#113 Lecture – Juste avant le bonheur

Hello les girafons !

Nouvelle lecture que j’ai dévoré et qui a été un véritable coup de cœur !

LEDIG Agnès, Juste avant le bonheur. Editions Pocket, 2014. 327 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fées. Caissière dans un supermarché, elle élève seule sont petit Lulu, unique rayon de soleil d’une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui sourire. Ému par leur situation, un homme les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. Tant de générosité après des années de galère : Julie reste méfiante, elle n’a pas l’habitude. Mais pour Lulu, pour voir la mer et faire des châteaux de sable, elle pourrait bien saisir cette main qui se tend…

  • Mon avis: 20/20

Ce roman est une petite merveille. Il n’est pas de ceux qui m’ont fait couler une petite larme. Non, avec celui-ci, j’ai pleuré à chaudes larmes. J’ai été complètement bouleversé par cette histoire. Il ne s’agit pas là d’un roman feel good. Mais d’une histoire dramatique, et qui heureusement ne nous laisse pas sur une impression pessimiste de la vie. L’auteure tire malgré tout ses personnages vers le haut. Personnages qui sont d’ailleurs extrêmement attachants, pleins de bienveillance les uns envers les autres. Je ne dévoilerai pas le drame que cache ce résumé banal car je pense que si j’avais su, je n’aurais pas eu la force et le courage de lire ce roman. Ce que je peux vous dire, c’est qu’avec ce livre, on apprend à apprécier les petits bonheurs que nous offre la vie, et que quoiqu’il arrive, elle vaut la peine d’être vécue. Les émotions sont fortes, l’espoir laisse place à la tristesse profonde. Mais à aucun moment on ne tombe dans la dépression. On se reconstruit, on essaye de surmonter ce drame. Bref, ce livre est un petit bijou.

  • Citations: 

« Tu peux tendre la main à quelqu’un, mais tu ne peux pas le sortir du trou dans lequel il s’enfonce. s’il ne prend pas la main que tu lui tends. A moins d’y tomber avec lui, ce qui ne résout pas les choses. On est à deux au fond du trou, mais on est quand même au fond du trou. »

« Vous arriverez à reconstruire votre château de vie, parce que la tempête vous a rendue solide. Et ce château, vous le construirez avec des grains qui vous ressemblent, qui ont aussi connu les déferlantes de la vie, parce qu’avec eux, le ciment est solide. »

 

A très bientôt,

Little Meggy

 

#112 Lecture – Ma raison d’espérer

Hello les girafons !

Houra, les orages sont arrivés, la canicule est terminée ! Seul point positif de cette canicule: elle m’a permis de beaucoup lire puisque je ne pouvais quasiment rien faire d’autre. En décembre dernier, je vous présenter le tome 1 de la saga Breathing, et aujourd’hui c’est le deuxième tome que je viens vous présenter.

DONOVAN Rebecca, Ma raison d’espérer (tome 2 de la saga Breathing). Editions PKJ, 2015. 599 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

« Tu es le sens de ma vie, la raison de chacun de mes actes. Et je ne changerai ça pour rien au monde. »
Emma commence doucement à réapprendre à vivre aux côtés d’Evan et de Sara. Hantée par des cauchemars terribles, elle décide de donner une seconde chance à sa mère, qui l’a abandonnée, espérant trouver un sens à sa souffrance. Mais elle doit aussi affronter le regard des autres : ceux qui s’en veulent de ne pas l’avoir soutenue, ceux qui la jugent mais aussi ceux qui, surgissant de son passé, ont encore bien des révélations à faire sur sa vie d’avant…

  • Mon avis:      19/20

Le premier tome avait été un coup de cœur. J’ai également beaucoup apprécié ce deuxième tome même si certains points m’ont dérangé.

Le roman se lit très vite: on enchaîne les pages avec l’envie de découvrir la suite, même si j’ai trouvé que ce roman était moins prenant que le précédent. L’écriture reste fluide, et très bien rythmée par des chapitres assez courts.

