#85 Lecture – Un amour au long cours

Hello les girafons !

Grâce à la Masse Critique de Babelio, j’ai pu recevoir un livre: mais cette fois-ci ma seule critique ne suffisait pas. Il fallait faire participer son conjoint à cette lecture, afin d’avoir une critiques écrites à quatre mains. Merci aux éditions Anne Carrière et à Babelio pour cette chouette expérience !

HONGRE Jean-Sébastien, Un amour au long cours. Editions Anne carrière, 2017. 194 pages

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  • Résumé (4ème de couverture):

Existe-t-il une formule magique pour qu’un couple résiste au temps qui passe, à la pression du quotidien ? Anaïs et Franck y croient, ils ont décidé de tenir bon contre vents et marée. Au fil des années, ils ont mis au point des astuces, forgé des règles de vie qu’ils ont écrites et affichées sur leur frigidaire. Ainsi est née la  » Constitution du couple  » qu’ils ont établie pour se guider et se soutenir de jour en jour. Grâce à elles, ils ont pu traverser les grandes étapes de ce voyage qu’est toute vie conjugale: la naissance et l’éducation de leurs enfants (avec ce que cela a remué en eux de leur propre passé), les relations avec la belle-famille, une activité professionnelle chronophage, l’érosion du désir et des sentiments, la tentation de l’infidélité… Leurs filles devenues grandes, Anaïs et Franck revisitent les moments clés de ce combat commun, se découvrent des zones d’ombre et engagent un dialogue risqué. Ont-ils réussi leur pari ? L’amour peut-il réellement se décider ? Suffit-il de rester ensemble pour qu’il perdure ?

  • Mon avis :     15/20

Je dois d’abord mettre en garde, car je pense que le résumé m’a trompé: je m’attendais à ce que l’auteur partage une réelle expérience de vie, qu’il fasse une sorte de bilan sur sa vie de couple et nous montre quelles leçons en retenir. Mais il n’en est rien. Tout est romancé, les personnages qui s’échangent des lettres n’ont donc jamais existé. Et ce fut là ma première déception. Ils vont revenir sur leur vie de couple et leur vie de famille, sur les articles qui ont fondé leur Constitution. Les articles sont une très bonne idée: le couple va s’appuyer dessus pour éduquer leurs filles et survivre. Mais en revanche, de très nombreux choix de vie m’ont dérangée: en effet, le couple cloisonne les tâches à une seule et même personne, l’autre n’ayant plus le droit de donner son avis: par exemple, il y a le ministère du tourisme géré par Anaïs, Franck n’a donc plus son mot à dire là dessus. Et pour moi, il s’agit là d’une conduite d’évitement: en effet il est certain que si le sujet n’est pas abordé, ils ne risquent pas d’avoir de dispute. Mais est-ce bien sain pour un couple que l’autre ne puisse pas exprimer ses envies sur un sujet ? Je ne pense pas. L’auteur ne met, à mon goût, pas assez l’accent sur la communication, qui est pour moi le point le plus important pour la réussite d’un couple. S’il existe une formule magique pour la durabilité d’un couple, l’auteur ne m’a pas donné la réponse.

Au niveau de la forme, l’échange de lettres rend le roman dynamique, ce qui permet de le lire très vite. La plume est fluide et il y a de très jolies réflexions sur la vie de couple et la vie de famille. Et même si l’on n’est pas d’accord avec ce que raconte l’auteur, c’est un livre qui amène à réfléchir et à débattre.

  • L’avis de mon mari:

Existe-t-il une formule magique pour qu’un couple résiste au temps qui passe ? C’est donc la question que se pose l’auteur dans cet ouvrage. Question rhétorique s’il en est puisque posée selon un plurium interrogationum du plus bel effet : si les couples résistent, la raison sera de l’ordre du surnaturel, du magique. Soit, acceptons, du moins temporairement, ce prémisse et les autres égrenés tout au long du résumé, et plongeons nous dans l’histoire. L’histoire, oui, puisqu’il s’agit d’un roman, et non d’un essai philosophique, ni de la retranscription fidèle d’un témoignage de couple.

