#80 Lecture – L’accusé du Ross-Shire

Hello les girafons !

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance d’être sélectionnée sur Babelio pour recevoir un livre en échange d’une critique. Je tiens donc à les remercier ainsi que les éditions Sonatine.

MACRAE BURNET Graeme, L’accusé du Ros-Shire. Editions Sonatine, 2017. 330 pages.

l'accusé

  • Résumé (4ème de couverture):

Alors qu’il fait des recherches généalogiques sur ses ancêtres écossais, Graeme Macrae Burnet découvre des archives relatives à une étrange affaire. En 1869, Roderick Macrae, dix-sept ans, a été arrêté après un triple assassinat dans un village isolé des Highlands. Dans un document écrit, le jeune homme relate sa vie et ses meurtres, sans jamais donner le moindre détail sur ses mobiles. Hormis ce récit, aucune preuve tangible de sa culpabilité n’a été trouvée. Était-il tout simplement fou ? Graeme Macrae Burnet nous livre toutes les pièces du procès : témoignages, articles de journaux, rapports des médecins. Peu à peu, le doute s’installe. Le récit de ces crimes est-il bien l’œuvre de ce jeune garçon, a priori illettré ? S’agit-il d’un faux ? Si c’est le cas, que s’est-il réellement passé ? La solution semble se trouver dans la vie de cette petite communauté repliée sur elle-même, où chacun doit rester à sa place, sous peine de connaître les pires ennuis.

  • Mon avis:      16/20

Il est très difficile de classer ce livre dans un genre précis: il s’agit tantôt d’un policier où rapports médicaux, procès et témoignages vont se suivre, tantôt d’un roman historique, tantôt d’une biographie tellement les faits qui nous sont narrés semblent réels. On peut dire que ce livre nous fait sortir de notre zone de confort. Une grande partie du roman est dédiée au récit de Roderick Macrae qui va raconter comment il est venu à commettre 3 meurtres. La construction du roman est vraiment unique et intéressante. L’intrigue de l’histoire n’est pas tant de savoir s’il est coupable ou non puisque c’est un fait qui semble être acquis dès le début du livre, mais plus de savoir s’il était en pleine possession de ses facultés mentales, c’est à dire était-il « aliéné » ou non au moment des meurtres ?

On rentre très facilement dans l’histoire, l’écriture étant soignée et très riche. Un glossaire est mis à disposition pour se familiariser avec le vocabulaire employé. L’histoire me semble tellement plausible que je n’ai toujours pas compris si c’était une histoire vraie ou non. Ce qui montre je pense du talant de narration de l’auteur. Il me faut tout de même vous avertir que le récit du criminel est dur: le contexte social, la relation du meurtrier avec son père, le décès de sa mère, le détail de ses meurtres rendent parfois le récit difficile.

Je suis ravie d’avoir pu découvrir ce roman, car je pense que je ne me saurais jamais arrêtée dessus si je l’avais croisé en librairie.

  • Citations:

« Il me demanda si je regrettais ce que j’avais fait. Je lui répondis que non et que, de toute façon, cela importait peu puisque, regrets ou pas, ce qui était fait ne pouvait être défait. »

« J’avais accompli ce que j’étais venu faire et, n’ayant nulle intention de nier ma culpabilité, son meurtre n’aurait servi à rien. Dans tous les cas, tuer une vieille femme sans défense eût été un geste cruel et je n’en avais pas le cœur. »

L’Accusé du Ross-Shire

A très bientôt,

Little Meggy

 

 

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#78 Lecture – Le cirque des rêves

Hello les girafons !

