acquis dès le début du livre, mais plus de savoir s’il était en pleine possession de ses facultés mentales, c’est à dire était-il « aliéné » ou non au moment des meurtres ?

On rentre très facilement dans l’histoire, l’écriture étant soignée et très riche. Un glossaire est mis à disposition pour se familiariser avec le vocabulaire employé. L’histoire me semble tellement plausible que je n’ai toujours pas compris si c’était une histoire vraie ou non. Ce qui montre je pense du talant de narration de l’auteur. Il me faut tout de même vous avertir que le récit du criminel est dur: le contexte social, la relation du meurtrier avec son père, le décès de sa mère, le détail de ses meurtres rendent parfois le récit difficile.

Je suis ravie d’avoir pu découvrir ce roman, car je pense que je ne me saurais jamais arrêtée dessus si je l’avais croisé en librairie.

  • Citations:

« Il me demanda si je regrettais ce que j’avais fait. Je lui répondis que non et que, de toute façon, cela importait peu puisque, regrets ou pas, ce qui était fait ne pouvait être défait. »

« J’avais accompli ce que j’étais venu faire et, n’ayant nulle intention de nier ma culpabilité, son meurtre n’aurait servi à rien. Dans tous les cas, tuer une vieille femme sans défense eût été un geste cruel et je n’en avais pas le cœur. »

L’Accusé du Ross-Shire

A très bientôt,

Little Meggy

 

 

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#78 Lecture – Le cirque des rêves

Hello les girafons !

J’étais très curieuse de découvrir Le cirque des rêves car j’en ai lu beaucoup de bien sur les critiques. Pourtant mon avis reste assez mitigé…

MORGENSTERN Erin, Le cirque des rêves. Editions Flammarion, 2012. 496 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

« Le cirque arrive sans crier gare. Aucune annonce ne précède sa venue, aucune affiche sur les réverbères, aucune publicité dans les journaux. Il est simplement là, alors qu’hier il ne l’était pas. » Sous les chapiteaux rayés de noir et de blanc, c’est une expérience unique, une fête pour les sens où chaque visiteur peut se perdre avec délice dans un dédale de nuages, flâner dans un luxuriant jardin de glace, s’émerveiller et se laisser enivrer… BIENVENUE AU CIRQUE DES RÊVES ! Derrière la fumée et les miroirs, la compétition fait rage. Deux jeunes illusionnistes, Celia et Marco, s’affrontent dans un combat magique pour lequel ils sont entraînés depuis l’enfance. Cependant ils s’aiment, et cette passion pourrait leur être fatale.

  • Mon avis:   15/20

L’atout majeur de ce livre est l’univers créé par l’auteur. On entre dans ce cirque plein de mystères où la magie prend une place importante sur le réel. Je trouve d’ailleurs que la couverture reflète très bien l’ambiance du livre. L’histoire d’amour entre Célia et Marco n’est, à mes yeux, pas assez au centre de l’intrigue, laissant trop de place au Cirque des rêves tel un personnage à part entière. Le cirque va être décrit en long, en large et en travers, ainsi que l’apprentissage des différents personnages (et des personnages il y en a beaucoup !), mais il ne va pas être facile de faire tout de suite les liens. Il faut de la concentration pour réussir à rentrer et comprendre l’histoire. Ce qui explique pourquoi j’ai mis plus de 2 semaines à le lire !

La plume de l’auteur est très soignée, riche et envoutante, même si j’ai pu retrouver des longueurs. Ce qui m’a également parfois dérangé, c’est la chronologie du livre. En effet, au début de chaque chapitre, il y a une date, et il est important d’y faire attention, surtout au début au risque d’être complètement perdu dans l’histoire.

En bref, c’est une histoire pleine de magie et très agréable à lire, mais il m’a fallut persévérer pour pouvoir rentrer dans l’histoire.

  • Citations:

« Les gens voient ce qu’ils ont envie de voir. Et la plupart du temps, ils voient ce qu’on leur dit de voir. »

« Le passé vous colle à la peau comme le sucre en poudre sur les doigts. Il y en a qui arrivent à s’en débarrasser, mais il est toujours là, toutes ces choses, ces événements qui vous ont amenés là où vous êtes. »

Avez-vous ou comptez-vous lire ce roman ?

