#87 – Lecture Trevor Payre: Une vie de rêve

Hello les girafons !

Grâce au site Simplement.pro j’ai pu recevoir un service presse: je remercie donc l’auteur pour sa confiance.

CAILLET Anthony G. R., Trevor Payre: Une vie de rêve. Editions Atramenta (e-book), 2016.

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  • Résumé:

Trevor Payre est un richissime homme d’affaire qui, bien qu’à la tête de multiples entreprises telles que l’enseigne TextiPayre et la chaîne de fast-food McPayre, n’est pas un forçat du travail. Pour éviter ce dernier, Trevor est prêt à suivre sa pulpeuse secrétaire dans une ennuyante journée. Un acte anodin qui va changer sa vie. Mais passés le premier baiser vite gagné et les premiers jours de romance, l’aventure amoureuse s’étiole pour une âme assoiffée de nouvelles choses. C’est ce qui guidera Trevor, avec l’envie d’indigence, dans un périple autour du monde.

  • Mon avis:        13/20

Ce livre n’était clairement pas une lecture pour moi… J’ai détesté le personnage de Trevor qui est odieux, macho, égocentrique, etc… Il croit qu’avec l’argent on peut tout avoir, et ça m’a vraiment énervé… Le personnage de Trevor est tellement caricatural qu’heureusement cela permet d’apporter une bonne dose d’humour, mais ce n’était pas suffisant à mon goût. Le résumé nous promet de l’aventure: alors oui il y en a mais c’est tellement invraisemblable que ça n’a pas fonctionné avec moi. Les évènements arrivent trop brutalement, peut être que si cela avait été amené avec plus de tact, ils auraient paru plus plausibles. Quant à la romance, elle m’a fait bondir ! Comment est ce que Sandrine a t’elle pu tombée amoureuse de cet homme aussi détestable ? Mystère…  Cependant, la plume de l’auteur est agréable, ça se lit très vite. C’est une lecture divertissante pour laquelle il ne faudra pas être trop exigent…

  • Citations:

« Durant un long baiser des plus attendrissants, sans faux-semblant, Trevor semblait aux anges. Pas comme lorsqu’il décharge dans les méandres d’une bimbo chopée dans une boîte huppée, en étant com­plètement beurré comme une tartine. Non, à ce moment, il n’était que lui-même, sans protection contre son cœur, laissant libre cours à toutes les émotions. La vénus céleste avait apparemment un peu d’emprise sur ce chercheur d’or. »

A très bientôt,

Little Meggy

 

 

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#86 Lecture – Fahrenheit 451

Hello les girafons !

J’ai enfin lu un livre qui me tentait depuis très longtemps alors que ce n’est pas mon genre de prédilection: il s’agit d’un classique de la science fiction, j’ai nommé Fahrenheit 451 !

BRADBURY Ray, Fahrenheit 451. Editions Folio SF, 2000. 213 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

  • Mon avis:        16/20

Quelle distopie ! On plonge dans une société où tous les livres et les auteurs sont censurés. Les pensées sont dictées par la télévision, laissant presqu’aucun libre-arbitre à la population. Beaucoup de scènes m’ont mis hors de moi (ATTENTION SPOIL à surligner), notamment quand on apprend que c’est la femme de Montag qui a dénoncé son propre mari aux autorités pour avoir possédé des livres… J’ai trouvé assez fou que je le travail des pompiers soit de mettre le feu pour brûler tous les livres. Un passage m’a fait sourire car le narrateur se demande, si dans le passé, le travail des pompiers n’était pas d’éteindre le feu. Ce livre nous fait prendre conscience que la garantie de nos libertés est un combat permanent et qu’il faut se rappeler de l’histoire pour ne pas reproduire les même erreurs. Les médias omniprésents dans cette société sont très largement critiqués, dictant les « bonnes » conduites à la population sans leur laisser la possibilité de réfléchir et de débattre. Heureusement, la fin nous laisse un peu d’espoir, sinon la lecture serait vraiment très pesante.

