#173 Lecture – Cette nuit-là

Hello les girafons !

Je vous avez parlé d’un roman qui avait été un coup de cœur, et j’ai découvert par hasard à la bibliothèque qu’il avait une suite. Attention c’est un tome 2, le résumé en lui-même contient des spoil du 1er tome !

HISLOP Victoria, Cette nuit-là. Editions Les Escales, 2021. 292 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

Le 25 août 1957, la colonie de lépreux de l’île de Spinalonga ferme ses portes. Maria retourne à Plaka, en Crète, avec son mari, le docteur Kyritsis. Mais alors que la soirée de célébration pour fêter leur retour bat son plein, sa soeur Anna est assassinée par Andreas, son mari, lorsqu’il découvre qu’elle a pour amant son cousin Manolis.
Ce drame aura des effets dévastateurs pour toute la communauté de Plaka. Manolis quitte la Crète pour la Grèce ; loin de son île, il s’efforce de se reconstruire. Andreas tente d’expier son crime en prison. Maria, quant à elle, choisit le chemin du pardon en rendant visite à Andreas. C’est ce drame qui révélera finalement Manolis, Maria et Andreas à eux-mêmes.

– Mon avis: 20/20

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé l’univers créé par l’auteure dans l’île des Oubliés. J’avais été conquise par le 1er tome où l’aspect historique m’avait plu. Dans ce 2eme tome, j’ai trouvé que la richesse des informations historiques était moindre, l’histoire étant plus accès sur le devenir d’Andreas, de Manolis et de Maria. Les thèmes du deuil et du pardon vont être au centre du roman. La plume de l’auteure est toujours aussi agréable, j’ai enchaîné les pages sans m’en rendre compte. Je comprend les personnes qui pensent que ce tome n’était pas indispensable mais j’ai cependant beaucoup aimé pouvoir retrouver une dernière fois cette famille frappée par les drames.

Citations:

« Les coeurs étaient pareils à de jolis bibelots. Et elle en savait quelque chose, elle qui collectionnait des centaines de figurines en porcelaine. Lorsque celles-ci se retrouvaient en miettes, on pouvait toujoursu les recoller, toutefois, même si l’on était d’une grande adresse, les fines lignes de fonction entre les morceaux restaient à jamais visibles. »

« Ça ne suffit pas de penser aux gens, répondit-elle à Nikos, qui espérait qu’elle ne reprendrait pas ses visites à Neapoli. Il faut leur montrer qu’on pense à eux. »

A très bientôt !

Little Meggy !

#172 Lecture – Mademoiselle Papillon

Hello les girafons !

Pour mon anniversaire, mon mari m’a offert un abonnement à Audible, et le premier livre que j’ai choisi est le suivant:

CARYN Alia, Mademoiselle Papillon. Edtions Lizzie (audiobook), 2021. 444 minutes.

  • Résumé (livraddict):

Gabrielle, 30 ans, infirmière, s’occupe de grands prématurés dans un service de néonatologie intensive. L’univers de la jeune femme s’est réduit aux quelques mètres carrés de sa salle, la salle 79, où elle glisse lentement dans l’indifférence, lorsqu’elle découvre l’histoire de Mademoiselle Papillon.
En 1920, dans une France ravagée par la Première Guerre mondiale, cette infirmière de la Croix-Rouge est envoyée au dispensaire de Vraignes-en-Vermandois. Alors qu’elle tente de mener à bien sa mission, la vision des enfants qui succombent dans la rue l’obsède. Une ambition se forme et prend bientôt toute la place : elle doit bâtir une maison pour les protéger. Lorsqu’elle franchit le seuil de la sublime abbaye de Valloires, Mademoiselle Papillon est convaincue d’approcher son rêve.

  • Mon avis: 20/20

Petit coup de cœur pour ce roman ! Le sujet m’a de suite interpelé: on va suivre Gabrielle, infirmière au bord du burn out qui peine à trouver un sens à ce qu’elle fait. L’auteure décrit avec justesse des sentiments qui ont fait écho à ma propre expérience d’infirmière. Ce personnage m’a donc touché, tout comme le personnage de Thérèse Papillon, qui a réellement existé, et qui a recueilli au sein de son orphelinat des enfants juifs pour les sauver de la déportation. On est donc dans une biographie romancée, et c’est passionnant ! On sent que l’auteure s’est très bien documentée, aussi bien sur la vie de Mademoiselle Papillon que sur le métier d’infirmière en néonatologie. Il y a donc une double temporalité: les chapitres sont alternés entre l’histoire de Gabrielle et l’histoire du manuscrit de la mère de Gabrielle, qui raconte la vie de Thérèse Papillon, accompagné de son carnet de bord. La version audio du roman est très agréable à écouter, 2 autrices différentes se charge chacune de lire un personnage.