A très bientôt,

Little Meggy

#77 Lecture – Personne ne le croira

Hello les girafons !

Aujourd’hui, je vous présente un thriller. Je n’en lis pas beaucoup mais lorsque je suis passée devant celui-ci à la fnac, il m’a tout de suite attiré, il fait parti de ces livres que j’ai acheté juste en me fiant à la couverture, car je n’en avais jamais entendu parler.

MACDONALD Patricia, Personne ne le croira. Edition Le Livre de Poche, 2016. 384 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Nouveau nom, nouvelle ville, nouveau départ… Hannah et Adam n’aspirent qu’à mener une vie paisible et sans histoire aux côtés de leur adorable petite Cindy sur laquelle ils veillent tendrement. Attirant sur eux l’attention des médias, une tragédie inattendue vient bouleverser les plans du couple. Pour échapper au danger qui les menace, ils vont devoir affronter un passé qu’ils tentaient d’oublier. Et qui les a rattrapés.

  • Mon avis:      18/20

Ce thriller a été une très bonne surprise ! Je suis une grosse froussarde donc c’est très difficile pour moi de trouver des thrillers qui me conviennent: il ne faut pas que ce soit sanglant, ni trop angoissant. Et ce thriller correspond justement à mes attentes !

L’histoire débute comme l’indique le résumé sur un fait-divers qui fait la une des médias. Et quelques chapitres plus loin, on est plongé dans un procès qui s’est passé quelques années auparavant. Quelle est l’histoire de ce couple et de cet enfant qui fuient l’attention des médias ? C’est ce que le procès va nous expliquer au fur et à mesure. Je ne veux pas évidemment vous en dire plus pour ne pas risquer de vous spoiler, mais les découvertes que l’on va faire sont absolument inimaginables et intolérables. A travers l’histoire, l’auteure va aborder des thèmes surprenants et elle nous amène à nous poser des questions sur la maternité et l’éducation: l’amour maternel est-il inconditionnel ? Peut-on détester son enfant ? Est-on responsable des vices de nos enfants ? etc.. L’écriture et l’histoire sont addictives, les chapitres plutôt courts donnent de la dynamique à l’histoire. J’ai vraiment été agréablement surpris par cet auteur dont je n’avais jamais entendu parler, et je compte bien lire d’autres thrillers de cette auteure.

  • Citations:

« Il y a une règle chez les avocats : ne jamais poser une question dont on ne connaît pas la réponse. »

« On aime tant ses enfants qu’on se répète qu’ils sont normaux. On ne les voit pas vraiment tels qu’ils sont. »

Et vous, quel thriller ni gore, ni trop angoissant me conseillez-vous ?

A très bientôt,

Little Meggy

 

 

#75 Lecture – Voyages inattendus

Hello les girafons !

Grâce à SimPlement, j’ai pu découvrir un nouveau roman que j’ai eu en service de presse. C’est à priori un premier roman.

CAETANO Janaina, Voyages inattendus. Auto-édité (numérique), 2017. 95 pages.

voyage inatendus

  • Résumé (éditeur):

C’est l’histoire d’Osange, une femme qui hésite entre deux hommes. Ayant toujours été un peu timide, sans être prude non plus, elle demande l’avis d’une de ses amies, Karla.
Suite à un accident, Osange se retrouve à l’hôpital. Viendront-ils la voir ? Tiennent-ils vraiment à elle ? Le choix sera difficile, car avec eux Osange découvre les multiples facettes des joies charnelles. D’un côté, Eduardo : pétillant brésilien adepte de la capoeira, qui boit les paroles d’Osange. De l’autre côté : Gustav, mystérieux homme cultivé qui semble se jouer d’elle. Que cache l’exubérance d’Eduardo ? Et la retenue de Gustav ? Osange va peu à peu dévoiler à Karla l’étrange manière dont elle a fait la connaissance de ses deux amants.

