#107 Lecture – Entre mes mains le bonheur se faufile

Hello les girafons !

J’ai retrouvé le goût à la lecture, et j’enchaine les livres. Le dernier en date est même un coup de cœur, comme tous les livres que j’ai pu lire de cet auteur. Il s’agit de Entre mes mains le bonheur se faufile.

MARTIN-LUGAND Agnès, Entre mes mains le bonheur se faufile. Editions Michel Lafon, 2014. 335 pages.

entre mes mains le bonheur

  • Résumé (4ème de couverture):

Depuis l’enfance, Iris a une passion pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l’aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Mais ses parents n’ont toujours vu dans ses ambitions qu’un caprice : les chiffons, ce n’est pas « convenable ». Et Iris, la mort dans l’âme, s’est résignée. Aujourd’hui, la jeune femme étouffe dans son carcan de province, son mari la délaisse, sa vie semble s’être arrêtée. Mais une révélation va pousser Iris à reprendre en main son destin. Dans le tourbillon de Paris, elle va courir le risque de s’ouvrir au monde et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire…

  • Mon avis:      16/20

Comme tous les autres livres que j’ai pu lire d’Agnès Martin-Lugand, ce livre est un coup de cœur. J’ai retrouvé la plume fluide et addictive de l’auteure, qui m’a embarquée dans cette histoire que j’avais du mal à lâcher. L’histoire m’a également beaucoup plu: moi qui aime coudre, on évolue dans cette histoire autour de la reconversion professionnelle d’Iris en tant que couturière. J’ai trouvé tous les personnages attachants, bien que l’on comprenne très vite que Marthe n’est pas aussi bienveillante qu’elle veut bien le laisser croire. Malgré les péripéties que va vivre Iris, on est toujours bercé dans l’optimisme d’une vie meilleure et que tout peut s’arranger. Les évènements s’enchainent assez vite, dès le début du roman, on nous plante le décor. Cela pourrait déplaire à certains, mais pour moi, cela permet de garder un certain rythme et de ne pas s’ennuyer dans le quotidien des personnages.

Ce roman est pour le moment mon préféré de cette auteure, et je le recommande, surtout en période estivale. Et si vous n’avez pas encore découvert cette auteure, foncez !

  • Citations:

« Je savais pertinemment ce que l’on attendait de moi ; que je sois une petite femme gentille et docile, souriant béatement aux exploits professionnels de son cher et tendre, et bientôt une mère au foyer exemplaire, enchainant les grossesses et accompagnant les sorties scolaires. »

« Je rirais au nez de quiconque me dirait que l’on ne peut pas aimer deux personnes à la fois. Si, c’était tout à fait possible. Sauf qu’on aimait pas de la même façon. »

A très bientôt,

Little Meggy

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#104 Lecture – Les délices de Tokyo

Hello les girafons !

Ca fait longtemps que je ne vous avais pas présenté mes lectures. Tout simplement car je n’avais pas fini un seul livre depuis février… Je n’arrivais plus à me concentrer sur mes lectures, mes pensées étant pour mon futur bébé. Mais étant en arrêt maladie depuis peu, l’heure est plus à la détente et au repos. J’essaye donc de reprendre tout doucement la lecture.

SUKEGAWA Durian, Les délices de Tokyo. Editions Le livre de poche, 2015. 221 pages.

délices de tokyo

  • Résumé (4ème de couverture):

« Écoutez la voix des haricots »: tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.

  • Mon avis:     16/20

L’auteur nous transporte dans un univers doux, poétique et plein de délicatesse. L’histoire des personnages, notamment celle de Tokue est très touchante. Les liens que vont nouer Sentarô et Tokue sont forts. On est vraiment en immersion dans la culture japonaise, que ce soit au niveau de la cuisine ou des relations très prudes que les personnes ont entre eux. L’auteur aborde des sujets importants tels que l’exclusion, la solitude, la souffrance physique et morale avec une histoire simple mais efficace. J’ai pu enrichir ma connaissance en matière de cuisine japonaise dont je ne connaissais franchement pas grand chose, et c’est ce que j’aime dans la lecture: pouvoir enrichir ma culture tout en me plongeant dans une fiction.