Le sujet reste néanmoins intéressant et la présentation de l’histoire sous forme d’un dialogue par articles de blog interposés, à la manière d’un match de ping-pong, donne au roman un rythme agréable à lire. Nous voyons d’emblée ce couple à l’existence aisée, au terme de plusieurs années de vie commune avec tout ce que cela implique comme évènements positifs et négatifs. L’utilisation d’un support informatique par les deux protagonistes pour communiquer et faire leurs rétrospectives est une bonne idée, déjà éprouvée d’ailleurs dans certaines psychothérapies pour sa capacité à permettre la prise de recul sur une situation ou un état émotionnel donné. La contrepartie est un discours parfois trop mécanique, trop dichotomique, bref pas assez humain. Mais après tout, rappelons-le, il ne s’agit pas d’un vrai témoignage mais de la vision d’un auteur, partagé en deux personnages.

L’analogie du couple et de la vie d’un État ou d’une Nation est au cœur de ce roman. Cette approche a son originalité pour mettre en exergue les idées fortes de l’auteur sur les raisons pouvant mener un couple à durer. Comparer le couple à un microcosme, une sorte de micro-état insulaire est une bonne idée, qui mériterait d’être approfondie au-delà du simple aspect constitutionnel.

Étonnamment, puisque loin du sujet de ce roman, on sent poindre par moments une certaine aversion du système médical français. Le point d’orgue étant le diagnostic médical posé par une des filles, non médecin, sous couvert d’esprit scientifique. Mais est-ce vraiment çà, la science ? Et d’ailleurs, est-ce vraiment utile à l’histoire ? S’agit-il d’une critique masquée mais néanmoins volontaire de la part de l’auteur ? Impossible à dire à la simple lecture.

Pour conclure, « un amour au long cours » est à prendre pour ce qu’il est vraiment, et non pour ce que le résumé voudrait nous faire croire. C’est-à-dire un roman, et non « un livre dans lequel tout le monde pourra se reconnaître (…) et qui pourrait s’avérer utile » telle une fresque de la société et de l’amour du XXIe siècle. Oui, j’ai apprécié la lecture de ce vrai-faux témoignage de couple, parfois touchant, mais toujours rythmée et bien écrit. Non, je ne me reconnais pas dans cette histoire, car il ne s’agit pas là de l’expérience d’un homme et d’une femme qui est contée et analysée rétrospectivement, mais surtout objectivement ou philosophiquement pour en tirer des règles, une Constitution. Mais au contraire de deux personnages, décrits par un seul auteur, et dont les actions sont expliquées avec un parti pris sur l’amour, la société, la vie de couple. Le lecteur doit donc doit accepter les prémisses pour pouvoir s’inclure dans l’histoire.

  • Citations:

« Ce n’était pas la passion qui nous animait mais un sentiment bien moins éphémère: l’envie de construire notre destin, de mener un long et unique voyage. »

« Nos esprits se sont concentrés sur les difficultés, alors qu’il serait juste d’écrire à un moment ou un autre que, somme toute, nous avons été heureux. Oui, heureux. »

 

A très bientôt,

 

Little Meggy

 

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#81 Lecture – Songe à la douceur

Hello les girafons !

Je vous présente un roman un peu spécial dans sa forme puisqu’il est écrit en vers.

BEAUVAIS Clémentine, Songe à la douceur. Editions Sarbacane, collection Exprim’, 2016. 239 pages.

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  • Résumé (éditeur):

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il ne peut plus vivre loin d’elle. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur, c’est l’histoire de ces deux histoires d’amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans, à ce moment-là d’une vie, peuvent changer.

  • Mon avis:        15/20

Je m’attendais à avoir un coup de cœur pour ce livre mais ça n’a pas été le cas. Je suis très mitigée: j’ai trouvé la forme très originale et poétique, mais l’histoire en elle-même ne m’a pas transcendé le moins du monde. L’atout de ce livre est la plume de Clémentine Beauvais qui est pleine de poésie. Elle utilise beaucoup de comparaisons et de métaphores, on voit que chaque mot est choisi avec soin. En revanche, l’histoire en elle-même ne m’a pas emporté: on a au final une histoire d’amour assez banal où il ne se passe pas grand chose. Mais ce qui m’a le plus dérangé, c’est que l’histoire manque à mon goût d’une bouffée d’espoir. Je n’ai pas tellement accroché avec les personnages, qui je trouve, n’ont pas assez pris leur destin en main et sont restés bien trop longtemps passifs face à l’amour qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre. La narration m’a également dérangé: c’est un narrateur omniscient qui fait des commentaires sur les personnages, et je n’ai pas aimé ce procédé, que je trouve trop intrusif. La partie que j’ai peut-être la plus appréciée, c’est lorsque l’on découvre le fameux drame qui a séparé Tatiana et Eugène. En bref, c’est une lecture qui change de par sa forme mais qui n’est pas exceptionnelle dans le fond.