J’étais très curieuse de découvrir Le cirque des rêves car j’en ai lu beaucoup de bien sur les critiques. Pourtant mon avis reste assez mitigé…

MORGENSTERN Erin, Le cirque des rêves. Editions Flammarion, 2012. 496 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

« Le cirque arrive sans crier gare. Aucune annonce ne précède sa venue, aucune affiche sur les réverbères, aucune publicité dans les journaux. Il est simplement là, alors qu’hier il ne l’était pas. » Sous les chapiteaux rayés de noir et de blanc, c’est une expérience unique, une fête pour les sens où chaque visiteur peut se perdre avec délice dans un dédale de nuages, flâner dans un luxuriant jardin de glace, s’émerveiller et se laisser enivrer… BIENVENUE AU CIRQUE DES RÊVES ! Derrière la fumée et les miroirs, la compétition fait rage. Deux jeunes illusionnistes, Celia et Marco, s’affrontent dans un combat magique pour lequel ils sont entraînés depuis l’enfance. Cependant ils s’aiment, et cette passion pourrait leur être fatale.

  • Mon avis:   15/20

L’atout majeur de ce livre est l’univers créé par l’auteur. On entre dans ce cirque plein de mystères où la magie prend une place importante sur le réel. Je trouve d’ailleurs que la couverture reflète très bien l’ambiance du livre. L’histoire d’amour entre Célia et Marco n’est, à mes yeux, pas assez au centre de l’intrigue, laissant trop de place au Cirque des rêves tel un personnage à part entière. Le cirque va être décrit en long, en large et en travers, ainsi que l’apprentissage des différents personnages (et des personnages il y en a beaucoup !), mais il ne va pas être facile de faire tout de suite les liens. Il faut de la concentration pour réussir à rentrer et comprendre l’histoire. Ce qui explique pourquoi j’ai mis plus de 2 semaines à le lire !

La plume de l’auteur est très soignée, riche et envoutante, même si j’ai pu retrouver des longueurs. Ce qui m’a également parfois dérangé, c’est la chronologie du livre. En effet, au début de chaque chapitre, il y a une date, et il est important d’y faire attention, surtout au début au risque d’être complètement perdu dans l’histoire.

En bref, c’est une histoire pleine de magie et très agréable à lire, mais il m’a fallut persévérer pour pouvoir rentrer dans l’histoire.

  • Citations:

« Les gens voient ce qu’ils ont envie de voir. Et la plupart du temps, ils voient ce qu’on leur dit de voir. »

« Le passé vous colle à la peau comme le sucre en poudre sur les doigts. Il y en a qui arrivent à s’en débarrasser, mais il est toujours là, toutes ces choses, ces événements qui vous ont amenés là où vous êtes. »

Avez-vous ou comptez-vous lire ce roman ?

A très bientôt,

Little Meggy

#75 Lecture – Voyages inattendus

Hello les girafons !

Grâce à SimPlement, j’ai pu découvrir un nouveau roman que j’ai eu en service de presse. C’est à priori un premier roman.

CAETANO Janaina, Voyages inattendus. Auto-édité (numérique), 2017. 95 pages.

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  • Résumé (éditeur):

C’est l’histoire d’Osange, une femme qui hésite entre deux hommes. Ayant toujours été un peu timide, sans être prude non plus, elle demande l’avis d’une de ses amies, Karla.
Suite à un accident, Osange se retrouve à l’hôpital. Viendront-ils la voir ? Tiennent-ils vraiment à elle ? Le choix sera difficile, car avec eux Osange découvre les multiples facettes des joies charnelles. D’un côté, Eduardo : pétillant brésilien adepte de la capoeira, qui boit les paroles d’Osange. De l’autre côté : Gustav, mystérieux homme cultivé qui semble se jouer d’elle. Que cache l’exubérance d’Eduardo ? Et la retenue de Gustav ? Osange va peu à peu dévoiler à Karla l’étrange manière dont elle a fait la connaissance de ses deux amants.