La plume est fluide, sans chichi. Ca se lit très rapidement et facilement. Je recommande ce livre à tous les amateurs de poésie et de cuisine japonaise ! Il existe une adaptation cinématographique de ce livre, réalisé par Naomi Kawase en 2016.

  • Citations:

« Quels que soient nos rêves, un jour, on trouve forcément ce qu’on cherchait grâce à la voix qui nous guide. Une vie est loin d’être uniforme. Parfois sa couleur change du tout au tout. »

« Voilà pourquoi je faisais de la pâtisserie. Je confectionne des mets dont je nourrissais ceux qui avaient accumulé les larmes. C’est ainsi que moi aussi, j’ai réussi à vivre. »

A très bientôt !

Little Meggy

#101 Lecture – Les gens heureux lisent et boivent du café

Hello les girafons !

J’espère que vous allez bien. J’ai commencé le livre Les filles du Nightingale de Donna Douglas que j’ai interrompu pour le moment car je ne l’appréciais pas vraiment. J’ai donc choisi une auteure, qui j’étais sure, allait me plaire.

MARTIN-LUGAND Agnès, Les gens heureux lisent et boivent du café. Editions Michel Lafon, 2013. 253 pages.

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  • Résumé: (4ème de couverture):

Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

  • Mon avis:    20/20

En lisant cette auteure, j’étais sure que je ne serai pas déçue. J’avais lu Désolée, je suis attendue en 2016 et ça avait été un coup de cœur. L’auteure nous présente encore des personnages attachants, aux traits de caractère fort et au passé chargé. Dès le début, on est mis au cœur du sujet: Diane, la perte de son mari et de sa fille et sa décente aux enfers .Elle s’isole, jusqu’à se mettre ses parents à dos, qui ne la comprenne pas. Pourtant, elle va essayer de se reprendre en main, et pour cela décide de partir en Irlande. Là où elle pensait aller s’enterrait, elle va faire des rencontres qui vont changer sa vie, d’ailleurs, j’aimerai décerner une mention spéciale pour le chien Postman Pat ! Alors oui, le sujet n’est peut-être pas très original, il y a beaucoup de caricatures, notamment sur les irlandais, et ce qui va se passer est prévisible, mais pour autant, l’auteure m’a embarqué dans son histoire et m’a faire vivre tout un tas d’émotions. Le roman est plutôt court et se lit très rapidement grâce à la fluidité de la plume. La fin nous redonne plein d’espoir, et il est évident que je lirai la suite La vie est facile, ne t’inquiète pas.

  • Citations:

« Si je commence une histoire avec toi, je te reprocherai un jour ou l’autre de ne pas être lui… d’être toi. Je ne veux pas de ça… Tu n’es pas ma béquille, ni un médicament, tu mérites d’être aimé sans condition, pour toi seul et non pour tes vertus curatives. Et je sais que… je ne t’aime pas comme il faut. »

« Un stage de chaleur humaine irlandaise devrait être obligatoire au programme scolaire. »

  • Elles/ils en parlent aussi:

– Une vie, des livres

Les bouquineries de Sam

A très bientôt,

Little Meggy

#100 Lecture – Quand la nuit devient jour

Hello les girafons !

C’est déjà le centième article sur mon blog ! Alors je voulais remercier les personnes qui me suivent régulièrement comme celles qui sont de passage et tombent ici un peu par hasard. Bon, pour cet article je ne vais rien faire d’original car il s’agit là de la chronique de ma dernière lecture

JOMAIN Sophie, Quand la nuit devient jour. Editions Pygmalion, 2016. 238 pages.quand la nuit.jpg

  • Résumé:

On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.
La dépression.
Ma faiblesse.
Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début.
J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois.
Le 6 avril 2016.
Par euthanasie volontaire assistée.

  • Mon avis:      19/20

Wah. C’est ce que je me suis dit en refermant ce livre. L’auteure s’est attaquée à un sujet polémique et sensible: la question du suicide assistée (ou euthanasie volontaire). C’est un sujet qui ne plaira donc pas à tout le monde.

J’ai découvert la plume de Sophie Jomain avec les 2 premiers tomes de la saga Felicity Atcock. Et là, je la retrouve dans un registre totalement différent.