Ce qui m’a le plus dérangé, c’est le personnage d’Emma… J’ai eu beaucoup de mal à comprendre certaines de ses décisions, la trouvant parfois vraiment égoïste et immature. Autant cela ne m’avait pas dérangé dans le premier tome, mais là je l’ai parfois trouvé insupportable. Rien qu’avec sa décision de retourner vivre chez sa mère, on se doute que ça ne peut pas bien se passer. Beaucoup d’évènements sont prévisibles. L’auteur va là encore aborder des thèmes importants, comme l’alcoolisme, la sexualité… ce qui est à mon sens important pour le public visé. Comme le premier tome, la fin de ce deuxième tome nous pousse à en savoir plus sur ce que va devenir Emma.

Malgré les points négatifs que j’ai trouvés, j’ai adoré ma lecture qui m’a marqué, et je lirai bien évidemment le troisième et dernier tome, en espérant que le personnage d’Emma soit un peu plus mature.

  • Citations:

« -Parfois, les gens souffrent plus qu’ils ne peuvent le supporter, a-t-elle commencé. Et ils n’arrivent pas toujours à demander de l’aide. Ils sont tellement embourbés dans leur douleur qu’ils finissent par faire souffrir aussi leur entourage. J’espère que ça n’est pas ton cas. »

« -J’ai passé ma vie à me projeter dans un futur qui n’est toujours pas là et à fuir un passé qui me rattrapait sans cesse. Je ne me souviens pas d’avoir une seule fois pris le temps de m’arrêter pour me concentrer sur l’instant présent. »

A très bientôt !

Little Meggy

#110 Lecture – Chanson douce

Hello les girafons !

J’espère que vous arrivez à survivre avec ces chaleurs difficilement supportables ! Je reviens pour vous présenter ma dernière lecture, le livre vainqueur du prix Goncourt 2016.

SLIMANI Leïla, Chanson douce. Editions France Loisirs, 2017. 228 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

  • Mon avis:      18/20

Qui a eu l’idée de lire ce roman alors qu’elle est à la recherche d’une nounou pour son futur bébé ? Et bah c’est moi… La fausse bonne idée du siècle !

C’est le premier prix Goncourt que je lis, et je ne savais pas trop à quoi m’attendre en terme de qualité d’écriture. Je n’ai pas été déçue. La plume est certes assez simple, mais on a l’impression que chaque mot est choisi pour être percutant. C’est fluide, très rapide à lire.

Sur l’histoire en elle-même, c’est assez particulier. Dès le début, on connaît le dénouement tragique. L’auteure va décrire et raconter les différents évènements qui ont menés à cette fin horrible et impensable. Et quel tableau l’auteure nous dresse de cette nounou, pour qui on s’aperçoit très vite que sous ses airs de femme parfaite, elle n’est en réalité pas très nette et très dérangeante. A travers la vie de cette famille, Leïla Slimani pointe le doigt sur le quotidien des familles qui doivent souvent faire le choix entre l’éducation de leurs enfants et leur réussite professionnelle, mais aussi sur la différence des classes sociales. C’est une lecture que je recommande à 100% !

  • Citations:

« Les habits de père lui semblait à la fois trop grands et trop tristes… Il avait envie, parfois, d’être enfant avec eux, de se mettre à leur hauteur, de fondre dans l’enfance. »

« Le destin est vicieux comme un reptile, il s’arrange toujours pour nous pousser du mauvais côté de la rampe. »

A très bientôt,

Little Meggy

 

#109 Lecture – Les oubliés du dimanche

Hello les girafons !

Cela fait très longtemps que je voulais lire ce livre, alors, lorsque je l’ai trouvé à la bibliothèque, j’ai sauté sur l’occasion.

PERRIN Valérie, Les oubliés du dimanche. Editions Albin Michel, 2015. 379 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Justine, vingt et un ans, aime les personnes âgées comme d’autres les contes. Hélène, presque cinq fois son âge, a toujours rêvé d’apprendre à lire. Ces deux femmes se parlent, s’écoutent, se révèlent l’une à l’autre jusqu’au jour où un mystérieux « corbeau » sème le trouble dans la maison de retraite qui abrite leurs confidences et dévoile un terrible secret. Parce qu’on ne sait jamais rien de ceux que l’on connaît.