L’auteur utilisé beaucoup de métaphores, mais cela se lit très facilement. De plus, le roman étant assez court donc on a pas le temps de s’ennuyer.

Ce livre nous fait beaucoup réfléchir, et est tristement plus d’actualité que jamais. si vous avez aimé 1984 ou Ravages, vous devrez aimer ce livre !

 

  • Citations

« Ce n’est pas ma conception de la sociabilité. on n’a là que des entonnoirs dans lesquels on verse de l’eau dont on voudrait vous faire croire que c’est du vin quand elle ressort par le petit bout. On nous abrutit tellement qu’à la fin de la journée on n’a plus qu’une envie: se coucher ou aller dans un parc d’Attractions bousculer les gens, casser des carreaux à l’Eclateur de vitres ou démolir des bagnoles à l’Ecrabouilleur de voitures avec la grosse boule en acier. »

« Après tout, on vit à l’époque du kleenex. On fait avec les gens comme avec les mouchoirs, on froisse après usage, on jette, on en prend un autre, on se mouche, on froisse, on jette. »

Et vous, avez-vous lu ce livre ?

A très bientôt,

Little Meggy

 

#85 Lecture – Un amour au long cours

Hello les girafons !

Grâce à la Masse Critique de Babelio, j’ai pu recevoir un livre: mais cette fois-ci ma seule critique ne suffisait pas. Il fallait faire participer son conjoint à cette lecture, afin d’avoir une critiques écrites à quatre mains. Merci aux éditions Anne Carrière et à Babelio pour cette chouette expérience !

HONGRE Jean-Sébastien, Un amour au long cours. Editions Anne carrière, 2017. 194 pages

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  • Résumé (4ème de couverture):

Existe-t-il une formule magique pour qu’un couple résiste au temps qui passe, à la pression du quotidien ? Anaïs et Franck y croient, ils ont décidé de tenir bon contre vents et marée. Au fil des années, ils ont mis au point des astuces, forgé des règles de vie qu’ils ont écrites et affichées sur leur frigidaire. Ainsi est née la  » Constitution du couple  » qu’ils ont établie pour se guider et se soutenir de jour en jour. Grâce à elles, ils ont pu traverser les grandes étapes de ce voyage qu’est toute vie conjugale: la naissance et l’éducation de leurs enfants (avec ce que cela a remué en eux de leur propre passé), les relations avec la belle-famille, une activité professionnelle chronophage, l’érosion du désir et des sentiments, la tentation de l’infidélité… Leurs filles devenues grandes, Anaïs et Franck revisitent les moments clés de ce combat commun, se découvrent des zones d’ombre et engagent un dialogue risqué. Ont-ils réussi leur pari ? L’amour peut-il réellement se décider ? Suffit-il de rester ensemble pour qu’il perdure ?

  • Mon avis :     15/20

Je dois d’abord mettre en garde, car je pense que le résumé m’a trompé: je m’attendais à ce que l’auteur partage une réelle expérience de vie, qu’il fasse une sorte de bilan sur sa vie de couple et nous montre quelles leçons en retenir. Mais il n’en est rien. Tout est romancé, les personnages qui s’échangent des lettres n’ont donc jamais existé. Et ce fut là ma première déception. Ils vont revenir sur leur vie de couple et leur vie de famille, sur les articles qui ont fondé leur Constitution. Les articles sont une très bonne idée: le couple va s’appuyer dessus pour éduquer leurs filles et survivre. Mais en revanche, de très nombreux choix de vie m’ont dérangée: en effet, le couple cloisonne les tâches à une seule et même personne, l’autre n’ayant plus le droit de donner son avis: par exemple, il y a le ministère du tourisme géré par Anaïs, Franck n’a donc plus son mot à dire là dessus. Et pour moi, il s’agit là d’une conduite d’évitement: en effet il est certain que si le sujet n’est pas abordé, ils ne risquent pas d’avoir de dispute. Mais est-ce bien sain pour un couple que l’autre ne puisse pas exprimer ses envies sur un sujet ? Je ne pense pas. L’auteur ne met, à mon goût, pas assez l’accent sur la communication, qui est pour moi le point le plus important pour la réussite d’un couple. S’il existe une formule magique pour la durabilité d’un couple, l’auteur ne m’a pas donné la réponse.