On va suivre Camille, qui va nous raconter depuis son enfance, le mal-être qu’elle éprouve. Elle a souffert de nombreux troubles alimentaires, d’abord la boulimie puis l’anorexie. Ses parents ont tout essayé pour la sortir de ses troubles. Mais rongée par une dépression, Camille n’arrive plus à sortir de ses souffrances. La seule issue qu’elle trouve, c’est de mettre fin à ses jours « proprement ». L’annonce à ses parents et l’organisation de ses derniers jours sont bouleversantes. Sans compter sur le docteur Peeters qui va mettre en avant ses compétences de médecin ‘(mais pas que) pour rendre les derniers jours du reste de la vie de Camille le plus agréable possible.

L’auteure a traité à merveille ce sujet tabou en France. On se pose mille questions au sujet du suicide assisté. Etant infirmière, je me suis déjà interrogée sur ce sujet pour les personnes atteintes de maladie incurable telle que la maladie de Charcot ou certaines tumeurs. Mais là, l’auteur s’est carrément attaqué à un sujet beaucoup plus complexe: quand est-il de l’euthanasie assistée pour les pathologies telles que la dépression. La dépression qui est là aussi, un sujet tabou et incompris de beaucoup. Et mettre entre les mains du grand public un livre qui explique à travers une histoire romancée exactement ce qu’est la dépression, que la guérison ne dépend pas de la volonté de la personne malade, c’est tout simplement du génie.

Si cette lecture n’est pas un coup de cœur, c’est pour deux raisons: la fin m’a trop frustrée et j’ai parfois eu l’impression que l’auteure déballée une multitude d’informations comme si elle récitait des protocoles. Mais cela n’est que du détail et n’enlève aucune crédibilité au sujet sérieux traité par l’auteur.

  • Citations: 

« Ma mère et moi nous regardons dans le fond des yeux, et il se passe quelque chose. Nous y puisons cette certitude qui n’existe qu’entre une mère et son enfant, celle qu’à un moment de leur vie, ils n’ont fait qu’un, que le souffle de l’un était celui de l’autre, que le cœur du premier distillait la vie dans les veines de second. »

« Quant à moi, j’ai un besoin impérieux de me dépenser, d’oublier que l’être humain est si pauvre d’esprit qu’il ne peut faire autrement que débiter des conneries quand il ne maîtrise pas un sujet. »

  • Elles/Ils en parlent aussi:

Elleag et ses chroniques

Le repaire des livres

A très bientôt,

Little Meggy

 

 

#95 Lecture – Mon chien Stupide

Hello les girafons !

J’enchaine les lectures courtes, toujours dans le cadre de la semaine à 1000. Mon mari m’a offert ce livre  lors de son dernier déplacement à Paris. C’est son titre et une pensée pour notre chien qui lui a fait acheter ce roman !

FANTE John, Mon chien Stupide. Edition 10/18, 2017. 160 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Un énorme chien à tête d’ours, obsédé et très mal élevé, débarque un soir dans la famille en crise d’Henry J. Molise, auteur quinquagénaire raté et désabusé. Dans leur coquette banlieue californienne de Point Dume, ce monstre attachant s’apprête à semer un innommable chaos. Un joyau d’humour loufoque et de provocation ravageuse.

  • Mon avis:      16/20

Alors je dois commencer cette chronique par un avertissement: ce livre est bourré de cynisme, de personnages imbuvables, et de réflexions très crues. Il ne faut donc pas le prendre au premier degré, car sinon il est certain que vous ne pourrez pas apprécier la lecture. Et j’insiste vraiment, car les propos tenus par les personnages sont bien souvent racistes et homophobes. C’est avec cette écriture très crue et provocante que John Fante va nous peindre le tableau d’une famille très particulière. Henry, écrivain et père de 4 enfants va raconter son quotidien et les difficultés qu’il rencontre aussi bien avec son métier que sa femme et ses enfants. Le chien Stupide n’est en fait qu’un prétexte pour entrer dans la vie de cette famille et découvrir que les liens de ses membres sont fragiles et que le respect des autres n’est pas enseigné. Il est d’ailleurs impossible de s’attacher à ses personnages ingrats ! Même le chien, complètement obsédé, n’est pas attachant ! Le ton que prend l’auteur va permettre de dénoncer les difficultés du métier d’écrivain, mais aussi celle d’être père d’une famille nombreuse avec de jeunes adultes qui prennent leur envol. Il dénonce également la société moderne avec tous ces excès. Au fond, l’auteur utilise l’humour pour décrire une tragédie.