Je ne peux que vous recommander ce roman , et il est certain que je vais me pencher sérieusement sur les autres romans de cette auteure !

  • Citations:

« Le conflit des hommes nous a laissé une chance à nous les femmes. Pour la première fois, nous pouvons porter seules nos ambitions. En nous privant des hommes, la guerre nous a pourvues d’un droit d’initiative, d’une détermination nouvelle, d’une liberté inespérée. »

« Tant de fois, je n’ai pu qu’être cette infirmière inutile, tant de fois, je n’ai pu que poser une main sur une épaule et sourire comme si tout allait bien. Finalement, c’est tout ce que l’on a besoin de savoir à quelques secondes de mourir. Que tout va bien. »

A très bientôt,

Little Meggy

#171 Lecture – Phobos, Tome 1

Hello les girafons !

Je vous présente un livre, qui traine dans ma bibliothèque depuis presque 6 ans ! C’est le tome 1 d’une saga Young Adult qui a beaucoup fait parler d’elle à sa sortie.

DIXEN Victor, Phobos Tome 1.Editions France Loisirs, 2016. 429 pages.

  • Résumé: (4ème de couverture):

Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour.

  • Mon avis: 17/20

Je lis très peu de science-fiction, mais ici le speech de départ me plaisait et je trouvais cela très original, et je me suis dit qu’en lisant de Young Adult ça devrait se lire tout seul ! Et ça a été le cas ! Alors je dois tout de même dire qu’il m’a fallut de nombreuses pages pour être bien dans ma lecture. J’ai, au début, été perturbé par l’alternance des narrateurs au fil des « chapitres ». Et je persiste à penser qu’il y a trop de points de vue différents, ce qui est, à mon sens, une solution de facilité. On va parfois être à la 1ère personne en suivant Léonor (chapitres nommés « champ »), parfois, à la 3ème personne en suivant Serena la responsable du programme Genesis (chapitres nommés « Contrechamp »), mais aussi Andrew, jeune étudiant (chapitres « hors-champ ») et parfois, ça sera le point de vue de la chaîne Genesis. Alors certes ça permet de lancer des intrigues secondaires, mais je trouve cela un peu trop « facile ». Il y a donc en toile de fond la télé-réalité avec la rencontre quotidienne entre une fille et un garçon du programme, mais il y a aussi des intrigues qui vont se mêler, car vous vous doutez qu’un tel programme ne peut cacher un gros scandale ! J’ai apprécié le fait que l’on retrouve des schémas du vaisseau spatial ou encore des tableaux du classement des prétendants. Une fois rentrée dans l’histoire, ça a été une lecture très prenante, et la fin nous laisse sur un gros suspense qui ne peut que nous donner envie de lire la suite !

  • Citations:

« Les vieux sont des jeunes pour qui tout a été trop vite. »

« La monstruosité est dans l’œil de celui qui regarde… »

A très bientôt,

Little Meggy

#170 Lecture – Bienvenue dans un monde positif

Hello les girafons !

Merci à Babelio et aux éditions Massot pour l’envoi de ce livre ! Un peu de positif ne peut faire que du bien par les temps qui courent !

CHENEBAULT Christophe, Bienvenue dans un monde positif. Editions Massot, 2021. 271 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

« D’une manière douce, nous pouvons secouer le monde » nous suggérait Gandhi. C’est ce que ce livre passionnant nous rappelle. Il est en effet grand temps de prendre les bonnes nouvelles au sérieux, car partout sur la Terre, une multitude d’initiatives positives sont à l’œuvre, et forment pas à pas une révolution silencieuse. Des collectifs, des gouvernements, des organisations, des citoyens nous interpellent, inventent une nouvelle société et créent un nouveau patrimoine commun de l’humanité. L’auteur nous invite à faire un tour de ces incroyables graines de changement. Nature, société, environnement, transport, alimentation, énergie, bien-être, animaux, éducation… ce livre en trace la route à travers 100 histoires qui se déroulent en ce moment sur notre belle planète. Un réel condensé d’espoir à lire sans modération.