  • Mon avis:     15/20

L’histoire présente une alternance entre le présent où Osange, hospitalisée suite à un accident de voiture raconte à son amie Karla ses aventures sentimentales et entre les aventures elles-mêmes. Cela donne un bon rythme au récit. L’auteur a classé son livre dans la catégorie érotisme: il y a effectivement des scènes sensuelles, mais sans aller dans le choquant et le trash, ce qui me convient très bien. En revanche, j’ai trouvé que l’on fouillé pas assez dans les sentiments amoureux, on parle beaucoup de désir, mais j’ai eu l’impression qu’Osange ne se préoccupait pas des sentiments de ses partenaires, je l’ai trouvé un peu trop sûre d’elle. En racontant les aventures amoureuses d’Osange, l’auteur nous fait voyager entre Venise et Rio de Janeiro, et je trouve que l’ambiance de chaque pays est très bien retranscrite. Il y a quelques maladresse dans l’écriture, mais l’histoire devient vite addictive et le livre se lit d’une traite. Osange doit choisir entre Eduardo et Gustav que tout oppose, et son choix final est…surprenant ! Bref, c’est une lecture sympathique, sans prise de tête mais dont je pense les sentiments des personnages auraient pu être un peu plus creusés.

  • Citations:

« L’océan atlantique s’étalait dans toute sa splendeur. Vu d’aussi haut il semblait si calme, bien loin de cette fascinante mélopée que l’on pouvait entendre sur la plage. »

« Où tout cela nous mènera-t-il ? Peu importe. C’est le chemin qui compte. »

A très bientôt,

Little Meggy

#74 Lecture – Les lettres de Rose

Hello les girafons !

En ce moment, j’enchaine les bonnes lectures. Je viens d’avoir un petit coup de cœur pour cette romance dont on a beaucoup entendu parler sur les blogs:

SABART Clarisse, Les lettres de Roses. Editions Charleston, 2016. 382 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Lola a été adoptée à l’âge de trois mois. Près de trente ans plus tard, elle travaille dans le salon de thé de ses parents, en attendant de trouver enfin le métier de ses rêves : libraire. a vie va basculer lorsqu’elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué un étrange héritage : une maison et son histoire dans le petit village d’Aubéry, à travers des lettres et des objets lui apprenant ses origines. ais tous les habitants ne voient pas d’un bon œil cette étrangère, notamment Vincent, son cousin. Et il y a également le beau Jim, qui éveille en elle plus de sentiments qu’elle ne le voudrait…

  • Mon avis:     20/20

Je suis tombée sous le charme de l’écriture de Clarisse Sabart. J’ai trouvé sa plume pleine de douceur, elle nous conte l’histoire de la famille de Lola avec beaucoup de sensibilité. Le récit est découpé entre le présent où Lola découvre ses origines et entre le passé à travers les lettres et carnets de ses ancêtres. On va découvrir l’histoire de son arrière grand-mère au début du 20ème siècle et petit à petit on va remonter jusqu’à sa mère. Et j’ai vraiment été entrainé dans les révélations qui sont faites tout autour de l’histoire de Lola, mais pour autant, j’aimais tellement les personnages que je voulais prendre mon temps pour repousser au maximum le moment où je devrai les laisser.  Heureusement, il existe un préquel nommé Lola où on découvre l’histoire des parents adoptifs de Lola. Je la lirai très prochainement ! Beaucoup de personnages vont faire leur apparition, mais les liens entre eux sont très bien décrits et à aucun moment j’ai été perdu. Les alternances entre le passé et la romance de Lola sont très bien réparties, je n’ai pas trouvé de longueur. J’ai versé ma petite larme à la fin, touchée par la vérité qui éclate enfin. J’ai particulièrement apprécié les références qui sont faites à la littérature et à l’évolution de la mode. Je lirai sans hésiter son autre roman La plage de la mariée.

  • Citations:

« Il ne reste de l’enfance que ce que nous voulons en conserver. »

« Je pense que ton imagination a besoin d’être stimulée. Tu verras comme se plonger dans un livre et se prendre de sympathie pour les personnages, vouloir découvrir à tout prix la fin de l’histoire, tout cela te fera te sentir moins seule. »

A très bientôt,

Little Meggy

 

#73 Lecture – La liste de mes envies

Hello les girafons !

Sur Livraddict, je participe à plusieurs challenges, dont celui « objectif du mois »: l’objectif du mois d’août était de lire un roman adapté au cinéma. Et dans ma PAL, j’avais La liste de mes envies qui m’attendait sagement.