Au niveau de la forme, l’échange de lettres rend le roman dynamique, ce qui permet de le lire très vite. La plume est fluide et il y a de très jolies réflexions sur la vie de couple et la vie de famille. Et même si l’on n’est pas d’accord avec ce que raconte l’auteur, c’est un livre qui amène à réfléchir et à débattre.

  • L’avis de mon mari:

Existe-t-il une formule magique pour qu’un couple résiste au temps qui passe ? C’est donc la question que se pose l’auteur dans cet ouvrage. Question rhétorique s’il en est puisque posée selon un plurium interrogationum du plus bel effet : si les couples résistent, la raison sera de l’ordre du surnaturel, du magique. Soit, acceptons, du moins temporairement, ce prémisse et les autres égrenés tout au long du résumé, et plongeons nous dans l’histoire. L’histoire, oui, puisqu’il s’agit d’un roman, et non d’un essai philosophique, ni de la retranscription fidèle d’un témoignage de couple.

Le sujet reste néanmoins intéressant et la présentation de l’histoire sous forme d’un dialogue par articles de blog interposés, à la manière d’un match de ping-pong, donne au roman un rythme agréable à lire. Nous voyons d’emblée ce couple à l’existence aisée, au terme de plusieurs années de vie commune avec tout ce que cela implique comme évènements positifs et négatifs. L’utilisation d’un support informatique par les deux protagonistes pour communiquer et faire leurs rétrospectives est une bonne idée, déjà éprouvée d’ailleurs dans certaines psychothérapies pour sa capacité à permettre la prise de recul sur une situation ou un état émotionnel donné. La contrepartie est un discours parfois trop mécanique, trop dichotomique, bref pas assez humain. Mais après tout, rappelons-le, il ne s’agit pas d’un vrai témoignage mais de la vision d’un auteur, partagé en deux personnages.

L’analogie du couple et de la vie d’un État ou d’une Nation est au cœur de ce roman. Cette approche a son originalité pour mettre en exergue les idées fortes de l’auteur sur les raisons pouvant mener un couple à durer. Comparer le couple à un microcosme, une sorte de micro-état insulaire est une bonne idée, qui mériterait d’être approfondie au-delà du simple aspect constitutionnel.

Étonnamment, puisque loin du sujet de ce roman, on sent poindre par moments une certaine aversion du système médical français. Le point d’orgue étant le diagnostic médical posé par une des filles, non médecin, sous couvert d’esprit scientifique. Mais est-ce vraiment çà, la science ? Et d’ailleurs, est-ce vraiment utile à l’histoire ? S’agit-il d’une critique masquée mais néanmoins volontaire de la part de l’auteur ? Impossible à dire à la simple lecture.

Pour conclure, « un amour au long cours » est à prendre pour ce qu’il est vraiment, et non pour ce que le résumé voudrait nous faire croire. C’est-à-dire un roman, et non « un livre dans lequel tout le monde pourra se reconnaître (…) et qui pourrait s’avérer utile » telle une fresque de la société et de l’amour du XXIe siècle. Oui, j’ai apprécié la lecture de ce vrai-faux témoignage de couple, parfois touchant, mais toujours rythmée et bien écrit. Non, je ne me reconnais pas dans cette histoire, car il ne s’agit pas là de l’expérience d’un homme et d’une femme qui est contée et analysée rétrospectivement, mais surtout objectivement ou philosophiquement pour en tirer des règles, une Constitution. Mais au contraire de deux personnages, décrits par un seul auteur, et dont les actions sont expliquées avec un parti pris sur l’amour, la société, la vie de couple. Le lecteur doit donc doit accepter les prémisses pour pouvoir s’inclure dans l’histoire.