Pour moi, il y a un petit hic avec la fin, j’aurai aimé que les personnages tirent une leçon positive de tout ça, mais il n’en est rien. Ca me gène un peu qu’un auteur utilise des propos racistes et homophobes sans dire à la fin « Non, en fait ce n’est pas bien ». Certes, ça aurait ajouté un côté leçon de vie que tout le monde n’aime pas forcément, mais je trouvais cela nécessaire. D’un autre côté, la fin laisse suggérer que puisque chaque personnage se retrouve seul, comme abandonné, c’est que peut-être ils n’ont pas fait les meilleurs choix de vie…

Bref, c’est une lecture pleine de cynisme, où il est important de ne pas prendre les propos des personnages au pied de la lettre.

  • Citations:

« Pour écrire , il faut aimer, et pour aimer il faut comprendre. Je n’écrirais plus tant que je n’aurais pas compris Jamie, Dominic, Denny et Tina ; quand je les comprendrais et les aimerais, j’aimerais l’humanité tout entière…. »

« Elle était pourtant adorable, mon Harriet: vingt-cinq ans qu’elle tenait le coup à mes côtés; elle m’avait donné trois fils et une fille, dont j’aurais joyeusement échangé n’importe lequel, voire les quatre, contre une Porsche neuve,ou même une MG GT’70. »

Elles/Ils en parlent aussi:

Roman sur canapé

Shiningpage

Naufragesvolontaires

Le notebook de Gwen


A très bientôt !

Little Meggy

 

#94 Lecture – Le vieux qui déjeunait seul

Hello les girafons !

2 lecture de suite, 2 coups de coeur ? Et bien oui ! Je participe à la semaine à 1000 organisée par Le Pinguoin Vert. Et pour enchainer les pages, j’enchaine les petits livres, cela me motive plus que de lire un gros pavé !

WIAZEMSKY Léa, Le vieux qui déjeunait seul. Editions Michel LAFON, 2015. 174 pages.

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  • Résumé:

Clara, une jeune serveuse de 27 ans, se prend d’affection pour un client esseulé qui l’intrigue mais dont elle ne sait presque rien. Elle ne se doute pas qu’elle-même a piqué la curiosité de ce vieil homme éprouvé par la vie. Derrière la gentillesse et l’éternelle bonne humeur de la jeune femme, il décèle une blessure secrète qui empêche Clara d’être heureuse. Tout pourrait changer au contact de Clément, ce grand-père qu’elle se choisit. Et si ensemble, ils s’ouvraient enfin à la vie ?

  • Mon avis:      20/20   ♥

Ce livre m’a complètement chamboulé ! Avec une écriture simple et fluide, l’auteure va aborder des thèmes difficiles tels que la solitude et la culpabilité. Le lien qui unit Clara et ce vieil homme est tellement fort et puissant qu’il ne peut que nous toucher. Clara et Clément ont une blessure qui aurait pu les éloigner, mais le caractère bienveillant de Clément fait qu’au contraire, ils vont être unis plus que jamais. Ce sont des personnages très attachants, auxquels on peut très facilement s’identifier. Une romance va naître entre Clara et Bastien, qui elle aussi est très touchante et va rajouter un peu de légèreté car le thème est tout de même assez dur.

Le livre est constitué de chapitres courts où les narrateurs sont alternés: nous avons  les points de vue de Clara, Clément et Bastien. Cela ne m’a absolument pas gêné à ma lecture, et a apporté une touche de sincérité supplémentaire. J’ai fini cette lecture en larmes, touchée par l’histoire de Clément. Pour un premier roman de l’auteure, c’est une réussite. Je compte lire son second roman !

