#86 Lecture – Fahrenheit 451

Hello les girafons !

J’ai enfin lu un livre qui me tentait depuis très longtemps alors que ce n’est pas mon genre de prédilection: il s’agit d’un classique de la science fiction, j’ai nommé Fahrenheit 451 !

BRADBURY Ray, Fahrenheit 451. Editions Folio SF, 2000. 213 pages.

fahrenheit 451

  • Résumé (4ème de couverture):

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

  • Mon avis:        16/20

Quelle distopie ! On plonge dans une société où tous les livres et les auteurs sont censurés. Les pensées sont dictées par la télévision, laissant presqu’aucun libre-arbitre à la population. Beaucoup de scènes m’ont mis hors de moi (ATTENTION SPOIL à surligner), notamment quand on apprend que c’est la femme de Montag qui a dénoncé son propre mari aux autorités pour avoir possédé des livres… J’ai trouvé assez fou que je le travail des pompiers soit de mettre le feu pour brûler tous les livres. Un passage m’a fait sourire car le narrateur se demande, si dans le passé, le travail des pompiers n’était pas d’éteindre le feu. Ce livre nous fait prendre conscience que la garantie de nos libertés est un combat permanent et qu’il faut se rappeler de l’histoire pour ne pas reproduire les même erreurs. Les médias omniprésents dans cette société sont très largement critiqués, dictant les « bonnes » conduites à la population sans leur laisser la possibilité de réfléchir et de débattre. Heureusement, la fin nous laisse un peu d’espoir, sinon la lecture serait vraiment très pesante.

L’auteur utilisé beaucoup de métaphores, mais cela se lit très facilement. De plus, le roman étant assez court donc on a pas le temps de s’ennuyer.

Ce livre nous fait beaucoup réfléchir, et est tristement plus d’actualité que jamais. si vous avez aimé 1984 ou Ravages, vous devrez aimer ce livre !

 

  • Citations

« Ce n’est pas ma conception de la sociabilité. on n’a là que des entonnoirs dans lesquels on verse de l’eau dont on voudrait vous faire croire que c’est du vin quand elle ressort par le petit bout. On nous abrutit tellement qu’à la fin de la journée on n’a plus qu’une envie: se coucher ou aller dans un parc d’Attractions bousculer les gens, casser des carreaux à l’Eclateur de vitres ou démolir des bagnoles à l’Ecrabouilleur de voitures avec la grosse boule en acier. »

« Après tout, on vit à l’époque du kleenex. On fait avec les gens comme avec les mouchoirs, on froisse après usage, on jette, on en prend un autre, on se mouche, on froisse, on jette. »

Et vous, avez-vous lu ce livre ?

A très bientôt,

Little Meggy

 

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# 45 Lecture- Les fiancés de l’hiver

Hello les girafons !

En cette journée glaciale, je vous présente un livre qui rentre à 100% dans le thème de l’hiver. Oui, j’ai succombé à la tentation de lire la saga la Passe-miroir écrit par Christelle Dabos.

DABOS Christelle, La passe-miroir, tome 1: Les fiancés de l’hiver. Editions Gallimard-jeunesse, collection pôle fiction. 567 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

« Sous ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers: elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons, la jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-telle été choisie ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel. »

  • Mon avis:        19/20

La saga La passe-miroir est une série de livres fantaisie-jeunesse. Or, lorsque l’on plonge dans cet univers riche tant au niveau du fond que de la forme, on oublie totalement que le public visé est adolescent. En effet, la plume de l’auteur est incroyablement bien fournie. On entre dans cet univers magique, où les descriptions nous permettent de visualiser ce monde imaginaire à la perfection, la fantaisie n’étant pourtant pas mon genre de prédilection. L’écriture est très addictive. Les chapitres portent le nom de l’élément principal qui va constituer l’histoire, et s’enchainent rapidement.