  • Citations:

« Le crayon se remit à s’agiter. Ce crayon –

          ce crayon peut rendre fou,

          mais il est       comment dire        compatissant.

          Il sait qu’il a une mission à remplir. Il y met du sien.

         Sans lui on se demanderait si l’autre est toujours

         au bout du fil,

         ou s’il est parti en nous laissant tout seul:

         c’est l’angoisse de l’abandon que ce crayon déjoue.

         Grâce à lui on devine, un peu par synecdoque,

 des doigts qui courent. On sait qu’il y a quelqu’un qui quelque part écrit pour nous. »

« Il a le mal du siècle qui n’est pas le sien ;
Il se sent l’héritier amer d’un spleen ancien. »

N’hésitez pas à partager, si vous aussi vous avez lu ce livre !

A très bientôt,

Little Meggy

#74 Lecture – Les lettres de Rose

Hello les girafons !

En ce moment, j’enchaine les bonnes lectures. Je viens d’avoir un petit coup de cœur pour cette romance dont on a beaucoup entendu parler sur les blogs:

SABART Clarisse, Les lettres de Roses. Editions Charleston, 2016. 382 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Lola a été adoptée à l’âge de trois mois. Près de trente ans plus tard, elle travaille dans le salon de thé de ses parents, en attendant de trouver enfin le métier de ses rêves : libraire. a vie va basculer lorsqu’elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué un étrange héritage : une maison et son histoire dans le petit village d’Aubéry, à travers des lettres et des objets lui apprenant ses origines. ais tous les habitants ne voient pas d’un bon œil cette étrangère, notamment Vincent, son cousin. Et il y a également le beau Jim, qui éveille en elle plus de sentiments qu’elle ne le voudrait…

  • Mon avis:     20/20

Je suis tombée sous le charme de l’écriture de Clarisse Sabart. J’ai trouvé sa plume pleine de douceur, elle nous conte l’histoire de la famille de Lola avec beaucoup de sensibilité. Le récit est découpé entre le présent où Lola découvre ses origines et entre le passé à travers les lettres et carnets de ses ancêtres. On va découvrir l’histoire de son arrière grand-mère au début du 20ème siècle et petit à petit on va remonter jusqu’à sa mère. Et j’ai vraiment été entrainé dans les révélations qui sont faites tout autour de l’histoire de Lola, mais pour autant, j’aimais tellement les personnages que je voulais prendre mon temps pour repousser au maximum le moment où je devrai les laisser.  Heureusement, il existe un préquel nommé Lola où on découvre l’histoire des parents adoptifs de Lola. Je la lirai très prochainement ! Beaucoup de personnages vont faire leur apparition, mais les liens entre eux sont très bien décrits et à aucun moment j’ai été perdu. Les alternances entre le passé et la romance de Lola sont très bien réparties, je n’ai pas trouvé de longueur. J’ai versé ma petite larme à la fin, touchée par la vérité qui éclate enfin. J’ai particulièrement apprécié les références qui sont faites à la littérature et à l’évolution de la mode. Je lirai sans hésiter son autre roman La plage de la mariée.

  • Citations:

« Il ne reste de l’enfance que ce que nous voulons en conserver. »

« Je pense que ton imagination a besoin d’être stimulée. Tu verras comme se plonger dans un livre et se prendre de sympathie pour les personnages, vouloir découvrir à tout prix la fin de l’histoire, tout cela te fera te sentir moins seule. »

A très bientôt,

Little Meggy

 

#73 Lecture – La liste de mes envies

Hello les girafons !

Sur Livraddict, je participe à plusieurs challenges, dont celui « objectif du mois »: l’objectif du mois d’août était de lire un roman adapté au cinéma. Et dans ma PAL, j’avais La liste de mes envies qui m’attendait sagement.

DELACOURT Grégoire, La liste de mes envies. Editions France Loisirs, 2012. 186 pages.