  • Mon avis: 16/20

A travers 13 thèmes, l’auteur va nous informer sur 100 faits qui font évoluer le monde positivement. Quand l’actualité est faite de guerre, de pandémie et de nouvelles les plus attristantes les unes que les autres, c’est une bouffée d’espoir que de lire ce livre ! Il ne s’agit pas d’oublier toutes les tragédies de ce monde, mais de mettre l’accent sur ce qui avance pour faire progresser le monde. L’auteur, en 2-3 pages présente des initiatives qui font, ou vont faire avancer le monde. Saviez-vous que le Costa Rica produit quasiment 100% de son électricité grâce aux énergies renouvelables ? Que l’on sait même recycler les déchets plastique en carburant ? On peut s’inspirer de ce livre pour agir à notre échelle: utiliser le moteur de recherche Ecosia qui reverse ses bénéfices pour la plantation des arbres (et qui en plus ne revend pas nos données personnelles!) Alors bien sûr, il ne s’agit pas de se voiler la face, le monde va mal, c’est sûr, mais n’aurait-on pas les solutions pour le rendre meilleur ? Cela ne serait-il pas qu’une histoire d’argent ?… Bref, avec ce livre vous apprendrez des choses et vous retrouverez peut-être un peu d’espoir !

  • Citations:

« Elle utilisera un procédé ultramoderne de transformation du plastique en combustible et recyclera de manière durable les déchets qui ont atteint leur fin de vie, y compris les objets difficilement recyclable comme les films plastique, les emballages souples, le polystyrène expansé et les jouets en plastique. »

« Le Bhoutan est le seul pays au monde à avoir inscrit le bonheur de ses 765 000 habitants au coeur des politiques publiques. Ainsi aucun projet, aucune loi ne peut être adoptée sans l’accord de la Commission du bonheur national brut. »

#169 Lecture – Dans le jardin de l’ogre

Hello les girafons !

Ma dernière lecture est le 1er roman de Leïla Slimani. J’avais lu son 2ème roman, Chanson douce pour lequel elle avait gagné le prix Goncourt en 2016.

SLIMANI Leïla, Dans le jardin de l’ogre. Editions Gallimard, 2014. 215 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

«Une semaine qu’elle tient. Une semaine qu’elle n’a pas cédé. Adèle a été sage. En quatre jours, elle a couru trente-deux kilomètres. Elle est allée de Pigalle aux Champs-Élysées, du musée d’Orsay à Bercy. Elle a couru le matin sur les quais déserts. La nuit, sur le boulevard Rochechouart et la place de Clichy. Elle n’a pas bu d’alcool et elle s’est couchée tôt. Mais cette nuit, elle en a rêvé et n’a pas pu se rendormir. Un rêve moite, interminable, qui s’est introduit en elle comme un souffle d’air chaud. Adèle ne peut plus penser qu’à ça. Elle se lève, boit un café très fort dans la maison endormie. Debout dans la cuisine, elle se balance d’un pied sur l’autre. Elle fume une cigarette. Sous la douche, elle a envie de se griffer, de se déchirer le corps en deux. Elle cogne son front contre le mur. Elle veut qu’on la saisisse, qu’on lui brise le crâne contre la vitre. Dès qu’elle ferme les yeux, elle entend les bruits, les soupirs, les hurlements, les coups. Un homme nu qui halète, une femme qui jouit. Elle voudrait n’être qu’un objet au milieu d’une horde, être dévorée, sucée, avalée tout entière. Qu’on lui pince les seins, qu’on lui morde le ventre. Elle veut être une poupée dans le jardin de l’ogre.»