  • Citations:

« Le bonheur, cela se décide, Clara ! Tu le portes en toi comme le plus beau cadeau que la vie t’a donné. C’est à toi de le semer et de le faire pousser. Lorsque tu as trouvé la graine, tu dois le protéger, lui donner un peu d’eau, elle grandira et prendra de la place, tu n’auras alors rien d’autre à faire que jouir de sa beauté. »

« Il y a certaines personnes à qui on peut difficilement donner un âge. Elles sont comme des photos que le temps a figées et dont on ne retrouve plus la date. Seuls leurs yeux parfois les trahissent, et l’on devine que les années de leur jeunesse sont bien loin. »

  • Elles/Ils en parlent aussi:

– Les lectures de Lily

– Anouklibrary

– les cibles d’une lectrice avisée

A très bientôt !

Little Meggy

# 93 Lecture – Une seconde chance

Hello les girafons !

J’espère que ce début de semaine se passe bien pour vous. Je vous présente ma dernière lecture, qui est un véritable coup de cœur !

ATKINS Dani, Une seconde chance. Edition Le Cherche Midi, 2016. 368 pages.

une seconde chance

  • Résumé (4ème de couverture):

Après son accident, plus rien n’a été comme avant. Cinq ans ont passé, la vie de Rachel est chaotique. Seule dans un minuscule appartement, elle survit grâce à un travail qui est loin d’être passionnant. Rongée par la culpabilité consécutive à la mort de son meilleur ami, Rachel donnerait tout pour revenir en arrière. Ce qui est impossible, n’est-ce pas ? Après son accident, tout s’est arrangé. Cinq ans ont passé, Rachel est comblée. Elle a un fiancé merveilleux, une famille aimante, des amis géniaux et la carrière dont elle avait toujours rêvé. Mais pourquoi donc n’arrive-t-elle pas à se détacher des souvenirs d’une vie qui n’est pas la sienne, une vie brisée et misérable ? D’où viennent ces images qui la perturbent ?

  • Mon avis :       20/20  ♥

Comme je le disais, ce livre a été un véritable coup de cœur. Déjà, de par la magnifique couverture, ce livre me faisait très envie, ce qui m’a permis de partir avec un a priori positif.

Dans l’histoire, on va d’abord connaître Rachel dans une vie qu’on ne souhaiterait à personne: elle a perdu son meilleur ami Jimmy qu’elle aimait secrètement, elle souffre de maux de tête insupportable, séquelles de l’accident qui a tué son meilleur ami et son père a un cancer. Un jour, elle fait une mauvaise chute, et à son réveil, elle se retrouve dans une autre vie. Jimmy est encore en vie, elle est fiancée à son petit copain de l’époque et son père est en parfaite santé. Elle va tout mettre en œuvre pour comprendre ce qui se passe. Comment est-ce que Rachel a pu se retrouver dans une réalité parallèle ? Magie, monde parallèle, mauvais rêve ? On va essayer de tirer le vrai du faux. Jusqu’au bout, j’ai espéré que tout se termine bien comme dans les films américains, mais la fin m’a complètement bouleversée… Je n’ai pas pu retenir mes larmes. Je ne dis pas que la fin n’est pas un peu prévisible, mais je ne voulais pas y croire.

L’écriture de Dani Atkins est fluide, ça se lit très facilement. Il s’agit d’un premier roman, et l’auteure m’a déjà convaincu. Elle parle de valeur très importante: amour, amitié, famille avec des personnages tout aussi attachant les uns que les autres (sauf Cathy qui est détestable !). J’essaierai de lire tous les romans de cette auteure ! Son deuxième livre « C’est notre histoire » est sorti fin 2017.

  • Citations:

« Mais j’avais cru certaines personnes suffisamment importantes pour faire toujours partie de ma vie et, pourtant, elles en avaient peu à peu disparu. »

« Au fil des années, j’avais cru être arrivée à une forme d’acceptation, mais je me rendais désormais compte que je n’avais rien fait de plus que poser un fin voile de déni sur une plaie béante. »

  • Elles/Ils en parles aussi :

Autant en emportent les livres

Bazar de la littérature

 

A très bientôt,

Little Meggy

 

 

#91 Lecture – A un fil

Hello les girafons !

Tout d’abord, je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2018 ! J’espère que vos projets réussiront et que cette année sera belle !

Je vous présente une nouvelle lecture: je voulais découvrir un livre de Rainbow Rowell. Elle a eu un grand succès avec Fangirl et Elanor & Park mais ils n’étaient pas disponibles à ma médiathèque. Le seul que la médiathèque possède est A un fil dont je n’avais jamais entendu parlé.