  • Mon avis:     15/20

L’histoire présente une alternance entre le présent où Osange, hospitalisée suite à un accident de voiture raconte à son amie Karla ses aventures sentimentales et entre les aventures elles-mêmes. Cela donne un bon rythme au récit. L’auteur a classé son livre dans la catégorie érotisme: il y a effectivement des scènes sensuelles, mais sans aller dans le choquant et le trash, ce qui me convient très bien. En revanche, j’ai trouvé que l’on fouillé pas assez dans les sentiments amoureux, on parle beaucoup de désir, mais j’ai eu l’impression qu’Osange ne se préoccupait pas des sentiments de ses partenaires, je l’ai trouvé un peu trop sûre d’elle. En racontant les aventures amoureuses d’Osange, l’auteur nous fait voyager entre Venise et Rio de Janeiro, et je trouve que l’ambiance de chaque pays est très bien retranscrite. Il y a quelques maladresse dans l’écriture, mais l’histoire devient vite addictive et le livre se lit d’une traite. Osange doit choisir entre Eduardo et Gustav que tout oppose, et son choix final est…surprenant ! Bref, c’est une lecture sympathique, sans prise de tête mais dont je pense les sentiments des personnages auraient pu être un peu plus creusés.

  • Citations:

« L’océan atlantique s’étalait dans toute sa splendeur. Vu d’aussi haut il semblait si calme, bien loin de cette fascinante mélopée que l’on pouvait entendre sur la plage. »

« Où tout cela nous mènera-t-il ? Peu importe. C’est le chemin qui compte. »

A très bientôt,

Little Meggy

#67 Lecture – L’instant précis où les destins s’entremêlent

Hello les girafons !

Aujourd’hui c’est une lecture coup de cœur que je viens vous présenter. Ce livre m’a chamboulé et je ne peux que vous le recommander !

BARBERAT Angélique, L’instant précis où les destins s’entremêlent. Editions J’ai lu, 2015. 444 pages.

instant précis

  • Résumé (4ème de couverture):

Kyle a cinq ans lorsqu’ils découvre sa mère morte sous les coups de son mari. Recueilli par sa sœur, le petit garçon se réfugie dans la musique. Vingt ans plus tard, il est devenu une Rockstar adulée par le monde entier. Mais rien n’efface la colère qui l’habite.

Coryn épouse Jack Branningan alors qu’elle a dix-sept ans. Sous ses aspects d’homme parfait, Jack s’avère vite être un mari possessif, jaloux et violent.  Un jour, alors que Coryn se promène avec ses deux enfants, l’un d’eux échappe à sa vigilance et se fait renverser par une voiture. A cet instant précis, les destins de Kyle et Coryn s’entremêlent. Mais comment ces deux êtres que tout semble séparer auraient-ils la moindre chance de s’aimer ?

  • Mon avis:         20/20       

Je ressors complètement bouleversée de cette lecture. Ce livre a fait ressortir tellement d’émotions en moi: j’ai bien sûr était triste par le destin bouleversant de Coryn. Maltraitée par son mari, elle vit complètement isolée du monde. J’ai aussi été en colère: en effet j’avais envie de me révolter contre Jack, son mari violent et pervers, à tel point que j’étais parfois obligée de mettre en pause ma lecture pour me laisser le temps de digérer ce qu’il faisait subir à Coryn. Et lorsqu’enfin les destins de Kyle et Coryn se nouent, j’ai été pleine d’espoir, enchainant les pages tout en souhaitant une fin heureuse.

L’écriture d’Angélique Barbérat est simple, les phrases sont plutôt courtes et on a beaucoup de dialogues. Ceci ajouté au fait que le livre est composé de tout petits chapitres permet d’avoir une lecture rythmée et rapide. Mais même si le style est simple, l’auteur trouve des mots justes et forts pour faire de ce livre une bombe émotionnelle. Bref, je ne peux que vous encourager à lire ce livre, qui ne pourra laisser personne insensible.

Une chose est sûre: je penserai pendant très longtemps à ce roman.

  • Citations:

« On ne sait pas pourquoi on accepte les choses. Peut-être parce qu’elles viennent doucement…Petit à petit. Sans bruit. Peut-être parce qu’on ne s’y attend pas et qu’on ne s’en rend pas vraiment compte… Ou bien est-ce parce qu’elles sont si horribles qu’on ne peut y croire ? « 

« Quand la jeune journaliste lui demanda si, un jour, elle accepterait de représenter une cause, la rockeuse répondit sans hésitation :
– Non.
– Pourquoi ?
– Parce qu’il y en a trop à défendre. »

Achetez-le, empruntez-le à la bibliothèque, mais lisez ce livre !