  • Mon avis :       18/20

Ce qui m’a attiré dans ce roman, c’est tout d’abord son thème. Une aide-soignante travaillant en maison de retraite, autant dire que c’est mon quotidien et il ne me fallait pas franchement plus pour me donner envie de le lire.

Le roman est extrêmement bien construit. On va suivre plusieurs histoires parallèles mais qui finissent par se rejoindre, où le présent et le passé se mêlent. Au début, j’ai eu peur d’être perdue, que trop de flash-back me fassent perdre le fil, mais au final, je m’y suis retrouvée. C’est un roman riche en informations, assez dense par rapport au nombre de pages qu’il contient. Certains passages sont durs, et d’autres à l’opposé sont bourrés d’humour. Et il ne s’agit pas seulement de l’histoire de ces deux personnages, il y a aussi la famille de Justine, et la famille d’Hélène. Et je pense même qu’il n’y a pas UN personnage principal: ils sont tous autant important les uns que les autres. Et pour ceux qui aiment les secrets de famille, ce roman ne pourra que vous plaire ! C’est un roman touchant, dans lequel on veut découvrir tous les secrets de chacun.

  • Citations 

« Nous avons tous deux vies, une vie où l’on dit ce que l’on pense et une autre où on la ferme. Une vie où les mots passent sous silence. »

« Quand on a perdu la personne qu’on aimait le plus au monde, on la perd tous les jours ».

 

A très bientôt,

Little Meggy

 

 

 

#107 Lecture – Entre mes mains le bonheur se faufile

Hello les girafons !

J’ai retrouvé le goût à la lecture, et j’enchaine les livres. Le dernier en date est même un coup de cœur, comme tous les livres que j’ai pu lire de cet auteur. Il s’agit de Entre mes mains le bonheur se faufile.

MARTIN-LUGAND Agnès, Entre mes mains le bonheur se faufile. Editions Michel Lafon, 2014. 335 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Depuis l’enfance, Iris a une passion pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l’aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Mais ses parents n’ont toujours vu dans ses ambitions qu’un caprice : les chiffons, ce n’est pas « convenable ». Et Iris, la mort dans l’âme, s’est résignée. Aujourd’hui, la jeune femme étouffe dans son carcan de province, son mari la délaisse, sa vie semble s’être arrêtée. Mais une révélation va pousser Iris à reprendre en main son destin. Dans le tourbillon de Paris, elle va courir le risque de s’ouvrir au monde et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire…

  • Mon avis:      16/20

Comme tous les autres livres que j’ai pu lire d’Agnès Martin-Lugand, ce livre est un coup de cœur. J’ai retrouvé la plume fluide et addictive de l’auteure, qui m’a embarquée dans cette histoire que j’avais du mal à lâcher. L’histoire m’a également beaucoup plu: moi qui aime coudre, on évolue dans cette histoire autour de la reconversion professionnelle d’Iris en tant que couturière. J’ai trouvé tous les personnages attachants, bien que l’on comprenne très vite que Marthe n’est pas aussi bienveillante qu’elle veut bien le laisser croire. Malgré les péripéties que va vivre Iris, on est toujours bercé dans l’optimisme d’une vie meilleure et que tout peut s’arranger. Les évènements s’enchainent assez vite, dès le début du roman, on nous plante le décor. Cela pourrait déplaire à certains, mais pour moi, cela permet de garder un certain rythme et de ne pas s’ennuyer dans le quotidien des personnages.

Ce roman est pour le moment mon préféré de cette auteure, et je le recommande, surtout en période estivale. Et si vous n’avez pas encore découvert cette auteure, foncez !

  • Citations:

« Je savais pertinemment ce que l’on attendait de moi ; que je sois une petite femme gentille et docile, souriant béatement aux exploits professionnels de son cher et tendre, et bientôt une mère au foyer exemplaire, enchainant les grossesses et accompagnant les sorties scolaires. »

« Je rirais au nez de quiconque me dirait que l’on ne peut pas aimer deux personnes à la fois. Si, c’était tout à fait possible. Sauf qu’on aimait pas de la même façon. »

A très bientôt,

Little Meggy

#106 Lecture – Le silence de Mélodie

Hello les girafons !