ROWELL Rainbow, A un fil. Editions Milady, 2015. 413 pages.

a un fil

  • Résumé (4ème de couverture):

Georgie est au trente-sixième dessous : cela faisait des années que son mariage battait de l’aile, mais cette fois, c’est la fin. Alors que son mari est parti passer Noël avec ses enfants dans le Nebraska, elle reste seule à Los Angeles, car elle a pris la fâcheuse habitude de faire passer sa carrière avant sa famille. C’est alors qu’elle tombe sur un vieux téléphone jaune à cadran rotatif. Contre toute attente, cette antiquité va lui permettre de faire un bond de quinze ans en arrière et de communiquer avec Neal dans le passé. N’est-ce pas l’occasion rêvée pour résoudre leurs désaccords et retomber amoureux comme au premier jour ?

  • Mon avis:      14/20

Je n’ai pas accroché à cette lecture. Le sujet pourtant est sympa: Georgie peut, grâce à un vieux téléphone jaune parler avec son mari dans le passé. Mais tout ce qui était autour ne m’a pas plus. Tout d’abord, j’ai trouvé les personnages détestables. Pour moi, les réactions de Georgie étaient celle d’une adolescente… Je ne l’ai pas trouvé mature et cela m’a beaucoup dérangé. Moi qui adore les enfants, même les 2 filles de Georgie m’ont agacé… L’auteure a voulu peindre le tableau d’une famille moderne où le père est un homme au foyer et où la mère travaille. A force de vouloir s’éloigner des clichés, j’ai trouvé que l’auteure était tombée dans la caricature. Heureusement, Georgie essaye de se remettre en question, mais cela ne m’a pas suffi pour apprécier ce personnage.

La plume de l’auteur est fluide et se lit facilement. Mais je ne lui ai rien  trouvé d’exceptionnel. Il y a beaucoup de dialogues, certains auraient peut-être pu être supprimés au profit de réflexion plus profonde sur les personnages.

En bref, vous l’aurez compris, ça n’a pas été une super lecture pour moi, mais cela reste agréable à lire en période de Noël.

  • Citations:

« – C’est ça, l’amour, Georgie: une garantie contre les dégâts accidentels. »

 » – « Tout finit par s’arranger. » Peu importe pour quoi. C’est vrai pour tout. Je sais que tu te sens horriblement mal en ce moment; tu es en plein dans le creux de la vague. Et ça va probablement aller de mal en pis. Mais le temps guérit toutes les blessures, Georgie, sans exception. Il faut juste que tu traverses la tempête, que tu survives et que tu laisse le temps au temps. »

  • Elles/Ils en parlent aussi:

Over Books

– CranberriesAddict

Et vous, quel livre de Rainbow Rowell avez-vous préféré ?

A très bientôt,

Little Meggy

 

 

#85 Lecture – Un amour au long cours

Hello les girafons !

Grâce à la Masse Critique de Babelio, j’ai pu recevoir un livre: mais cette fois-ci ma seule critique ne suffisait pas. Il fallait faire participer son conjoint à cette lecture, afin d’avoir une critiques écrites à quatre mains. Merci aux éditions Anne Carrière et à Babelio pour cette chouette expérience !

HONGRE Jean-Sébastien, Un amour au long cours. Editions Anne carrière, 2017. 194 pages

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  • Résumé (4ème de couverture):

Existe-t-il une formule magique pour qu’un couple résiste au temps qui passe, à la pression du quotidien ? Anaïs et Franck y croient, ils ont décidé de tenir bon contre vents et marée. Au fil des années, ils ont mis au point des astuces, forgé des règles de vie qu’ils ont écrites et affichées sur leur frigidaire. Ainsi est née la  » Constitution du couple  » qu’ils ont établie pour se guider et se soutenir de jour en jour. Grâce à elles, ils ont pu traverser les grandes étapes de ce voyage qu’est toute vie conjugale: la naissance et l’éducation de leurs enfants (avec ce que cela a remué en eux de leur propre passé), les relations avec la belle-famille, une activité professionnelle chronophage, l’érosion du désir et des sentiments, la tentation de l’infidélité… Leurs filles devenues grandes, Anaïs et Franck revisitent les moments clés de ce combat commun, se découvrent des zones d’ombre et engagent un dialogue risqué. Ont-ils réussi leur pari ? L’amour peut-il réellement se décider ? Suffit-il de rester ensemble pour qu’il perdure ?

