#81 Lecture – Songe à la douceur

Hello les girafons !

Je vous présente un roman un peu spécial dans sa forme puisqu’il est écrit en vers.

BEAUVAIS Clémentine, Songe à la douceur. Editions Sarbacane, collection Exprim’, 2016. 239 pages.

sonGe instA

 

  • Résumé (éditeur):

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il ne peut plus vivre loin d’elle. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur, c’est l’histoire de ces deux histoires d’amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans, à ce moment-là d’une vie, peuvent changer.

  • Mon avis:        15/20

Je m’attendais à avoir un coup de cœur pour ce livre mais ça n’a pas été le cas. Je suis très mitigée: j’ai trouvé la forme très originale et poétique, mais l’histoire en elle-même ne m’a pas transcendé le moins du monde. L’atout de ce livre est la plume de Clémentine Beauvais qui est pleine de poésie. Elle utilise beaucoup de comparaisons et de métaphores, on voit que chaque mot est choisi avec soin. En revanche, l’histoire en elle-même ne m’a pas emporté: on a au final une histoire d’amour assez banal où il ne se passe pas grand chose. Mais ce qui m’a le plus dérangé, c’est que l’histoire manque à mon goût d’une bouffée d’espoir. Je n’ai pas tellement accroché avec les personnages, qui je trouve, n’ont pas assez pris leur destin en main et sont restés bien trop longtemps passifs face à l’amour qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre. La narration m’a également dérangé: c’est un narrateur omniscient qui fait des commentaires sur les personnages, et je n’ai pas aimé ce procédé, que je trouve trop intrusif. La partie que j’ai peut-être la plus appréciée, c’est lorsque l’on découvre le fameux drame qui a séparé Tatiana et Eugène. En bref, c’est une lecture qui change de par sa forme mais qui n’est pas exceptionnelle dans le fond.

  • Citations:

« Le crayon se remit à s’agiter. Ce crayon –

          ce crayon peut rendre fou,

          mais il est       comment dire        compatissant.

          Il sait qu’il a une mission à remplir. Il y met du sien.

         Sans lui on se demanderait si l’autre est toujours

         au bout du fil,

         ou s’il est parti en nous laissant tout seul:

         c’est l’angoisse de l’abandon que ce crayon déjoue.

         Grâce à lui on devine, un peu par synecdoque,

 des doigts qui courent. On sait qu’il y a quelqu’un qui quelque part écrit pour nous. »

« Il a le mal du siècle qui n’est pas le sien ;
Il se sent l’héritier amer d’un spleen ancien. »

N’hésitez pas à partager, si vous aussi vous avez lu ce livre !

A très bientôt,

Little Meggy

Publicités

#70 Lecture – Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers

Hello les girafons !

C’est une petite pépite de la littérature jeunesse que je viens vous présenter: j’en avais énormément entendu parler sur YouTube et les blogs, et je comprends aujourd’hui pourquoi ce livre a tant plu !

ALIRE SAENZ Benjamin, Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers. Edition PKJ, 2015. 359 pages

aristote

  • Résumé (4ème de couverture):

Ari, quinze ans, est u adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n’ont à priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais… C’est donc l’un avec l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l’univers.

  • Mon avis:      20/20

Ce livre mérite tout l’engouement qu’il a eu sur les blogs et Booktube. C’est une petite pépite. Alors certes c’est un roman jeunesse, donc l’écriture est simple et comporte beaucoup de dialogues. Mais l’écriture a ce petit quelque chose qui est presque poétique et les sujets abordés n’en sont pas moins sérieux. L’histoire de ces deux garçons est bouleversante: à travers leur adolescence, plusieurs thèmes sont abordés dont celui des tabous, des relations parents-adolescents, de l’homosexualité, de l’amitié et de la violence. Et ces thèmes sont tellement bien traités que j’en ai été ému jusqu’aux larmes. Les personnages (aussi bien les principaux que les secondaires) sont tellement touchants, qu’on a l’impression de vivre avec eux tous les évènements. C’est la première fois dans la littérature jeunesse que je vois que les personnages n’ont pas peur de dire qu’ils aiment leurs parents et qu’ils sont même nécessaires à leur développement. Et ce point m’a énormément plu et touché. Ce roman est à mettre entre toutes les mains des adolescent(e)s et peut-être même des parents d’adolescents, pour les aider à comprendre toutes les difficultés liées à cette période de la vie.

  • Citations:

« Le problème, c’est que ma vie était l’idée de quelqu’un d’autre. »

« Un autre secret de l’univers : parfois, la douleur est comme une tempête venue de nulle part. La matinée la plus ensoleillée peut se conclure par un orage. Par des éclairs et du tonnerre. « 

A priori, d’après ce que j’ai pu lire, une suite est prévue à ce roman.

A très bientôt,

Little Meggy