  • Mon avis: 15/20

Cette lecture a été troublante, parfois gênante. Cette lecture n’est pas à mettre entre toutes les mains. Avec une plume très crue et incisive, l’auteure va nous décrire le quotidien bien sombre d’une jeune maman, qui est accroc au sexe. Cette femme, est en souffrance, piégée dans la spirale infernale de la dépendance. Et je n’ai pas réussi à m’attacher à elle, ni à son mari. Ils sont enfermés dans les mensonges, leur relation n’est vraiment pas saine. La fin quant à elle, me laisse un petit goût d’inachevé. Je ne suis pas fan des fins ouvertes qui n’offre pas de réponse à toutes les interrogations que l’on peut se poser en tant que lecteur. Par contre, il faut reconnaître que le roman se dévore, les chapitres s’enchaînent rapidement. C’est une lecture qui me marquera de part son sujet peu commun, mais qu’il faut adresser à un public averti !

  • Citations:

« Elle compris très vite que le désir n’avait pas d’importance. Elle n’avait pas envie des hommes qu’elle approchait. Ce n’est pas à la chair qu’elle aspirait, mais à la situation. Être prise. Observer le masque des hommes qui jouissent. Se remplir. Goûter une salive. »

« Adèle a fait un enfant pour la même raison qu’elle s’est mariée. Pour appartenir au monde et se protéger de toute différence avec les autres. En devenant épouse et mère, elle s’est nimbée d’une aura de respectabilité que personne ne peut lui enlever. Elle s’est construite un refuge pour les soirs d’angoisse et un repli confortable pour les jours de débauche. »

A très bientôt,

Little Meggy

#168 Lecture – Americanah

Hello les girafons !

Cela faisait un moment que ce roman trainait dans ma PAL, et il en est enfin sorti !

NGOZI ADICHIE Chimamanda, Americanah. Editions Folio, 2016. 685 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

« En descendant de l’avion à Lagos, j’ai eu l’impression d’avoir cessé d’être noire. »
Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique, qui compte bien la rejoindre. Mais comment rester soi lorsqu’on change de pays, et lorsque la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés ?

  • Mon avis: 16/20

Dans ce roman divisé en 7 parties, nous allons voyager entre l’Amérique, l’Angleterre et le Nigéria. J’ai d’abord eu quelques doutes au début de ma lecture: comment l’auteure allait-elle réussir à me tenir sur presque 700 pages ? Et bien, elle a pourtant réussi. Chimamanda Ngozi Adichie est douée pour la narration, il n’y a aucun doute la dessus. J’ai été transporté aussi bien en Amérique, qu’au Nigéria, pays que je ne connais pourtant que par des images. Mais j’étais avec Ifemelu comme si j’étais témoin de sa vie. De nombreux thèmes sont abordés, avec toujours une pointe d’humour: l’immigration, les inégalités liés aux origines, la pauvreté, la politique, etc… J’ai eu quelques petits passages avec des petites pertes d’intérêt, mais cela ne m’a pas gêné outre mesure. Je recommande cette lecture, que je trouve très enrichissante !

  • Citations:

« Elle ressentait le besoin de montrer son désaccord. En se distinguant ainsi des autres, peut-être serait-elle moins la personne qu’elle craignait être. »

« Il était étonné qu’elle ne regrette pas tout ce qu’elle aurait pu être. Était-ce un trait de caractère inhérent aux femmes, ou avaient-elles appris à dissimuler leurs regrets personnels, à mettre entre parenthèses le cours de leur existences, à dédier leurs vies aux seuls soins des enfants ? »

A très bientôt,

Little Meggy

#166 Lecture – Parker Pyne enquête

Hello les girafons !

J’essaye de lire au moins un roman d’Agatha Christie par an, et voilà qui est chose faite pour cette année.

CHRISTIE Agatha, Parker Pyne enquête. Editions Le live de Poche, 2018. 317 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

« Heureux(se) ? Sinon, venez consulter Mr Parker Pyne. 17 Richmond Street. » Cette annonce parue dans le Times attire bien des clients, un peu incrédules mais sans aucun doute malheureux. Aux quatre coins du monde, à Delphes, Chiraz ou Londres, Parker Pyne, professeur de bonheur, s’engage à vous faire retrouver l’amour et la joie de vivre. Vous pouvez être sûr(e) qu’il mettra en œuvre tous les moyens nécessaires, y compris les plus abracadabrants, pour y parvenir…

  • Mon avis: 16/20

Comme vous l’aurez sans doute compris au résumé, ce roman d’Agatha Christie ne met ni en scène Hercule Poirot ni Miss Marple. C’est un recueil de 14 nouvelles où parfois malgré lui, Mr Parker Pyne va proposer ses services pour le moins originaux pour rendre ses clients heureux. Contrairement à ce que nous a habitué la reine du crime, on ne retrouve pas de cadavre dans toutes les nouvelles. Les nouvelles sont très courtes, mais étant donné que l’on retrouve toujours le même personnage principal, ce n’est pas gênant. Il va d’abord travailler depuis son bureau où il n’hésite pas à faire appel à des collaborateurs, puis lors de ses voyages, il va travailler malgré lui.