Je vous présente ma dernière lecture: un livre jeunesse qui a reçu le Grand Prix des Lecteurs du Journal de Mickey.

DRAPER Sharon M., Le silence de Mélodie. Editions Michel LAFON, 2015. 285 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Quand j’ai eu deux ans, tous mes souvenirs avaient des mots, et tous mes mots avaient une signification. Mais seulement dans ma tête. Je n’ai jamais prononcé un seul mot. J’ai bientôt onze ans.

  • Mon avis:     16/20

Ce livre jeunesse est une très belle surprise. On va suivre Mélodie atteinte d’une paralysie cérébrale qui ne peut donc pas vivre comme tous les autres enfants. On va suivre son quotidien, qui comprend de nombreuses difficultés, mais aussi de jolis moments plein d’espoir. Malgré son incapacité à parler, cette jeune fille n’en ai pas moins intelligente et futée. Un outil va lui permettre de s’exprimer et ainsi de pouvoir participer avec d’autres élèves à un concours. Avec humour, l’auteur va aborder les sujets de la différence, du handicap, du regard des autres. Mélodie fait face à la méchanceté des autres, leur rejet, mais elle se bat pour montrer qui elle est et qu’elle ne vaut pas moins qu’un autre enfant. Elle est touchante et m’a parfois très émue. A aucun moment on ne s’apitoie sur son sort et c’est très appréciable. Je recommande ce roman à tous les ados, en espérant qu’il pourra les aider à être plus tolérant avec les personnes qui sont tout simplement différentes d’eux.

  • Citations:

« Je suis toujours sidérée de voir que les adultes présument systématiquement que je suis sourde. Ils parlent de moi comme si je n’étais pas là, pensant que je suis trop attardée pour saisir. »

« J’ai l’impression de vivre dans une cage sans porte ni clé et je n’ai aucun moyen d’expliquer à quelqu’un comment m’en faire sortir. »

A très bientôt,

Little Meggy

 

 

#105 Lecture – Bébé dis-moi qui tu es

Hello les girafons !

Ce n’est pas une fiction que je vais vous présenter aujourd’hui mais un livre pratique pour aider les futurs parents à mieux comprendre leur nouveau-né. Il est évident qu’il n’y a pas de recette miracle pour être de « bons parents », mais ce livre va permettre de donner les clés et les outils aux futurs parents pour s’occuper de bébé dans les meilleures conditions possibles.

GRANDSENNE Philippe, Bébé dis-moi qui tu es. Editions poche Marabout, 2013. 288 pages

bébé dis moi qui tu es

  • Résumé (4ème de couverture):

L’arrivée d’un nouveau-né entraîne ses parents dans une aventure pleine d’imprévus.
Loin des théories et des idées préconçues, ce livre, écrit par un pédiatre, n’a qu’une ambition : celle d’ aider les parents à regarder vivre leur bébé pour le comprendre tel qu’il est.

  • Mon avis:    17/20

Ce livre est une mine d’informations pour tous les futurs ou jeunes parents ! En revanche, je ne pense pas qu’il puisse se suffire à lui seul. Je m’explique: L’auteur va prodiguer des conseils aux futurs parents sur divers thèmes tel que sur la sécurité, l’alimentation, le sommeil, jusqu’à décrire comment donner un bain. L’auteur va insister lourdement sur un point: le bébé met selon lui, cent jours à se régler sur un rythme régulier, notamment pour « qu’il fasse ses nuits ». Tout ça c’est très bien, mais ma question c’est pourquoi ? Parce que les animaux le font ? Drôle d’argument. Certains conseils sont à mon sens à relativiser et à remettre en considération: lorsqu’il parle de la toilette et des bains, il parle de laver bébé très rapidement à la naissance ? What ? Aujourd’hui l’OMS recommande de différer ce 1er bain dans les 1er jours, et certaines maternités ne le pratique pas dans les 3 premiers jours de vie ! Alors la première édition date de 1996, ceci explique peut-être que certains conseils sont désuets, c’est donc important de les confronter avec plusieurs sources.