  • Citations:

« Ce n’était pas la passion qui nous animait mais un sentiment bien moins éphémère: l’envie de construire notre destin, de mener un long et unique voyage. »

« Nos esprits se sont concentrés sur les difficultés, alors qu’il serait juste d’écrire à un moment ou un autre que, somme toute, nous avons été heureux. Oui, heureux. »

 

A très bientôt,

 

Little Meggy

 

#84 Lecture – Autobiographie d’une courgette

Hello les girafons !

En ce moment, j’enchaine les lecture, l’automne me donne envie d’être lovée dans mon fauteuil sous un plaid, et de lire, lire et lire ! Ce livre me faisait très envie et je n’ai pas mis longtemps à le sortir de ma PAL.

PARIS Gilles, Autobiographie d’une courgette. Editions Le livre de poche, 2009. 255 pages.

autobiographie dune courgette

  • Résumé (4ème de couverture):

« Elle ressemble à une poupée de chiffon toute molle et ses yeux sont grands ouverts. Je pense aux films policiers où des tas de femmes de font tuer et après elles ressemblent à des tas de chiffons toutes mollets et je me dis « c’est ça, j’ai tué maman. »

Ainsi commence l’aventure d’Icare, alias Courgette, un petit garçon de neuf ans qui tue accidentellement sa mère alcoolique d’un coup de revolver. Paradoxalement, la vie s’ouvre à lui après cette tragédie, et peut-être même un peu grâce à elle. Placé dans un foyer, il pose avec une naïveté touchante son regard d’enfant sur un monde qu’il découvre et qui ne l’effraie pas. De forts liens d’amitié se créent entre lui et ses camarades. Et puis surtout, il tombe amoureux de Camille…

  • Mon avis:       18/20

Ce livre est une petite pépite. L’auteur a fait le choix d’écrire du point de vue de Courgette, la plume est donc simple et enfantine. Mais c’est tout ce qui fait la beauté de ce roman. L’auteur a réussi à me bouleverser: Courgette va vivre un évènement dramatique, pour autant, à aucun moment le récit devient lourd. Au contraire, il est plein d’espoir et d’optimisme. Avec humour et tendresse, on va suivre les péripéties de ce petit garçon dans son nouveau foyer. La force de ce roman est donc dans les mots et dans l’innocence de Courgette: c’est incroyable de voir la simplicité avec laquelle il arrive à surpasser les évènements tragiques. J’ai ri, j’ai pleuré, ce livre m’a vraiment touché, et je pense qu’il est accessible dès le collège. Ce roman m’a donné envie de retrouver l’insouciance de mon enfance…

  • Citations

« Les adultes, des fois, ça dit des choses stupides à cause de la peur qui leur dévore le cœur ». On finirait par croire que les enfants sont super débiles et qu’ils n’ont qu’une envie: se percer la gorge avec une sucette, ou se casser le cou à bicyclette, ou les jambes et les bras en descendant des escaliers, ou avaler de l’eau de Javel parce que ça change du Coca. »

« Des fois les grandes personnes faudrait les secouer pour faire tomber l’enfant qui dort à l’intérieur. »

Allez, dites-moi, avez vous lu ce livre ? Qu’en avez vous pensé ?

A très bientôt,

Little Meggy

 

#82 Lecture – lait et miel

Hello les girafons!

Je lis très peu de poésie, mais lorsque j’ai entendu parler de ce recueil écrit en prose par une auteure féministe canadienne et originaire d’Inde, j’ai été très curieuse de le découvrir.

KAUR Rupi, lait et miel. Editions Charleston, 2017. 204 pages.