A très bientôt,

Little Meggy

 

#66 Lecture – Adultère

Hello les girafons !

J’ai récemment lu un auteur brésilien, qu’il me tardait de découvrir. Il s’agit de Paulo Coelho. Le seul hic, c’est que je ne pense pas avoir commencer avec le meilleur livre de sa bibliographie.

COELHO Paulo, Adultère. Editions Flammarion, 2014. 312 pages.

adultère

  • Résumé (4ème de couverture):

Linda a 31 ans et, aux yeux de tous, une vie parfaite : elle a un mari aimant, des enfants bien élevés, un métier gratifiant de journaliste et habite dans une magnifique propriété à Genève. Cependant, elle ne supporte plus de faire semblant d’être heureuse quand, en vérité, elle ne ressent rien d’autre qu’un sentiment grandissant d’apathie et d’indifférence.

Jusqu’au jour où elle retrouve un ancien petit ami. Jacob est un homme politique de premier plan et, lors d’une interview, il éveille en elle un sentiment oublié depuis longtemps : la passion. Elle fera tout pour reconquérir cet amour impossible et devra aller au plus profond d’elle-même pour enfin trouver le bonheur.

  • Mon avis:           14/20

J’ai commencé cette lecture sereine car j’avais entendu beaucoup de bien de la plume de Paulo Coelho. Mais je dois bien avouer que j’ai vite était surprise par la tournure que prenait son écriture. En effet, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de passages assez crus, la plume ne m’a pas parut si poétique que je l’avais entendu dire sur des blogs. De plus, le sujet n’est pas très original: on va suivre une femme qui a tout pour être heureuse, mais en veut toujours plus, et en dépassant les limites, elle va s’apercevoir qu’elle avait déjà tout ce dont elle avait besoin. Bon, je caricature, mais en gros c’est ça. Je pensai que l’auteur irait plus en profondeur dans la psychologie du personnage. J’ai pas était totalement convaincu avec ce livre, mais je compte lire L’alchimiste afin de me faire un avis plus tranché sur cet auteur.

  • Citations:

« La vie, ce n’est pas de longues vacances, mais un apprentissage constant. »

« Je suis aujourd’hui une femme partagée entre la terreur que tout change et la terreur que tout reste pareil jusqu’à la fin de mes jours. »

Et vous, connaissez-vous cet auteur ?

A très bientôt,

Little Meggy

 

#65 Lecture – Le poison d’amour

Hello les girafons !

Il y a quelques semaines, je vous présentez L’élixir d’amour d’Eric-Emmanuel Schmitt. J’ai rapidement lu le 2ème livre de cette série (il n’y a pas d’ordre à préférer pour lire ces deux ouvrages).

SCMITT Eric-Emmanuel, Le poison d’amour. Editions Albin Michel, 2014. 160 pages.

le poison d'amour

  • Résumé (4ème de couverture):

Quatre adolescentes de seize ans liées par un pacte d’amitié éternelle tiennent le journal de leur impatience, de leurs désirs, de leurs conquête et de leurs rêves. Comment éviter les désastres affectifs dont les parents donnent l’image quotidienne dans leur couple ? Hier encore des enfants, les voilà prises au piège de cette émotion bouleversante, l’amour, prêtes à entrer dans ce domaine mystérieux, cette folie qui peut les transformer en monstres. Tandis qu’au lycée on s’apprête à jouer Roméo et Juliette, imprévisible et fatale, un drame se prépare…

  • Mon avis:                       18/20

Au départ, on suit le quotidien assez banal de quatre adolescentes à travers leur journal intime et les messages qu’elles échangent. J’ai trouvé étrange que l’auteur choisisse quatre adolescentes comme narratrices. Elles sont toutes différentes, mais ont toutes les mêmes préoccupations: la transformation de leur corps d’enfant vers un corps de femme, leur première relation sexuelle, etc… Mais au fur et à mesure des pages, le contenu devient de plus en plus profond: l’auteur va s’intéresser aux sentiments les plus enfouis qu’éprouvent les personnages. Amitié, amour, jalousie, détresse, malveillance, autant de sentiments que vont connaître les personnages. L’auteur va nous faire réfléchir sur l’amour, et on va se poser un millier de questions: Est-ce dangereux d’aimer ? Peut-on aimer la même personne toute une vie ? Peut-on pardonner ? Etc…