DELACOURT Grégoire, La liste de mes envies. Editions France Loisirs, 2012. 186 pages.

couv la liste de mes envies

  • Résumé: (4ème de couverture)

Jeune fille, Jocelyne rêvait de mode et de prince charmant. Mais la vie est passée par là, et à 47 ans, la mercière d’Arras doit se contenter d’un mari indifférent et d’un blog sur la dentelle. Quand un heureux concours de circonstances lui offre le gros lot du loto, Jocelyne réalise qu’elle a de quoi réaliser tous ses désirs. Grisée par cette perspective, elle décide de prendre son temps avant d’en parler à ses proches et en attendant, fait la liste de tout ce qu’elle pourrait s’offrir, achats utiles ou folies inconsidérées … Elle se méfie de cet argent tombé du ciel, n’aurait-elle finalement pas plus à perdre qu’à gagner ?

  • Mon avis:      17/20 

Lorsque j’ai commencé le livre, je n’avais pas lu le résumé. Je ne m’attendais donc pas du tout à ce que ça parle d’une femme gagnant au loto. Bien que le récit soit court, l’auteur va nous permettre de se poser plein de questions sur l’argent, l’amour et le bonheur. L’argent fait-il le bonheur ? A qui peut-on faire confiance ? Et si moi demain je gagnai au loto, à qui je le dirai ? La narratrice va faire des confidences sur son passé rempli de plusieurs drames en l’opposant avec sa situation actuelle, c’est-à-dire celui d’une gagnante du loto qui n’arrive pas à le dire à ses proches. L’écriture est très accessible: l’auteur utilise des phrases courtes et des petits chapitres, ce qui permet de lire le livre d’une traite. Le seul point que j’aurai à reprocher est le fait que j’aurai préféré que le personnage principal soit un homme, étant donné que l’auteur est un homme. Mais ce n’est qu’un détail.

J’ai maintenant très envie de voir le film sorti en 2014 avec Mathilde Seigner et Marc Lavoine.

  • Citations:

« Vous voyez, on se ment toujours. Parce que l’amour ne résisterait pas à la vérité.

« Parce que nos besoins sont nos petits rêves quotidiens. Ce sont nos petites choses à faire, qui nous projettent à demain, à après-demain, dans le futur ; ces petits rien qu’on achètera la semaine prochaine et qui nous permettent de penser que la semaine prochaine, on sera  encore  vivants. »

Qui a lu le livre ? Ou vu le film ?

A très bientôt

Little Meggy

 

 

#72 Lecture – Calyx

Hello les girafons !

Grâce au site SimPlement et à l’auteur LiliEhlm, j’ai pu recevoir en service presse le roman Calyx en version numérique.

LiliEhlm, Calyx. Auto-édité, 2017. 50 pages

calyx

  • Résumé:

Deux ans avant leur majorité, tous les Vampires vivant en Angleterre et ayant les moyens – provenant des familles nobles – se rendent à l’École. Ville auto-gérée depuis plusieurs centaines d’années, construite pour contrôler le flux de Vampires, elle est aussi le lieu où tous les Calices sont éduqués à leur rôle, jusqu’à leur majorité révolue.
Un lien se crée alors entre Calice et Vampire qui, s’il n’est pas forcément amoureux, se tisse pour l’Éternité. Voici le monde de Suzan, Calice désormais âgé d’une vingtaine d’années, venant de perdre son meilleur ami, Liam. Lui aussi était un Calice. Mais sans Vampire. Ce dernier étant décédé avant la majorité du garçon, il devenait un Obligé. Un Calice soumis à des règles aberrantes et strictes. Suzan ne comprend pas comment l’État et le Système du monde où il vit ont pu laisser faire ça, sans réagir. Surtout que Liam n’est pas le premier. Et ne sera pas le dernier. Sauf si Suzan arrive à convaincre son Vampire d’y remédier.