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  • Résumé: (4ème de couverture):

voici le voyage d’une
survie grâce à la poésie
voici mes larmes, ma suer et mon sang
de vingt et un ans
voici mon cœur
dans tes mains
voici la blessure
l’amour
la rupture
la guérison

– rupi kaur –

  • Mon avis:      19/20

Ce recueil est divisé en quatre parties: souffrir, aimer, rompre et guérir. A l’intérieur de chaque partie on retrouve donc des poèmes en prose mais aussi des illustrations de l’auteur. La femme est au cœur des poèmes, et on va aborder des thèmes extrêmement durs comme le viol, la rupture. Heureusement, elle va aussi nous parler d’amour, d’acceptation de soi, de féminisme. Les mots qu’elle utilise sont percutants et m’ont touchés au plus profond de moi. Je suis émerveillée de voir qu’avec aussi peu de mots, Rupi Kaur arrive à nous faire passer autant d’émotions. On ne peut qu’être bouleversé par cette lecture, pour autant, on ressort plein d’espoir. L’auteure met les mots sur ces émotions que l’on a ressenti à un moment ou un autre de notre vie. Elle met le doigt là où ça fait mal pour nous aider à guérir. La particularité de ses textes est qu’elle n’utilise pas de majuscule, et très rarement de la ponctuation. Au départ cela peut déranger, mais l’on s’y habitue très vite.

Je pense que c’est un recueil qu’il faut avoir dans sa bibliothèque, et y piocher quelquefois un poème ou deux, notamment lorsque l’on a besoin de rebooster sa confiance en soi.

  • Citations:

je ne suis pas partie parce que
j’ai cessé de t’aimer
je suis partie parce que
plus je restais moins
je m’aimais

tu dois commencer une relation
avec toi
avant quiconque

dessin rupi kaurN’hésitez pas à partager vos impressions si vous aussi, vous avez lu ce recueil !

A très bientôt,

Little Meggy

 

#81 Lecture – Songe à la douceur

Hello les girafons !

Je vous présente un roman un peu spécial dans sa forme puisqu’il est écrit en vers.

BEAUVAIS Clémentine, Songe à la douceur. Editions Sarbacane, collection Exprim’, 2016. 239 pages.

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  • Résumé (éditeur):

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il ne peut plus vivre loin d’elle. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur, c’est l’histoire de ces deux histoires d’amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans, à ce moment-là d’une vie, peuvent changer.

  • Mon avis:        15/20

Je m’attendais à avoir un coup de cœur pour ce livre mais ça n’a pas été le cas. Je suis très mitigée: j’ai trouvé la forme très originale et poétique, mais l’histoire en elle-même ne m’a pas transcendé le moins du monde. L’atout de ce livre est la plume de Clémentine Beauvais qui est pleine de poésie. Elle utilise beaucoup de comparaisons et de métaphores, on voit que chaque mot est choisi avec soin. En revanche, l’histoire en elle-même ne m’a pas emporté: on a au final une histoire d’amour assez banal où il ne se passe pas grand chose. Mais ce qui m’a le plus dérangé, c’est que l’histoire manque à mon goût d’une bouffée d’espoir. Je n’ai pas tellement accroché avec les personnages, qui je trouve, n’ont pas assez pris leur destin en main et sont restés bien trop longtemps passifs face à l’amour qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre. La narration m’a également dérangé: c’est un narrateur omniscient qui fait des commentaires sur les personnages, et je n’ai pas aimé ce procédé, que je trouve trop intrusif. La partie que j’ai peut-être la plus appréciée, c’est lorsque l’on découvre le fameux drame qui a séparé Tatiana et Eugène. En bref, c’est une lecture qui change de par sa forme mais qui n’est pas exceptionnelle dans le fond.

  • Citations:

« Le crayon se remit à s’agiter. Ce crayon –

          ce crayon peut rendre fou,

          mais il est       comment dire        compatissant.

          Il sait qu’il a une mission à remplir. Il y met du sien.

         Sans lui on se demanderait si l’autre est toujours

         au bout du fil,

         ou s’il est parti en nous laissant tout seul:

         c’est l’angoisse de l’abandon que ce crayon déjoue.