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  • Résumé: (4ème de couverture)

Jeune fille, Jocelyne rêvait de mode et de prince charmant. Mais la vie est passée par là, et à 47 ans, la mercière d’Arras doit se contenter d’un mari indifférent et d’un blog sur la dentelle. Quand un heureux concours de circonstances lui offre le gros lot du loto, Jocelyne réalise qu’elle a de quoi réaliser tous ses désirs. Grisée par cette perspective, elle décide de prendre son temps avant d’en parler à ses proches et en attendant, fait la liste de tout ce qu’elle pourrait s’offrir, achats utiles ou folies inconsidérées … Elle se méfie de cet argent tombé du ciel, n’aurait-elle finalement pas plus à perdre qu’à gagner ?

  • Mon avis:      17/20 

Lorsque j’ai commencé le livre, je n’avais pas lu le résumé. Je ne m’attendais donc pas du tout à ce que ça parle d’une femme gagnant au loto. Bien que le récit soit court, l’auteur va nous permettre de se poser plein de questions sur l’argent, l’amour et le bonheur. L’argent fait-il le bonheur ? A qui peut-on faire confiance ? Et si moi demain je gagnai au loto, à qui je le dirai ? La narratrice va faire des confidences sur son passé rempli de plusieurs drames en l’opposant avec sa situation actuelle, c’est-à-dire celui d’une gagnante du loto qui n’arrive pas à le dire à ses proches. L’écriture est très accessible: l’auteur utilise des phrases courtes et des petits chapitres, ce qui permet de lire le livre d’une traite. Le seul point que j’aurai à reprocher est le fait que j’aurai préféré que le personnage principal soit un homme, étant donné que l’auteur est un homme. Mais ce n’est qu’un détail.

J’ai maintenant très envie de voir le film sorti en 2014 avec Mathilde Seigner et Marc Lavoine.

  • Citations:

« Vous voyez, on se ment toujours. Parce que l’amour ne résisterait pas à la vérité.

« Parce que nos besoins sont nos petits rêves quotidiens. Ce sont nos petites choses à faire, qui nous projettent à demain, à après-demain, dans le futur ; ces petits rien qu’on achètera la semaine prochaine et qui nous permettent de penser que la semaine prochaine, on sera  encore  vivants. »

Qui a lu le livre ? Ou vu le film ?

A très bientôt

Little Meggy

 

 

#67 Lecture – L’instant précis où les destins s’entremêlent

Hello les girafons !

Aujourd’hui c’est une lecture coup de cœur que je viens vous présenter. Ce livre m’a chamboulé et je ne peux que vous le recommander !

BARBERAT Angélique, L’instant précis où les destins s’entremêlent. Editions J’ai lu, 2015. 444 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Kyle a cinq ans lorsqu’ils découvre sa mère morte sous les coups de son mari. Recueilli par sa sœur, le petit garçon se réfugie dans la musique. Vingt ans plus tard, il est devenu une Rockstar adulée par le monde entier. Mais rien n’efface la colère qui l’habite.

Coryn épouse Jack Branningan alors qu’elle a dix-sept ans. Sous ses aspects d’homme parfait, Jack s’avère vite être un mari possessif, jaloux et violent.  Un jour, alors que Coryn se promène avec ses deux enfants, l’un d’eux échappe à sa vigilance et se fait renverser par une voiture. A cet instant précis, les destins de Kyle et Coryn s’entremêlent. Mais comment ces deux êtres que tout semble séparer auraient-ils la moindre chance de s’aimer ?

  • Mon avis:         20/20       

Je ressors complètement bouleversée de cette lecture. Ce livre a fait ressortir tellement d’émotions en moi: j’ai bien sûr était triste par le destin bouleversant de Coryn. Maltraitée par son mari, elle vit complètement isolée du monde. J’ai aussi été en colère: en effet j’avais envie de me révolter contre Jack, son mari violent et pervers, à tel point que j’étais parfois obligée de mettre en pause ma lecture pour me laisser le temps de digérer ce qu’il faisait subir à Coryn. Et lorsqu’enfin les destins de Kyle et Coryn se nouent, j’ai été pleine d’espoir, enchainant les pages tout en souhaitant une fin heureuse.