  • Mon avis:         13/20

L’auteur a créé un univers original: je n’avais jamais lu de livres avec comme thématique les vampires; et je dois dire que cela m’a plutôt plus. Suzan va « se battre » pour obtenir des lois plus justes envers une catégorie de calices qu’on appelle « les obligés ». Ceux-ci ont très peu de droits et libertés. La situation de départ m’a plu mais malheureusement, j’ai trouvé que le thème n’avait pas été assez approfondie. Avec un sujet comme celui-ci, je pense qu’il y aurait eu matière à aller plus loin dans les réflexions. Les évènements s’enchainent un peu trop facilement: l’histoire se passe sur une dizaine de jours, et en dix jours, on a résolu le problème, ou presque. Je trouve cela beaucoup trop simple et peu probable. Il y avait matière à faire plus. L’écriture de l’auteur est fluide, mais elle présente quelques maladresses. Je reste un peu sur ma faim…

  • Citations: 

Le sang de leur Calice étant sacré, la première morsure est la plus importante. La plus pure. Celle qui lie pour l’Éternité.

A très bientôt,

Little Meggy

#70 Lecture – Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers

Hello les girafons !

C’est une petite pépite de la littérature jeunesse que je viens vous présenter: j’en avais énormément entendu parler sur YouTube et les blogs, et je comprends aujourd’hui pourquoi ce livre a tant plu !

ALIRE SAENZ Benjamin, Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers. Edition PKJ, 2015. 359 pages

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  • Résumé (4ème de couverture):

Ari, quinze ans, est u adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n’ont à priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais… C’est donc l’un avec l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l’univers.

  • Mon avis:      20/20

Ce livre mérite tout l’engouement qu’il a eu sur les blogs et Booktube. C’est une petite pépite. Alors certes c’est un roman jeunesse, donc l’écriture est simple et comporte beaucoup de dialogues. Mais l’écriture a ce petit quelque chose qui est presque poétique et les sujets abordés n’en sont pas moins sérieux. L’histoire de ces deux garçons est bouleversante: à travers leur adolescence, plusieurs thèmes sont abordés dont celui des tabous, des relations parents-adolescents, de l’homosexualité, de l’amitié et de la violence. Et ces thèmes sont tellement bien traités que j’en ai été ému jusqu’aux larmes. Les personnages (aussi bien les principaux que les secondaires) sont tellement touchants, qu’on a l’impression de vivre avec eux tous les évènements. C’est la première fois dans la littérature jeunesse que je vois que les personnages n’ont pas peur de dire qu’ils aiment leurs parents et qu’ils sont même nécessaires à leur développement. Et ce point m’a énormément plu et touché. Ce roman est à mettre entre toutes les mains des adolescent(e)s et peut-être même des parents d’adolescents, pour les aider à comprendre toutes les difficultés liées à cette période de la vie.

  • Citations:

« Le problème, c’est que ma vie était l’idée de quelqu’un d’autre. »

« Un autre secret de l’univers : parfois, la douleur est comme une tempête venue de nulle part. La matinée la plus ensoleillée peut se conclure par un orage. Par des éclairs et du tonnerre. « 

A priori, d’après ce que j’ai pu lire, une suite est prévue à ce roman.

A très bientôt,

Little Meggy

 

#69 Lecture – Ravage

Hello les girafons !

Je vous présente ma dernière lecture: Ravage de René Barjavel. Il s’agit d’un roman de science fiction post-apocalyptique (genre que je lis très peu!).

BARJAVEL René, Ravage. Edition folio, 1946. 311 pages.

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Résumé (4ème de couverture):

De l’autre côté de la Seine une coulée de quintessence enflammée atteint, dans les sous-sols de la caserne de Chaillot, ancien Trocadéro, le dépôt de munitions et le laboratoire de recherche des poudres. Une formidable explosion entrouvre la colline. Des pans de murs, des colonnes, des rochers, des tonnes de débris montent au-dessus du fleuve, retombent sur la foule agenouillée qui râle son adoration et sa peur, fendent les crânes, arrachent les membres, brisent les os. Un énorme bloc de terre et de ciment aplatit d’un seul coup la moitié des fidèles de la paroisse du Gros-Caillou. En haut de la Tour, un jet de flammes arrache l’ostensoir des mains du prêtre épouvanté.