J’ai beaucoup aimé ce livre, même si je n’ai pas accroché à toutes les nouvelles. Les mini-enquêtes sont bien rythmées, c’est plaisant à lire. On retrouve beaucoup d’humour et de malice dans le personnage de Parker Pyne. C’est un recueil de nouvelles très agréable à lire et que je vous recommande.

  • Citations:

« Quand la vie vous joue des tours et que l’on traverse une crise, la meilleure solution consiste encore à faire bonne figure et à bluffer. »

« Aucune femme n’aime avoir une existence sentimentale trop simple ! »

Je serai curieuse de savoir quel est votre roman préféré d’Agatha Christie ?

A très bientôt,

Little Meggy

#165 Lecture – Se le dire enfin

Hello les girafons !

Voici ma dernière lecture, c’est le 4ème roman que je lis de cette auteure.

LEDIG Agnès, Se le dire enfin. Editions Flammarion, 2020. 432 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

De retour de vacances, sur le parvis d’une gare, Edouard laisse derrière lui sa femme et sa valise. Un départ sans préméditation. Une vieille romancière anglaise en est le déclic, la forêt de Brocéliande le refuge. Là, dans une chambre d’hôtes environnée d’arbres centenaires, encore hagard de son geste insensé, il va rencontrer Gaëlle la douce, son fils Gauvain, enfermé dans le silence d’un terrible secret, Raymond et ses mots anciens, Adèle, jeune femme aussi mystérieuse qu’une légende. Et Platon, un chat philosophe. Qui sont ces êtres curieux et attachants ? Et lui, qui est-il vraiment ? S’il cherche dans cette nature puissante les raisons de son départ, il va surtout y retrouver sa raison d’être.

  • Mon avis: 15/20

Trois romans lus d’Agnès Ledig, trois coups de cœur. J’en attendais donc beaucoup de cette nouvelle lecture. Et la magie n’a pas opéré. En tout cas pas autant qu’avec mes précédentes lectures.

J’ai beaucoup aimé le décors planté par l’auteure: on est vraiment plongé au cœur de la forêt de Brocéliande où Edouard va se lier d’amitié à des personnages touchants. A ce récit va se mêler les histoires des autres personnages, et on va ainsi suivre et découvrir leur destin. Ce roman nous rappelle qu’il est important de prendre le temps de s’écouter, de prendre le temps de vivre. La plume d’Agnès Ledig est fluide, presque poétique par moment, c’est un roman qui prend son temps. J’ai tout de même trouvé qu’il y avait parfois trop de longueurs et qu’on n’avançait pas assez vite dans l’histoire, chose que je n’avais pas du tout ressenti dans les autres romans que j’ai lu de l’auteure. Je n’étais pas « pressée » de retourner à ma lecture, sauf sur la dernière partie de l’histoire où j’ai dévoré le roman. J’ai adoré les petits passages où Platon, le chat du gîte, prend la narration. Cela ajoute des petites touches d’humour.

C’était une chouette lecture, mais c’est loin d’être un coup de cœur et elle ne m’a pas bouleversé comme j’ai pu l’être dans « Juste avant le bonheur« .

  • Citations:

« L’adolescence est une période où le mensonge est un allié indispensable à la découverte du monde et sans lequel peu d’éclosions seraient possibles. »

« Pourquoi faut-il toujours réfléchir au drame hypothétique quand sur l’instant ne se pose que la question de la joie ? »

A très bientôt,

Little Meggy

#164 Lecture – Moi, ton père

Grâce à Babelio, j’ai pu découvrir un recueil de poèmes. Je vous le présente donc:

WOLFSON Adi, Moi, ton père. Editions Stellamaris, 2021. 99 pages.