L’écriture d’Angélique Barbérat est simple, les phrases sont plutôt courtes et on a beaucoup de dialogues. Ceci ajouté au fait que le livre est composé de tout petits chapitres permet d’avoir une lecture rythmée et rapide. Mais même si le style est simple, l’auteur trouve des mots justes et forts pour faire de ce livre une bombe émotionnelle. Bref, je ne peux que vous encourager à lire ce livre, qui ne pourra laisser personne insensible.

Une chose est sûre: je penserai pendant très longtemps à ce roman.

  • Citations:

« On ne sait pas pourquoi on accepte les choses. Peut-être parce qu’elles viennent doucement…Petit à petit. Sans bruit. Peut-être parce qu’on ne s’y attend pas et qu’on ne s’en rend pas vraiment compte… Ou bien est-ce parce qu’elles sont si horribles qu’on ne peut y croire ? « 

« Quand la jeune journaliste lui demanda si, un jour, elle accepterait de représenter une cause, la rockeuse répondit sans hésitation :
– Non.
– Pourquoi ?
– Parce qu’il y en a trop à défendre. »

Achetez-le, empruntez-le à la bibliothèque, mais lisez ce livre !

A très bientôt,

Little Meggy

 

#66 Lecture – Adultère

Hello les girafons !

J’ai récemment lu un auteur brésilien, qu’il me tardait de découvrir. Il s’agit de Paulo Coelho. Le seul hic, c’est que je ne pense pas avoir commencer avec le meilleur livre de sa bibliographie.

COELHO Paulo, Adultère. Editions Flammarion, 2014. 312 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Linda a 31 ans et, aux yeux de tous, une vie parfaite : elle a un mari aimant, des enfants bien élevés, un métier gratifiant de journaliste et habite dans une magnifique propriété à Genève. Cependant, elle ne supporte plus de faire semblant d’être heureuse quand, en vérité, elle ne ressent rien d’autre qu’un sentiment grandissant d’apathie et d’indifférence.

Jusqu’au jour où elle retrouve un ancien petit ami. Jacob est un homme politique de premier plan et, lors d’une interview, il éveille en elle un sentiment oublié depuis longtemps : la passion. Elle fera tout pour reconquérir cet amour impossible et devra aller au plus profond d’elle-même pour enfin trouver le bonheur.

  • Mon avis:           14/20

J’ai commencé cette lecture sereine car j’avais entendu beaucoup de bien de la plume de Paulo Coelho. Mais je dois bien avouer que j’ai vite était surprise par la tournure que prenait son écriture. En effet, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de passages assez crus, la plume ne m’a pas parut si poétique que je l’avais entendu dire sur des blogs. De plus, le sujet n’est pas très original: on va suivre une femme qui a tout pour être heureuse, mais en veut toujours plus, et en dépassant les limites, elle va s’apercevoir qu’elle avait déjà tout ce dont elle avait besoin. Bon, je caricature, mais en gros c’est ça. Je pensai que l’auteur irait plus en profondeur dans la psychologie du personnage. J’ai pas était totalement convaincu avec ce livre, mais je compte lire L’alchimiste afin de me faire un avis plus tranché sur cet auteur.

  • Citations:

« La vie, ce n’est pas de longues vacances, mais un apprentissage constant. »

« Je suis aujourd’hui une femme partagée entre la terreur que tout change et la terreur que tout reste pareil jusqu’à la fin de mes jours. »

Et vous, connaissez-vous cet auteur ?

A très bientôt,

Little Meggy

 

#62 Lecture – L’élixir d’amour

Hello les girafons !

C’est derniers temps, j’ai un rythme de lecture plutôt rapide. Je viens vous présenter un roman d’Eric Emmanuel Schmitt. Je vous avez déjà présenté une de ses nouvelles que vous pouvez retrouver ICI.

SCMITT Eric-Emmanuel, L’élixir d’amour. Edition Albin Michel, 156 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

« L’amour relève-t-il d’un processus chimique ou d’un miracle spirituel ? Existe-t-il un moyen infaillible pour déclencher la passion, comme l’élixir d’amour qui jadis unit Tristan et Iseult ? Est-on, au contraire, totalement libre d’aimer ? » Anciens amants, Adam et Louise vivent désormais à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, lui à Paris, elle à Montréal. Par lettres, tout en évoquant les blessures du passé et en s’avouant leurs nouvelles aventures, ils se lancent un défi: provoquer l’amour. Mais ce jeu ne cache-t-il pas un piège ?