  • Mon avis:    17/20

Le roman se passe en 2052. Et je pense qu’il est important lors de la lecture de garder en tête que cela a été écrit en 1943. Cela permettra de comprendre pourquoi René Barjavel était visionnaire sur certains points, et que sur d’autres, il était loin de la vérité.

En effet, j’ai adoré le monde qu’il s’était imaginé en 2052: il avait anticipé que les hommes dépendraient entièrement de l’électricité: celle-ci devient nécessaire aux déplacements, à la cuisine, à la communication, etc.. Et lorsque le monde se retrouve sans électricité, c’est le chaos qui domine. Après avoir décrit ce monde futur, l’auteur dépeint la descente aux enfers de la population, où commence à régner la loi du plus fort. C’est l’instinct de survie qui prime, il faut se battre pour trouver de l’eau et de la nourriture. L’auteur met cela tellement bien en avant que j’ai trouvé que certains passages aller un peu trop loin dans les détails, notamment lorsqu’il décrit à plusieurs reprises le dépeçage d’un cheval…

L’auteur a en revanche garder une vision de la femme très ancienne… L’auteur est très machiste, pour lui la femme est tout juste bonne à faire des enfants et le repas ! Elle n’a aucune place dans la prise des décisions, elle suit le mouvement et puis c’est tout…

Ce livre, dont j’ai beaucoup moins entendu parlé que 1984 de George Orwell est pourtant tout aussi intéressant et remarquable. Il nous amène à réfléchir à ce que pourrait devenir notre société si l’électricité nous faisait défaut. Pourrait-on vivre sans les nouvelles technologies ? Y survivrait-on ?

  • Citations:

« Il se sentait comme un voyageur abandonné nu au milieu du désert. Qu’allait-il devenir, lui qui ne se déplaçait jamais que par le secours des moteurs, qui parcourait volontiers quelques kilomètres dans sa journée, mais à qui cinq cent mètres paraissaient une distance terrifiante qu’il s’agissait de la couvrir à pied ? »

« Les hommes ont libéré les forces terribles que la nature tenait enfermées avec précaution. ils ont cru s’en rendre maîtres. Ils ont nommé cela le Progrès. c’est un progrès accéléré vers la mort. Ils emploient pendant quelque temps ces forces pour construire, puis un beau jour, parce que les hommes sont des hommes, c’est-à-dire des êtres chez qui le mal domine le bien, parce que le progrès moral de ces hommes est loin d’avoir été aussi rapide que le progrès de leur science, ils tournent celle-ci vers la destruction. »

Quel livre de René Barjavel me conseillez-vous ?

A très bientôt

Little Meggy

 

 

#68 Lecture – Lettre d’une inconnue

Hello les girafons !

Il y a un an, je vous présentais une nouvelle de Stefan Zweig: Vingt-quatre heures dans la vie d’une femme. J’avais été touché par la plume de cet auteur. C’est pourquoi j’ai lu une autre de ses nouvelles:

ZWEIG Stefan, Lettre d’une inconnue. Editions Stock, La Cosmopolite, 2009. 105 pages.

lettre d'une inconnue

  • Résumé (4ème de couverture):

Un amour total, passionnel, désintéressé, tapi dans l’ombre, n’attendant rien en retour que de pouvoir le confesser. Une blessure vive, la perte d’un enfant, symbole de cet amour que le temps n’a su effacer ni entamer. Une déclaration fanatique, fiévreuse, pleine de tendresse et de folie. La voix d’une femme qui se meurt doucement, sans s’apitoyer sur elle-même, tout entière tournée vers celui qu’elle admire plus que tout.