On rencontre de nombreux personnages. Nous avons d’abord Ophélie, qui de par sa maladresse et son innocence est très attachante. Le personnage de Thorn, son fiancé, bien que beaucoup plus rustre est, je trouve, tout aussi attachant. Et tous les personnages autour, aussi bien « les gentils » que « les méchants », sont à leur manière touchants. Il n’y a pas un personnage que j’ai détesté, chacun à son caractère et ils apportent tous un plus à l’histoire. Je vais peut-être hérissé le poil de certains, mais pour moi, cet univers vaut bien mieux que celui d’Harry Potter !

Ayant acheté le tome 1 en format poche, je vais devoir attendre la sortie du tome 2 dans le même format, qui est a priori prévu que pour aout 2017… Soit je patiente, soit j’achète la totalité de la série en grand format. Le tome 3 est écrit et est actuellement en correction chez l’éditeur.

  • Citations:

« Ophélie se sentie honteuse d’être entrée dans cette chapelle sans une seule pensée pour la femme qui reposait au fond du cercueil. Oublier les morts, c’était comme les tuer une seconde fois. « 

« Résignée ? Pour être résignée, il faut accepter une situation, et pour accepter une situation, il faut comprendre le pourquoi du comment. Ophélie, elle, ne comprenait rien à rien. Quelques heures auparavant, elle ne se savait pas encore fiancée. Elle avait l’impression d’aller au-devant d’un précipice, de ne plus s’appartenir du tout. Quand elle risquait une pensée vers l’avenir, c’était l’inconnu à perte de vue. Abasourdie, incrédule, prise de vertiges, ça oui, elle l’était, comme un patient à qui l’on vient de diagnostiquer une maladie incurable. Mais elle n’était pas résignée. »

Si vous avez peur de vous lancer dans cette saga parce que l’on a trop parlé d’elle, n’ayez pas peur. Elle vaut largement son succès !

 

A très bientôt !

Little Meggy

 

 

 

 

 

 

 

 

#38 Lecture – No et moi

Hello les girafons !

Aujourd’hui, c’est un coup de cœur que je vous présente ! Il s’agit du premier livre de Delphine de Vighan que je lis: No et moi. Cela faisait des années que je voulais le lire, mais pour une raison obscure, quelques choses m’en empêchait. Mais cette année, j’ai sauté le pas. Et je n’ai pas été déçue.

DE VIGHAN Delphine, No et moi. Editions Le livre de poche, 2008. 250 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d’amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu’au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu’elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l’errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Mais nul n’est à l’abri…

  • Mon avis:             ♥♥♥    20/20      ♥♥♥

Ce livre est un coup de cœur. Tout d’abord les sujets abordés sont extrêmement bien traités. On retrouve le thème de l’adolescence, des sans-abris, de la solitude, mais aussi de l’amitié. Et l’auteur nous entraine dans ce monde de pauvreté avec une écriture fluide. Elle n’en fait pas trop. A travers Lou, jeune adolescente naïve mais avec la volonté de comprendre le monde, on va faire la connaissance de Nolwenn, jeune femme à la rue. Lou va tout entreprendre pour aider cette jeune femme, et une amitié va naitre. Elles sont toute les deux très touchantes et attachantes. Il y a de très jolis passages dans ce roman qui nous font réfléchir sur tous ces thèmes. Je ne me pose qu’une seule question: Pourquoi ai-je attendu tant de temps avant de lire ce roman ?

  • Citations

« Les choses sont toujours plus compliquées qui y paraît. Les choses sont ce qu’elles sont, et il y en a beaucoup contre lesquelles on ne peut rien. Voilà sans doute ce qu’il faut admettre pour devenir adulte. »

« Dans les livres il  y a des chapitres pour bien séparer les moments, pour montrer que le temps passe ou que la situation évolue, et même parfois des parties avec des titres chargés de promesse, La rencontre, L’espoir, La chute, comme des tableaux. Mais dans la vie, il n’y a rien, pas de titre, pas de pancarte, pas de panneau, rien qui indique attention danger, éboulements fréquents ou désillusion imminente. Dans la vie on est seul avec son costume, et tant pis s’il est tout déchiré.

Quel autre roman de Delphine de Vighan me conseillez-vous ?

A très bientôt,

Little Meggy