         Grâce à lui on devine, un peu par synecdoque,

 des doigts qui courent. On sait qu’il y a quelqu’un qui quelque part écrit pour nous. »

« Il a le mal du siècle qui n’est pas le sien ;
Il se sent l’héritier amer d’un spleen ancien. »

N’hésitez pas à partager, si vous aussi vous avez lu ce livre !

A très bientôt,

Little Meggy

#80 Lecture – L’accusé du Ross-Shire

Hello les girafons !

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance d’être sélectionnée sur Babelio pour recevoir un livre en échange d’une critique. Je tiens donc à les remercier ainsi que les éditions Sonatine.

MACRAE BURNET Graeme, L’accusé du Ros-Shire. Editions Sonatine, 2017. 330 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Alors qu’il fait des recherches généalogiques sur ses ancêtres écossais, Graeme Macrae Burnet découvre des archives relatives à une étrange affaire. En 1869, Roderick Macrae, dix-sept ans, a été arrêté après un triple assassinat dans un village isolé des Highlands. Dans un document écrit, le jeune homme relate sa vie et ses meurtres, sans jamais donner le moindre détail sur ses mobiles. Hormis ce récit, aucune preuve tangible de sa culpabilité n’a été trouvée. Était-il tout simplement fou ? Graeme Macrae Burnet nous livre toutes les pièces du procès : témoignages, articles de journaux, rapports des médecins. Peu à peu, le doute s’installe. Le récit de ces crimes est-il bien l’œuvre de ce jeune garçon, a priori illettré ? S’agit-il d’un faux ? Si c’est le cas, que s’est-il réellement passé ? La solution semble se trouver dans la vie de cette petite communauté repliée sur elle-même, où chacun doit rester à sa place, sous peine de connaître les pires ennuis.

  • Mon avis:      16/20

Il est très difficile de classer ce livre dans un genre précis: il s’agit tantôt d’un policier où rapports médicaux, procès et témoignages vont se suivre, tantôt d’un roman historique, tantôt d’une biographie tellement les faits qui nous sont narrés semblent réels. On peut dire que ce livre nous fait sortir de notre zone de confort. Une grande partie du roman est dédiée au récit de Roderick Macrae qui va raconter comment il est venu à commettre 3 meurtres. La construction du roman est vraiment unique et intéressante. L’intrigue de l’histoire n’est pas tant de savoir s’il est coupable ou non puisque c’est un fait qui semble être acquis dès le début du livre, mais plus de savoir s’il était en pleine possession de ses facultés mentales, c’est à dire était-il « aliéné » ou non au moment des meurtres ?

On rentre très facilement dans l’histoire, l’écriture étant soignée et très riche. Un glossaire est mis à disposition pour se familiariser avec le vocabulaire employé. L’histoire me semble tellement plausible que je n’ai toujours pas compris si c’était une histoire vraie ou non. Ce qui montre je pense du talant de narration de l’auteur. Il me faut tout de même vous avertir que le récit du criminel est dur: le contexte social, la relation du meurtrier avec son père, le décès de sa mère, le détail de ses meurtres rendent parfois le récit difficile.

Je suis ravie d’avoir pu découvrir ce roman, car je pense que je ne me saurais jamais arrêtée dessus si je l’avais croisé en librairie.

  • Citations:

« Il me demanda si je regrettais ce que j’avais fait. Je lui répondis que non et que, de toute façon, cela importait peu puisque, regrets ou pas, ce qui était fait ne pouvait être défait. »

« J’avais accompli ce que j’étais venu faire et, n’ayant nulle intention de nier ma culpabilité, son meurtre n’aurait servi à rien. Dans tous les cas, tuer une vieille femme sans défense eût été un geste cruel et je n’en avais pas le cœur. »

L’Accusé du Ross-Shire

A très bientôt,

Little Meggy

 

 

#78 Lecture – Le cirque des rêves

Hello les girafons !