Là encore, Eric-Emmanuel Schmitt garde une écriture pleine de poésie, ce livre se lit très rapidement. Et même si je me doutais de la tournure que prendraient les évènements, je ne m’attendais absolument pas à cette fin! Je suis séduite, et je lirai d’autres de ses romans.

  • Citations:

« Je hais l’amour. Je tiens à me révolter contre lui. Si aimer veut dire subir, ne plus s’appartenir, devenir esclave, je ne veux pas aimer. Je préfère frapper. Je préfère provoquer. »

« C’est étrange une main… Tant qu’elle se tient à distance, elle se contente de prolonger un bras, on ne la remarque pas ; en revanche, sitôt elle se pose sur notre peau, s’ensuit une métamorphose ; elle change de consistance, veloutée, ferme, calleuse, molle, moite, sèche ; elle modifie sa température, chaude, froide ou glacée ; elle acquière de la personnalité, cesse de se taire, bavarde, transmet des sentiments, l’attraction, la violence, le dégoût ; bref, elle s’arroge une bizarre indépendance, la main posée sur notre peau, elle se coupe du corps auquel elle appartient et gagne de la présence. »

A très bientôt,

Little Meggy

 

#58 Lecture – La mémoire des murs

Hello les girafons !

Dernièrement, j’ai lu un livre d’une auteure que j’apprécie beaucoup, il s’agit de La mémoire des murs de Tatiana de Rosnay. Et cette nouvelle lecture est loin de m’avoir déçue, malgré la note assez moyenne qu’elle a sur Livraddict.

DE ROSNAY Tatiana, La mémoire des murs. Editions Héloïse d’Ormesson, 2008 . 142 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Lorsque l’on entre quelque part, on peut s’y sentir merveilleusement bien ou, au contraire, horriblement mal. Comme si les lieux dégageaient une sensation puissante, comme si les pierres s’imprégnaient de joie ou de chagrin pour plus tard s’en décharger et les restituer.

Fraîchement divorcée, Pascaline, informaticienne de quarante ans, vient de trouver l’appartement de ses rêves. A peine installée, elle apprend que ces murs ont été témoins d’un crime. Lentement, par touches infimes, ce drame fait surgir en elle une ancienne douleur, une fragilité restée longtemps enfouie. Pour en finir avec son passé, elle se lance alors sur les traces d’un tueurs en série. Une quête obsessionnelle qui ravive ses blessures et l’amène à la lisière de la folie.

  • Mon avis:             17/20

Je dois dire que ce roman m’a beaucoup rappelé Le voisin du même auteur. On retrouve déjà la thématique du déménagement, avec un personnage qui arrive dans une nouvelle habitation et qui découvre son environnement. Mais l’histoire prend bien évidemment un tout autre tournant, je dirais presque (je dis bien presque) qu’on peut l’assimiler à un thriller psychologique. On est emporté dans cette histoire d’emménagement où Pascaline s’interroge sur ce qui a été vécu par les anciens locataires de cet appartement. Très vite, on comprend que cela vire à l’obsession, et que tout ça est en lien avec un épisode tragique de sa vie dont elle n’a pas fait le deuil. J’ai adoré tout le cheminement que fait Pascaline dans sa tête, et les révélations qui sont faites au fur et à mesure. Et plus on avance, plus on ressent une tension et plus on est troublé par les pensées de Pascaline.

La plume de Tatiana de Rosnay est une fois de plus fluide et addictive. Ce petit livre se lit très vite, et la fin… elle m’a laissée sans voix.