  • Mon avis :     15/20

Je dois d’abord mettre en garde, car je pense que le résumé m’a trompé: je m’attendais à ce que l’auteur partage une réelle expérience de vie, qu’il fasse une sorte de bilan sur sa vie de couple et nous montre quelles leçons en retenir. Mais il n’en est rien. Tout est romancé, les personnages qui s’échangent des lettres n’ont donc jamais existé. Et ce fut là ma première déception. Ils vont revenir sur leur vie de couple et leur vie de famille, sur les articles qui ont fondé leur Constitution. Les articles sont une très bonne idée: le couple va s’appuyer dessus pour éduquer leurs filles et survivre. Mais en revanche, de très nombreux choix de vie m’ont dérangée: en effet, le couple cloisonne les tâches à une seule et même personne, l’autre n’ayant plus le droit de donner son avis: par exemple, il y a le ministère du tourisme géré par Anaïs, Franck n’a donc plus son mot à dire là dessus. Et pour moi, il s’agit là d’une conduite d’évitement: en effet il est certain que si le sujet n’est pas abordé, ils ne risquent pas d’avoir de dispute. Mais est-ce bien sain pour un couple que l’autre ne puisse pas exprimer ses envies sur un sujet ? Je ne pense pas. L’auteur ne met, à mon goût, pas assez l’accent sur la communication, qui est pour moi le point le plus important pour la réussite d’un couple. S’il existe une formule magique pour la durabilité d’un couple, l’auteur ne m’a pas donné la réponse.

Au niveau de la forme, l’échange de lettres rend le roman dynamique, ce qui permet de le lire très vite. La plume est fluide et il y a de très jolies réflexions sur la vie de couple et la vie de famille. Et même si l’on n’est pas d’accord avec ce que raconte l’auteur, c’est un livre qui amène à réfléchir et à débattre.

  • L’avis de mon mari:

Existe-t-il une formule magique pour qu’un couple résiste au temps qui passe ? C’est donc la question que se pose l’auteur dans cet ouvrage. Question rhétorique s’il en est puisque posée selon un plurium interrogationum du plus bel effet : si les couples résistent, la raison sera de l’ordre du surnaturel, du magique. Soit, acceptons, du moins temporairement, ce prémisse et les autres égrenés tout au long du résumé, et plongeons nous dans l’histoire. L’histoire, oui, puisqu’il s’agit d’un roman, et non d’un essai philosophique, ni de la retranscription fidèle d’un témoignage de couple.

Le sujet reste néanmoins intéressant et la présentation de l’histoire sous forme d’un dialogue par articles de blog interposés, à la manière d’un match de ping-pong, donne au roman un rythme agréable à lire. Nous voyons d’emblée ce couple à l’existence aisée, au terme de plusieurs années de vie commune avec tout ce que cela implique comme évènements positifs et négatifs. L’utilisation d’un support informatique par les deux protagonistes pour communiquer et faire leurs rétrospectives est une bonne idée, déjà éprouvée d’ailleurs dans certaines psychothérapies pour sa capacité à permettre la prise de recul sur une situation ou un état émotionnel donné. La contrepartie est un discours parfois trop mécanique, trop dichotomique, bref pas assez humain. Mais après tout, rappelons-le, il ne s’agit pas d’un vrai témoignage mais de la vision d’un auteur, partagé en deux personnages.

L’analogie du couple et de la vie d’un État ou d’une Nation est au cœur de ce roman. Cette approche a son originalité pour mettre en exergue les idées fortes de l’auteur sur les raisons pouvant mener un couple à durer. Comparer le couple à un microcosme, une sorte de micro-état insulaire est une bonne idée, qui mériterait d’être approfondie au-delà du simple aspect constitutionnel.

Étonnamment, puisque loin du sujet de ce roman, on sent poindre par moments une certaine aversion du système médical français. Le point d’orgue étant le diagnostic médical posé par une des filles, non médecin, sous couvert d’esprit scientifique. Mais est-ce vraiment çà, la science ? Et d’ailleurs, est-ce vraiment utile à l’histoire ? S’agit-il d’une critique masquée mais néanmoins volontaire de la part de l’auteur ? Impossible à dire à la simple lecture.