Néanmoins, l’auteur rappelle de très bon fondamentaux: il faut écouter son bébé, lui faire confiance. Il aide à déculpabiliser les parents qui ont souvent peur de ne pas savoir comment faire. Le passage qui m’a le plus plu: lorsqu’il parle des critiques de l’entourage, qui peuvent contribuer à mener au baby-blues. Il faut ne pas les prendre en compte, et faire ce que nous estimons de juste pour notre enfant, et non pas ce que les autres pensent juste. Bref, c’est un livre rassurant, qui aide énormément à déculpabiliser.

  • Citations:

« Un nouveau-né fait rarement ce qu’on attend de lui. Le mieux, c’est de ne rien attendre du tout, pour que la porte reste grande ouverte à ce qu’il apporte lui-même. »

« Vous allez devenir « esclave » ? Et alors! Votre bébé ne vous le demande que pour quelques semaines, n’hésitez pas à les lui accorder. Décider activement d’être esclave de votre amour. […] Et ne craignez pas alors de mal l’éduquer. C’est la seule éducation qui vaut ».

A très bientôt,

Little Meggy

 

#104 Lecture – Les délices de Tokyo

Hello les girafons !

Ca fait longtemps que je ne vous avais pas présenté mes lectures. Tout simplement car je n’avais pas fini un seul livre depuis février… Je n’arrivais plus à me concentrer sur mes lectures, mes pensées étant pour mon futur bébé. Mais étant en arrêt maladie depuis peu, l’heure est plus à la détente et au repos. J’essaye donc de reprendre tout doucement la lecture.

SUKEGAWA Durian, Les délices de Tokyo. Editions Le livre de poche, 2015. 221 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

« Écoutez la voix des haricots »: tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.

  • Mon avis:     16/20

L’auteur nous transporte dans un univers doux, poétique et plein de délicatesse. L’histoire des personnages, notamment celle de Tokue est très touchante. Les liens que vont nouer Sentarô et Tokue sont forts. On est vraiment en immersion dans la culture japonaise, que ce soit au niveau de la cuisine ou des relations très prudes que les personnes ont entre eux. L’auteur aborde des sujets importants tels que l’exclusion, la solitude, la souffrance physique et morale avec une histoire simple mais efficace. J’ai pu enrichir ma connaissance en matière de cuisine japonaise dont je ne connaissais franchement pas grand chose, et c’est ce que j’aime dans la lecture: pouvoir enrichir ma culture tout en me plongeant dans une fiction.

La plume est fluide, sans chichi. Ca se lit très rapidement et facilement. Je recommande ce livre à tous les amateurs de poésie et de cuisine japonaise ! Il existe une adaptation cinématographique de ce livre, réalisé par Naomi Kawase en 2016.

  • Citations:

« Quels que soient nos rêves, un jour, on trouve forcément ce qu’on cherchait grâce à la voix qui nous guide. Une vie est loin d’être uniforme. Parfois sa couleur change du tout au tout. »

« Voilà pourquoi je faisais de la pâtisserie. Je confectionne des mets dont je nourrissais ceux qui avaient accumulé les larmes. C’est ainsi que moi aussi, j’ai réussi à vivre. »

A très bientôt !

Little Meggy

#102 Lecture – Le sexe des mots: une chemin vers l’égalité

Hello les girafons !

J’ai complètement déserté le blog ces derniers temps, ne lisant quasiment plus. Je pense que d’ici quelques semaines le blog prendra un nouveau tournant. En attendant, je vous présente ma dernière lecture que j’ai reçu grâce à la masse critique de Babelio. Merci beaucoup !