  • Mon avis:          18/20

Il s’agit d’un roman épistolaire, d’un échange de lettre entre Louise et Adam, fraichement séparés. Ils vont échanger ensemble des réflexions sur l’amour, le coup de foudre, etc… J’ai d’ailleurs pu en retirer plein de belles citations. J’aime beaucoup le style d’Eric-Emmanuel Schmitt, son écriture est fluide et pleine de poésie. Il y a des lettres plus courtes que d’autres et cela donne un bon rythme au roman. J’ai dévoré ce roman en un après-midi ! L’apothéose de ce livre est la fin ! Elle est surprenante et inattendue ! L’auteur aurait peut-être pu ajouter quelques pages à ce livre un peu trop court.

  • Citations:

« On ne souffre pas de ses désirs; on souffre simplement du fait qu’une fois comblés ils renaissent, comme s’ils ignoraient la trêve de la satisfaction. »

« L’amour échappe à la logique, n’appartenant ni aux raisonnements, ni aux preuves, ni à la vérité: il relève du choix personnel. »

A vous, partagez moi vos lecture de cet auteur !

A très bientôt,

Little Meggy

 

#58 Lecture – La mémoire des murs

Hello les girafons !

Dernièrement, j’ai lu un livre d’une auteure que j’apprécie beaucoup, il s’agit de La mémoire des murs de Tatiana de Rosnay. Et cette nouvelle lecture est loin de m’avoir déçue, malgré la note assez moyenne qu’elle a sur Livraddict.

DE ROSNAY Tatiana, La mémoire des murs. Editions Héloïse d’Ormesson, 2008 . 142 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Lorsque l’on entre quelque part, on peut s’y sentir merveilleusement bien ou, au contraire, horriblement mal. Comme si les lieux dégageaient une sensation puissante, comme si les pierres s’imprégnaient de joie ou de chagrin pour plus tard s’en décharger et les restituer.

Fraîchement divorcée, Pascaline, informaticienne de quarante ans, vient de trouver l’appartement de ses rêves. A peine installée, elle apprend que ces murs ont été témoins d’un crime. Lentement, par touches infimes, ce drame fait surgir en elle une ancienne douleur, une fragilité restée longtemps enfouie. Pour en finir avec son passé, elle se lance alors sur les traces d’un tueurs en série. Une quête obsessionnelle qui ravive ses blessures et l’amène à la lisière de la folie.

  • Mon avis:             17/20

Je dois dire que ce roman m’a beaucoup rappelé Le voisin du même auteur. On retrouve déjà la thématique du déménagement, avec un personnage qui arrive dans une nouvelle habitation et qui découvre son environnement. Mais l’histoire prend bien évidemment un tout autre tournant, je dirais presque (je dis bien presque) qu’on peut l’assimiler à un thriller psychologique. On est emporté dans cette histoire d’emménagement où Pascaline s’interroge sur ce qui a été vécu par les anciens locataires de cet appartement. Très vite, on comprend que cela vire à l’obsession, et que tout ça est en lien avec un épisode tragique de sa vie dont elle n’a pas fait le deuil. J’ai adoré tout le cheminement que fait Pascaline dans sa tête, et les révélations qui sont faites au fur et à mesure. Et plus on avance, plus on ressent une tension et plus on est troublé par les pensées de Pascaline.

La plume de Tatiana de Rosnay est une fois de plus fluide et addictive. Ce petit livre se lit très vite, et la fin… elle m’a laissée sans voix.

  • Citations:

« Mais il n’y a pas de mots pour désigner une femme qui a perdu un enfant. Orpheline, pour celle qui perdait ses parents. Mais dans l’autre sens, ça ne marchait pas. Le terme n’existait pas. Pourtant, dans la vie, ça existait. »

« J’ai fini par constater une chose bizarre. Au bureau, je me sentais bien. Ni frissons, ni nausée. Le vertige me prenait dès que j’arrivais chez moi. Je refusais de croire que c’était lié à mon appartement. Cet appartement, c’était mon nouveau départ. Ma nouvelle chance. Rien ne pouvait les gâcher. Alors je faisais avec. »

Quels livres de Tatiana de Rosnay avez-vous lu ?

A très bientôt,

Little Meggy