Pour conclure, « un amour au long cours » est à prendre pour ce qu’il est vraiment, et non pour ce que le résumé voudrait nous faire croire. C’est-à-dire un roman, et non « un livre dans lequel tout le monde pourra se reconnaître (…) et qui pourrait s’avérer utile » telle une fresque de la société et de l’amour du XXIe siècle. Oui, j’ai apprécié la lecture de ce vrai-faux témoignage de couple, parfois touchant, mais toujours rythmée et bien écrit. Non, je ne me reconnais pas dans cette histoire, car il ne s’agit pas là de l’expérience d’un homme et d’une femme qui est contée et analysée rétrospectivement, mais surtout objectivement ou philosophiquement pour en tirer des règles, une Constitution. Mais au contraire de deux personnages, décrits par un seul auteur, et dont les actions sont expliquées avec un parti pris sur l’amour, la société, la vie de couple. Le lecteur doit donc doit accepter les prémisses pour pouvoir s’inclure dans l’histoire.

  • Citations:

« Ce n’était pas la passion qui nous animait mais un sentiment bien moins éphémère: l’envie de construire notre destin, de mener un long et unique voyage. »

« Nos esprits se sont concentrés sur les difficultés, alors qu’il serait juste d’écrire à un moment ou un autre que, somme toute, nous avons été heureux. Oui, heureux. »

 

A très bientôt,

 

Little Meggy

 

#81 Lecture – Songe à la douceur

Hello les girafons !

Je vous présente un roman un peu spécial dans sa forme puisqu’il est écrit en vers.

BEAUVAIS Clémentine, Songe à la douceur. Editions Sarbacane, collection Exprim’, 2016. 239 pages.

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  • Résumé (éditeur):

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il ne peut plus vivre loin d’elle. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur, c’est l’histoire de ces deux histoires d’amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans, à ce moment-là d’une vie, peuvent changer.

  • Mon avis:        15/20

Je m’attendais à avoir un coup de cœur pour ce livre mais ça n’a pas été le cas. Je suis très mitigée: j’ai trouvé la forme très originale et poétique, mais l’histoire en elle-même ne m’a pas transcendé le moins du monde. L’atout de ce livre est la plume de Clémentine Beauvais qui est pleine de poésie. Elle utilise beaucoup de comparaisons et de métaphores, on voit que chaque mot est choisi avec soin. En revanche, l’histoire en elle-même ne m’a pas emporté: on a au final une histoire d’amour assez banal où il ne se passe pas grand chose. Mais ce qui m’a le plus dérangé, c’est que l’histoire manque à mon goût d’une bouffée d’espoir. Je n’ai pas tellement accroché avec les personnages, qui je trouve, n’ont pas assez pris leur destin en main et sont restés bien trop longtemps passifs face à l’amour qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre. La narration m’a également dérangé: c’est un narrateur omniscient qui fait des commentaires sur les personnages, et je n’ai pas aimé ce procédé, que je trouve trop intrusif. La partie que j’ai peut-être la plus appréciée, c’est lorsque l’on découvre le fameux drame qui a séparé Tatiana et Eugène. En bref, c’est une lecture qui change de par sa forme mais qui n’est pas exceptionnelle dans le fond.

  • Citations:

« Le crayon se remit à s’agiter. Ce crayon –

          ce crayon peut rendre fou,

          mais il est       comment dire        compatissant.

          Il sait qu’il a une mission à remplir. Il y met du sien.

         Sans lui on se demanderait si l’autre est toujours

         au bout du fil,

         ou s’il est parti en nous laissant tout seul:

         c’est l’angoisse de l’abandon que ce crayon déjoue.

         Grâce à lui on devine, un peu par synecdoque,

 des doigts qui courent. On sait qu’il y a quelqu’un qui quelque part écrit pour nous. »

« Il a le mal du siècle qui n’est pas le sien ;
Il se sent l’héritier amer d’un spleen ancien. »

N’hésitez pas à partager, si vous aussi vous avez lu ce livre !

A très bientôt,

Little Meggy