#70 Lecture – Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers

Hello les girafons !

C’est une petite pépite de la littérature jeunesse que je viens vous présenter: j’en avais énormément entendu parler sur YouTube et les blogs, et je comprends aujourd’hui pourquoi ce livre a tant plu !

ALIRE SAENZ Benjamin, Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers. Edition PKJ, 2015. 359 pages

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  • Résumé (4ème de couverture):

Ari, quinze ans, est u adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n’ont à priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais… C’est donc l’un avec l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l’univers.

  • Mon avis:      20/20

Ce livre mérite tout l’engouement qu’il a eu sur les blogs et Booktube. C’est une petite pépite. Alors certes c’est un roman jeunesse, donc l’écriture est simple et comporte beaucoup de dialogues. Mais l’écriture a ce petit quelque chose qui est presque poétique et les sujets abordés n’en sont pas moins sérieux. L’histoire de ces deux garçons est bouleversante: à travers leur adolescence, plusieurs thèmes sont abordés dont celui des tabous, des relations parents-adolescents, de l’homosexualité, de l’amitié et de la violence. Et ces thèmes sont tellement bien traités que j’en ai été ému jusqu’aux larmes. Les personnages (aussi bien les principaux que les secondaires) sont tellement touchants, qu’on a l’impression de vivre avec eux tous les évènements. C’est la première fois dans la littérature jeunesse que je vois que les personnages n’ont pas peur de dire qu’ils aiment leurs parents et qu’ils sont même nécessaires à leur développement. Et ce point m’a énormément plu et touché. Ce roman est à mettre entre toutes les mains des adolescent(e)s et peut-être même des parents d’adolescents, pour les aider à comprendre toutes les difficultés liées à cette période de la vie.

  • Citations:

« Le problème, c’est que ma vie était l’idée de quelqu’un d’autre. »

« Un autre secret de l’univers : parfois, la douleur est comme une tempête venue de nulle part. La matinée la plus ensoleillée peut se conclure par un orage. Par des éclairs et du tonnerre. « 

A priori, d’après ce que j’ai pu lire, une suite est prévue à ce roman.

A très bientôt,

Little Meggy

 

#69 Lecture – Ravage

Hello les girafons !

Je vous présente ma dernière lecture: Ravage de René Barjavel. Il s’agit d’un roman de science fiction post-apocalyptique (genre que je lis très peu!).

BARJAVEL René, Ravage. Edition folio, 1946. 311 pages.

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Résumé (4ème de couverture):

De l’autre côté de la Seine une coulée de quintessence enflammée atteint, dans les sous-sols de la caserne de Chaillot, ancien Trocadéro, le dépôt de munitions et le laboratoire de recherche des poudres. Une formidable explosion entrouvre la colline. Des pans de murs, des colonnes, des rochers, des tonnes de débris montent au-dessus du fleuve, retombent sur la foule agenouillée qui râle son adoration et sa peur, fendent les crânes, arrachent les membres, brisent les os. Un énorme bloc de terre et de ciment aplatit d’un seul coup la moitié des fidèles de la paroisse du Gros-Caillou. En haut de la Tour, un jet de flammes arrache l’ostensoir des mains du prêtre épouvanté.

  • Mon avis:    17/20

Le roman se passe en 2052. Et je pense qu’il est important lors de la lecture de garder en tête que cela a été écrit en 1943. Cela permettra de comprendre pourquoi René Barjavel était visionnaire sur certains points, et que sur d’autres, il était loin de la vérité.

En effet, j’ai adoré le monde qu’il s’était imaginé en 2052: il avait anticipé que les hommes dépendraient entièrement de l’électricité: celle-ci devient nécessaire aux déplacements, à la cuisine, à la communication, etc.. Et lorsque le monde se retrouve sans électricité, c’est le chaos qui domine. Après avoir décrit ce monde futur, l’auteur dépeint la descente aux enfers de la population, où commence à régner la loi du plus fort. C’est l’instinct de survie qui prime, il faut se battre pour trouver de l’eau et de la nourriture. L’auteur met cela tellement bien en avant que j’ai trouvé que certains passages aller un peu trop loin dans les détails, notamment lorsqu’il décrit à plusieurs reprises le dépeçage d’un cheval…

L’auteur a en revanche garder une vision de la femme très ancienne… L’auteur est très machiste, pour lui la femme est tout juste bonne à faire des enfants et le repas ! Elle n’a aucune place dans la prise des décisions, elle suit le mouvement et puis c’est tout…

Ce livre, dont j’ai beaucoup moins entendu parlé que 1984 de George Orwell est pourtant tout aussi intéressant et remarquable. Il nous amène à réfléchir à ce que pourrait devenir notre société si l’électricité nous faisait défaut. Pourrait-on vivre sans les nouvelles technologies ? Y survivrait-on ?

  • Citations:

« Il se sentait comme un voyageur abandonné nu au milieu du désert. Qu’allait-il devenir, lui qui ne se déplaçait jamais que par le secours des moteurs, qui parcourait volontiers quelques kilomètres dans sa journée, mais à qui cinq cent mètres paraissaient une distance terrifiante qu’il s’agissait de la couvrir à pied ? »

« Les hommes ont libéré les forces terribles que la nature tenait enfermées avec précaution. ils ont cru s’en rendre maîtres. Ils ont nommé cela le Progrès. c’est un progrès accéléré vers la mort. Ils emploient pendant quelque temps ces forces pour construire, puis un beau jour, parce que les hommes sont des hommes, c’est-à-dire des êtres chez qui le mal domine le bien, parce que le progrès moral de ces hommes est loin d’avoir été aussi rapide que le progrès de leur science, ils tournent celle-ci vers la destruction. »

Quel livre de René Barjavel me conseillez-vous ?

A très bientôt

Little Meggy