J’étais très curieuse de découvrir Le cirque des rêves car j’en ai lu beaucoup de bien sur les critiques. Pourtant mon avis reste assez mitigé…

MORGENSTERN Erin, Le cirque des rêves. Editions Flammarion, 2012. 496 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

« Le cirque arrive sans crier gare. Aucune annonce ne précède sa venue, aucune affiche sur les réverbères, aucune publicité dans les journaux. Il est simplement là, alors qu’hier il ne l’était pas. » Sous les chapiteaux rayés de noir et de blanc, c’est une expérience unique, une fête pour les sens où chaque visiteur peut se perdre avec délice dans un dédale de nuages, flâner dans un luxuriant jardin de glace, s’émerveiller et se laisser enivrer… BIENVENUE AU CIRQUE DES RÊVES ! Derrière la fumée et les miroirs, la compétition fait rage. Deux jeunes illusionnistes, Celia et Marco, s’affrontent dans un combat magique pour lequel ils sont entraînés depuis l’enfance. Cependant ils s’aiment, et cette passion pourrait leur être fatale.

  • Mon avis:   15/20

L’atout majeur de ce livre est l’univers créé par l’auteur. On entre dans ce cirque plein de mystères où la magie prend une place importante sur le réel. Je trouve d’ailleurs que la couverture reflète très bien l’ambiance du livre. L’histoire d’amour entre Célia et Marco n’est, à mes yeux, pas assez au centre de l’intrigue, laissant trop de place au Cirque des rêves tel un personnage à part entière. Le cirque va être décrit en long, en large et en travers, ainsi que l’apprentissage des différents personnages (et des personnages il y en a beaucoup !), mais il ne va pas être facile de faire tout de suite les liens. Il faut de la concentration pour réussir à rentrer et comprendre l’histoire. Ce qui explique pourquoi j’ai mis plus de 2 semaines à le lire !

La plume de l’auteur est très soignée, riche et envoutante, même si j’ai pu retrouver des longueurs. Ce qui m’a également parfois dérangé, c’est la chronologie du livre. En effet, au début de chaque chapitre, il y a une date, et il est important d’y faire attention, surtout au début au risque d’être complètement perdu dans l’histoire.

En bref, c’est une histoire pleine de magie et très agréable à lire, mais il m’a fallut persévérer pour pouvoir rentrer dans l’histoire.

  • Citations:

« Les gens voient ce qu’ils ont envie de voir. Et la plupart du temps, ils voient ce qu’on leur dit de voir. »

« Le passé vous colle à la peau comme le sucre en poudre sur les doigts. Il y en a qui arrivent à s’en débarrasser, mais il est toujours là, toutes ces choses, ces événements qui vous ont amenés là où vous êtes. »

Avez-vous ou comptez-vous lire ce roman ?

A très bientôt,

Little Meggy

#75 Lecture – Voyages inattendus

Hello les girafons !

Grâce à SimPlement, j’ai pu découvrir un nouveau roman que j’ai eu en service de presse. C’est à priori un premier roman.

CAETANO Janaina, Voyages inattendus. Auto-édité (numérique), 2017. 95 pages.

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  • Résumé (éditeur):

C’est l’histoire d’Osange, une femme qui hésite entre deux hommes. Ayant toujours été un peu timide, sans être prude non plus, elle demande l’avis d’une de ses amies, Karla.
Suite à un accident, Osange se retrouve à l’hôpital. Viendront-ils la voir ? Tiennent-ils vraiment à elle ? Le choix sera difficile, car avec eux Osange découvre les multiples facettes des joies charnelles. D’un côté, Eduardo : pétillant brésilien adepte de la capoeira, qui boit les paroles d’Osange. De l’autre côté : Gustav, mystérieux homme cultivé qui semble se jouer d’elle. Que cache l’exubérance d’Eduardo ? Et la retenue de Gustav ? Osange va peu à peu dévoiler à Karla l’étrange manière dont elle a fait la connaissance de ses deux amants.