BAUDINO Claudie, Le sexe des mots: un chemin vers l’égalité. Editions Belin, 2018. 80 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

La grammaire nous apprend très tôt que le genre masculin l’emporte sur le féminin, qu’au pluriel les  femmes disparaissent, que la féminisation d’un mot le dévalorise: maître/maîtresse, entraîneur/entraîneuse, gars/garce, etc. Loin d’être neutre, le langage est sexiste. Il reflète une culture fondée sur la hiérarchie entre les sexes, l’un majeur, l’autre mineur. Ce livre analyse le sens caché des mots et des règles. Il raconte les luttes pour émanciper la langue ainsi que la violence des résistances individuelles et collectives. Il donne des solutions et plaide pour que la décolonisation de la langue s’impose afin de promouvoir une culture de l’égalité.

  • Mon avis:        17/20

Comme vous l’aurez compris dans le résumé, ce livre n’est pas une fiction. C’est une mine d’informations sur l’histoire de la langue et la place de la femme dans le langage. Tout y passe: le débat Madame/Mademoiselle, la possibilité de garder son nom de jeune fille après le mariage, la féminisation de certains métiers, etc… Et tout cela est très bien documenté, avec une très bonne bibliographie. J’ai appris énormément de choses que ce soit au niveau linguistique qu’historique. C’est un livre à mettre entre les mains de toutes les femmes pour comprendre les combats qui ont été mené, et ceux qui nous restent à mener.

  • Citations:

« L’égalité entre les femmes et les hommes progresse lentement mais inéluctablement. Dans une société démocratique, il est difficile de s’opposer frontalement à ce mouvement. Pour le retarder et continuer à croire que tout est comme avant, les conservateurs s’attachent aux mots. »

« L’accord au masculin rend les femmes invisibles dans le champ professionnel. Imprégnés de connotations péjoratives ou simplement effacés, les mots contribuent à la dévalorisation des femmes. »

A très  bientôt,

Little Meggy

#101 Lecture – Les gens heureux lisent et boivent du café

Hello les girafons !

J’espère que vous allez bien. J’ai commencé le livre Les filles du Nightingale de Donna Douglas que j’ai interrompu pour le moment car je ne l’appréciais pas vraiment. J’ai donc choisi une auteure, qui j’étais sure, allait me plaire.

MARTIN-LUGAND Agnès, Les gens heureux lisent et boivent du café. Editions Michel Lafon, 2013. 253 pages.

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  • Résumé: (4ème de couverture):

Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

  • Mon avis:    20/20

En lisant cette auteure, j’étais sure que je ne serai pas déçue. J’avais lu Désolée, je suis attendue en 2016 et ça avait été un coup de cœur. L’auteure nous présente encore des personnages attachants, aux traits de caractère fort et au passé chargé. Dès le début, on est mis au cœur du sujet: Diane, la perte de son mari et de sa fille et sa décente aux enfers .Elle s’isole, jusqu’à se mettre ses parents à dos, qui ne la comprenne pas. Pourtant, elle va essayer de se reprendre en main, et pour cela décide de partir en Irlande. Là où elle pensait aller s’enterrait, elle va faire des rencontres qui vont changer sa vie, d’ailleurs, j’aimerai décerner une mention spéciale pour le chien Postman Pat ! Alors oui, le sujet n’est peut-être pas très original, il y a beaucoup de caricatures, notamment sur les irlandais, et ce qui va se passer est prévisible, mais pour autant, l’auteure m’a embarqué dans son histoire et m’a faire vivre tout un tas d’émotions. Le roman est plutôt court et se lit très rapidement grâce à la fluidité de la plume. La fin nous redonne plein d’espoir, et il est évident que je lirai la suite La vie est facile, ne t’inquiète pas.

  • Citations:

« Si je commence une histoire avec toi, je te reprocherai un jour ou l’autre de ne pas être lui… d’être toi. Je ne veux pas de ça… Tu n’es pas ma béquille, ni un médicament, tu mérites d’être aimé sans condition, pour toi seul et non pour tes vertus curatives. Et je sais que… je ne t’aime pas comme il faut. »

« Un stage de chaleur humaine irlandaise devrait être obligatoire au programme scolaire. »

  • Elles/ils en parlent aussi:

– Une vie, des livres

Les bouquineries de Sam

A très bientôt,

Little Meggy