  • Mon avis:       18/20

J’ai encore été séduite par la plume de Stefan Zweig. Elle est simple et accessible mais pourtant elle fait passer tant d’émotions. On va suivre cette jeune fille de 13 ans qui tombe amoureuse de son voisin. Et toute sa vie, elle vivra dans l’attente de cet homme qui ne la remarque pas. L’amour qu’éprouve la jeune femme pour cet homme est décrit avec passion, et j’ai même trouvé que cela virait parfois à l’obsession, voire que cet acharnement à aimer cet homme était maladif (genre érotomanie ?). Cela n’en rend le récit que plus fort et montre que cette femme est prête à tout pour l’homme qu’elle aime. Elle est pleine d’altruisme pour cet homme, lui est plein d’égoïsme et ne la reconnaitra jamais…

Cette nouvelle se lit d’une traite, et elle est pour moi ma préférée de cet auteur.

  • Citations:

« Rien n’existait pour moi que dans la mesure où cela se rapportait à toi; rien dans mon existence n’avait de sens si cela n’avait pas de lien avec toi ».

Tous les hommes, tous, m’ont gâtée; tous se sont montrés bons envers moi; toi, toi seul tu m’as oubliée, toi, toi seul, tu ne m’as jamais reconnue.

Quel est votre nouvelle préférée de Stefan Zweig ?

A très bientôt,

Little Meggy

#67 Lecture – L’instant précis où les destins s’entremêlent

Hello les girafons !

Aujourd’hui c’est une lecture coup de cœur que je viens vous présenter. Ce livre m’a chamboulé et je ne peux que vous le recommander !

BARBERAT Angélique, L’instant précis où les destins s’entremêlent. Editions J’ai lu, 2015. 444 pages.

instant précis

  • Résumé (4ème de couverture):

Kyle a cinq ans lorsqu’ils découvre sa mère morte sous les coups de son mari. Recueilli par sa sœur, le petit garçon se réfugie dans la musique. Vingt ans plus tard, il est devenu une Rockstar adulée par le monde entier. Mais rien n’efface la colère qui l’habite.

Coryn épouse Jack Branningan alors qu’elle a dix-sept ans. Sous ses aspects d’homme parfait, Jack s’avère vite être un mari possessif, jaloux et violent.  Un jour, alors que Coryn se promène avec ses deux enfants, l’un d’eux échappe à sa vigilance et se fait renverser par une voiture. A cet instant précis, les destins de Kyle et Coryn s’entremêlent. Mais comment ces deux êtres que tout semble séparer auraient-ils la moindre chance de s’aimer ?

  • Mon avis:         20/20       

Je ressors complètement bouleversée de cette lecture. Ce livre a fait ressortir tellement d’émotions en moi: j’ai bien sûr était triste par le destin bouleversant de Coryn. Maltraitée par son mari, elle vit complètement isolée du monde. J’ai aussi été en colère: en effet j’avais envie de me révolter contre Jack, son mari violent et pervers, à tel point que j’étais parfois obligée de mettre en pause ma lecture pour me laisser le temps de digérer ce qu’il faisait subir à Coryn. Et lorsqu’enfin les destins de Kyle et Coryn se nouent, j’ai été pleine d’espoir, enchainant les pages tout en souhaitant une fin heureuse.

L’écriture d’Angélique Barbérat est simple, les phrases sont plutôt courtes et on a beaucoup de dialogues. Ceci ajouté au fait que le livre est composé de tout petits chapitres permet d’avoir une lecture rythmée et rapide. Mais même si le style est simple, l’auteur trouve des mots justes et forts pour faire de ce livre une bombe émotionnelle. Bref, je ne peux que vous encourager à lire ce livre, qui ne pourra laisser personne insensible.

Une chose est sûre: je penserai pendant très longtemps à ce roman.

  • Citations:

« On ne sait pas pourquoi on accepte les choses. Peut-être parce qu’elles viennent doucement…Petit à petit. Sans bruit. Peut-être parce qu’on ne s’y attend pas et qu’on ne s’en rend pas vraiment compte… Ou bien est-ce parce qu’elles sont si horribles qu’on ne peut y croire ? « 

« Quand la jeune journaliste lui demanda si, un jour, elle accepterait de représenter une cause, la rockeuse répondit sans hésitation :
– Non.
– Pourquoi ?
– Parce qu’il y en a trop à défendre. »

Achetez-le, empruntez-le à la bibliothèque, mais lisez ce livre !

A très bientôt,

Little Meggy