– Resumé (4eme de couverture):

Le recueil “Moi, ton père” a été rédigé pendant une période de grande confusion et de peine profonde lorsque l’auteur apprend que son enfant qu’il considérait comme sa fille est en fait son fils. Cette révélation difficile à assimiler va nécessiter beaucoup de temps, d’écoute, d’amour, de persévérance et de rapprochement entre le père et le fils. Les poèmes témoignent des étapes de cette révélation avec une précision minutieuse et franche, avec la sagesse du cœur et, non moins important, en temps réel. Les premiers poèmes ont été écrits six mois environ avant que son fils transgenre ne sorte du placard et les autres durant les quatre mois suivants. Rédigés au cœur de la tempête ils nous permettent, en beauté et en profondeur, de saisir le lien existant entre le père et son fils que seule la poésie est capable de transmettre.

– Mon avis: 16/20

Merci aux éditions Stellamaris’et à Babelio pour l’envoi de ce livre ! Je ne suis pas du tout experte en poésie, mais j’aime de temps en temps lire un recueil. Moi, ton père est un recueil de poèmes écrits en prose. De juillet 2017 à mars 2018, l’auteur va décrire son ressenti face à la transformation de sa fille en garçon. Ce type de poèmes m’a beaucoup fait penser au recueil de poèmes Lait et miel de Rupi Kaur, mais sur un autre sujet.

J’ai déjà lu des romans sur le sujet de la transexualité dont Point cardinal de Leonor DE RÉCONDO et il est intéressant de continuer de découvrir le sujet avec un autre genre littéraire. Les poèmes ont su me toucher, on découvre à travers eux l’amour qu’un père porte à son enfant malgré les grands bouleversements qui arrivent dans cette famille. L’auteur étant israélien, on imagine facilement que ce sujet doit être tabou dans cette région du monde. C’est courageux, et je pense, un grand acte d’amour d’oser dévoiler comme cela ses émotions.

Si le sujet vous intéresse, je vous recommande ce recueil de poèmes que j’ai trouvé touchant.

Citations:

« Non, ne me dites pas

qu’il s’agit d’une épreuve,

et n’appelez pas cela

une leçon,

un test,

ou un défi.

C’est la vie. »

À très bientôt,

Little Meggy

#163 Lecture – Au petit bonheur la chance !

Hello les girafons !

Je vous présente un roman d’Aurélie Valognes, le 3ème que je lis de cette auteure.

VALOGNES Aurélie, Au petit bonheur la chance !. Editions Mazarine, 2018. 325 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non plus. Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un cœur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot.
Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s’étonne de tout –, Lucette et Jean vont s’apprivoiser en attendant le retour de la mère du petit garçon. Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie.

  • Mon avis: 16/20

Aurélie Valognes nous emmène dans les années 60/70, et j’ai vraiment été en immersion dans cette époque que je n’ai pourtant pas connu. Elle nous décrit très bien l’arrivée du confort moderne (télévisions, réfrigérateurs, etc…) et j’ai vraiment plongé dans toute cette ambiance très facilement (d’autant plus qu’une grande partie du roman se passe en Normandie).

Jean va donc être élevé par sa Mémé Lucette, se recréer son petit monde, dans l’attente et l’espoir du retour de sa mère. Jusqu’au jour où tout bouscule à nouveau… Jean est touchant, ses réflexions d’enfant sont amusantes. La tendresse entre la petit garçon et sa grand-mère est touchante. Ce n’est pas pour autant un roman léger: même s’il fait beaucoup sourire, il est tout autant bouleversant. Il nous interroge sur les relations parents/enfants/grands-parents. L’écriture d’Aurélie Valognes est toujours aussi fluide, et les chapitres sont bien rythmés. Je dois cependant noter que le ton enfantin choisi par l’autrice par parfois un peu dérangé.

Je vous recommande ce roman, qui est pour le moment, celui que j’ai préféré parmi ceux que j’ai lu.

  • Citations:

« Ce que l’on garde en mémoire n’est pas toujours fidèle à la réalité. On le façonne, il nous modèle à son tour et conditionne qui nous devenons. »

« – On ne choisit pas les surprises de la vie, mon petit. On fait avec, et souvent, c’est pour le meilleur.
– C’est ça la foi, Mémé ?
– Non, ça, c’est la vie. »

A très bientôt,

Little Meggy