  • Mon avis:     15/20

L’histoire présente une alternance entre le présent où Osange, hospitalisée suite à un accident de voiture raconte à son amie Karla ses aventures sentimentales et entre les aventures elles-mêmes. Cela donne un bon rythme au récit. L’auteur a classé son livre dans la catégorie érotisme: il y a effectivement des scènes sensuelles, mais sans aller dans le choquant et le trash, ce qui me convient très bien. En revanche, j’ai trouvé que l’on fouillé pas assez dans les sentiments amoureux, on parle beaucoup de désir, mais j’ai eu l’impression qu’Osange ne se préoccupait pas des sentiments de ses partenaires, je l’ai trouvé un peu trop sûre d’elle. En racontant les aventures amoureuses d’Osange, l’auteur nous fait voyager entre Venise et Rio de Janeiro, et je trouve que l’ambiance de chaque pays est très bien retranscrite. Il y a quelques maladresse dans l’écriture, mais l’histoire devient vite addictive et le livre se lit d’une traite. Osange doit choisir entre Eduardo et Gustav que tout oppose, et son choix final est…surprenant ! Bref, c’est une lecture sympathique, sans prise de tête mais dont je pense les sentiments des personnages auraient pu être un peu plus creusés.

  • Citations:

« L’océan atlantique s’étalait dans toute sa splendeur. Vu d’aussi haut il semblait si calme, bien loin de cette fascinante mélopée que l’on pouvait entendre sur la plage. »

« Où tout cela nous mènera-t-il ? Peu importe. C’est le chemin qui compte. »

A très bientôt,

Little Meggy

#74 Lecture – Les lettres de Rose

Hello les girafons !

En ce moment, j’enchaine les bonnes lectures. Je viens d’avoir un petit coup de cœur pour cette romance dont on a beaucoup entendu parler sur les blogs:

SABART Clarisse, Les lettres de Roses. Editions Charleston, 2016. 382 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Lola a été adoptée à l’âge de trois mois. Près de trente ans plus tard, elle travaille dans le salon de thé de ses parents, en attendant de trouver enfin le métier de ses rêves : libraire. a vie va basculer lorsqu’elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué un étrange héritage : une maison et son histoire dans le petit village d’Aubéry, à travers des lettres et des objets lui apprenant ses origines. ais tous les habitants ne voient pas d’un bon œil cette étrangère, notamment Vincent, son cousin. Et il y a également le beau Jim, qui éveille en elle plus de sentiments qu’elle ne le voudrait…

  • Mon avis:     20/20

Je suis tombée sous le charme de l’écriture de Clarisse Sabart. J’ai trouvé sa plume pleine de douceur, elle nous conte l’histoire de la famille de Lola avec beaucoup de sensibilité. Le récit est découpé entre le présent où Lola découvre ses origines et entre le passé à travers les lettres et carnets de ses ancêtres. On va découvrir l’histoire de son arrière grand-mère au début du 20ème siècle et petit à petit on va remonter jusqu’à sa mère. Et j’ai vraiment été entrainé dans les révélations qui sont faites tout autour de l’histoire de Lola, mais pour autant, j’aimais tellement les personnages que je voulais prendre mon temps pour repousser au maximum le moment où je devrai les laisser.  Heureusement, il existe un préquel nommé Lola où on découvre l’histoire des parents adoptifs de Lola. Je la lirai très prochainement ! Beaucoup de personnages vont faire leur apparition, mais les liens entre eux sont très bien décrits et à aucun moment j’ai été perdu. Les alternances entre le passé et la romance de Lola sont très bien réparties, je n’ai pas trouvé de longueur. J’ai versé ma petite larme à la fin, touchée par la vérité qui éclate enfin. J’ai particulièrement apprécié les références qui sont faites à la littérature et à l’évolution de la mode. Je lirai sans hésiter son autre roman La plage de la mariée.

  • Citations:

« Il ne reste de l’enfance que ce que nous voulons en conserver. »

« Je pense que ton imagination a besoin d’être stimulée. Tu verras comme se plonger dans un livre et se prendre de sympathie pour les personnages, vouloir découvrir à tout prix la fin de l’histoire, tout cela te fera te sentir moins seule. »

A très bientôt,

Little Meggy