  • Citations:

« Mais il n’y a pas de mots pour désigner une femme qui a perdu un enfant. Orpheline, pour celle qui perdait ses parents. Mais dans l’autre sens, ça ne marchait pas. Le terme n’existait pas. Pourtant, dans la vie, ça existait. »

« J’ai fini par constater une chose bizarre. Au bureau, je me sentais bien. Ni frissons, ni nausée. Le vertige me prenait dès que j’arrivais chez moi. Je refusais de croire que c’était lié à mon appartement. Cet appartement, c’était mon nouveau départ. Ma nouvelle chance. Rien ne pouvait les gâcher. Alors je faisais avec. »

Quels livres de Tatiana de Rosnay avez-vous lu ?

A très bientôt,

Little Meggy

#42 lecture – Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Hello les girafons !

J’ai un peu déserté le blog ces derniers temps et je n’ai pourtant pas de raisons valables. Simplement, je n’en avais pas l’envie, ni la motivation.

Mais aujourd’hui je reviens, car je veux absolument de vous parler de l’une de mes lectures:

LEE Harper, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur. Editions de Fallois, 2005. 346 pages. 

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  • Résumé (livraddict):

Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort.

  • Mon avis:          19/20

Ce fut une superbe lecture. A travers les yeux de Scout, petite fille curieuse et pleine de malice, on découvre son quotidien dans une amérique où la ségrégation est de mise. Mais c’est sans compter sur Atticus, le père de Scout qui est un modèle de tolérance et de justice. On retrouve les thèmes de l’enfance, de la ségrégation raciale, de la justice et l’injustice. L’histoire est très agréable à lire, et on y retrouve beaucoup de touche d’humour. J’ai plongé dans la vie de cette famille, et cette histoire nous amène vraiment à réfléchir sur tous ces thèmes qui sont encore, malheureusement, d’actualité. Je vous conseille vivement de lire cet ouvrage, un classique de la littérature américaine. A savoir qu’il existe une suite : « Va et poste une sentinelle ».

  • Citations:

 » Je voulais que tu comprennes quelque chose, que tu voies ce qu’est le vrai courage, au lieu de t’imaginer que c’est un homme avec un fusil à la main. Le courage, c’est de savoir que tu pars battu, mais d’agir quand même sans s’arrêter. Tu gagnes rarement mais cela peut arriver. »

« Jusqu’au jour où j’eus peur d’en être privée, je ne m’étais jamais rendue compte que j’aimais lire. Pense-t-on que l’on aime respirer ? »

J’espère vous avoir donné envie de lire ce roman !

A très bientôt !

Little Meggy !

 

 

#40 Lecture – Charlotte

Hello les girafons !

J’ai pris du retard sur mes chroniques de lecture. Aujourd’hui je vais vous parler d’une biographie de Charlotte Salomon écrite par David Foenkinos.

FOENKINOS David, Charlotte. Editions Gallimard, 2014. 224 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d’une œuvre picturale autobiographique d’une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : «C’est toute ma vie.» Portrait saisissant d’une femme exceptionnelle, évocation d’un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d’une quête. Celle d’un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

  • Mon avis:        19/20

Ce roman est sublime. Je n’ai pas l’habitude de lire des biographies mais celle-ci ma conquise. C’est le premier livre que je lis de cet auteur et je dois dire que la plume de David Foenkinos est unique et pleine de poésie. Le roman a d’ailleurs une forme particulière: l’auteur a écrit une phrase par ligne, et je vous laisserai découvrir le pourquoi si vous lisez le livre. A travers les pages, on ressent toute la passion et tout l’enthousiasme qu’à mis l’auteur à retrouver les traces de Charlotte. Ca se lit donc très facilement. Le récit se passe a une période sombre de l’histoire, Charlotte a une vie familiale tragique. On retrouve le thème de la mort, de l’exil, de la guerre. Il est impossible de ne pas être touché par l’histoire de cette personne. C’est une œuvre magnifique.

  • Citations:

« Tiens, quel est le mot utilisé quand on perd sa sœur ?
Il n’en existe pas, on ne dit rien.
Le dictionnaire est parfois pudique.
Comme lui-même effrayé par la douleur. »

« Il a des théories sur le rangement des livres.
Notamment celle du bon voisinage
Le livre que l’on cherche n’est pas forcément celui que l’on doit lire.
Il faut regarder celui d’à côté. « 

A très bientôt,

Little Meggy