#107 Lecture – Entre mes mains le bonheur se faufile

Hello les girafons !

J’ai retrouvé le goût à la lecture, et j’enchaine les livres. Le dernier en date est même un coup de cœur, comme tous les livres que j’ai pu lire de cet auteur. Il s’agit de Entre mes mains le bonheur se faufile.

MARTIN-LUGAND Agnès, Entre mes mains le bonheur se faufile. Editions Michel Lafon, 2014. 335 pages.

entre mes mains le bonheur

  • Résumé (4ème de couverture):

Depuis l’enfance, Iris a une passion pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l’aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Mais ses parents n’ont toujours vu dans ses ambitions qu’un caprice : les chiffons, ce n’est pas « convenable ». Et Iris, la mort dans l’âme, s’est résignée. Aujourd’hui, la jeune femme étouffe dans son carcan de province, son mari la délaisse, sa vie semble s’être arrêtée. Mais une révélation va pousser Iris à reprendre en main son destin. Dans le tourbillon de Paris, elle va courir le risque de s’ouvrir au monde et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire…

  • Mon avis:      16/20

Comme tous les autres livres que j’ai pu lire d’Agnès Martin-Lugand, ce livre est un coup de cœur. J’ai retrouvé la plume fluide et addictive de l’auteure, qui m’a embarquée dans cette histoire que j’avais du mal à lâcher. L’histoire m’a également beaucoup plu: moi qui aime coudre, on évolue dans cette histoire autour de la reconversion professionnelle d’Iris en tant que couturière. J’ai trouvé tous les personnages attachants, bien que l’on comprenne très vite que Marthe n’est pas aussi bienveillante qu’elle veut bien le laisser croire. Malgré les péripéties que va vivre Iris, on est toujours bercé dans l’optimisme d’une vie meilleure et que tout peut s’arranger. Les évènements s’enchainent assez vite, dès le début du roman, on nous plante le décor. Cela pourrait déplaire à certains, mais pour moi, cela permet de garder un certain rythme et de ne pas s’ennuyer dans le quotidien des personnages.

Ce roman est pour le moment mon préféré de cette auteure, et je le recommande, surtout en période estivale. Et si vous n’avez pas encore découvert cette auteure, foncez !

  • Citations:

« Je savais pertinemment ce que l’on attendait de moi ; que je sois une petite femme gentille et docile, souriant béatement aux exploits professionnels de son cher et tendre, et bientôt une mère au foyer exemplaire, enchainant les grossesses et accompagnant les sorties scolaires. »

« Je rirais au nez de quiconque me dirait que l’on ne peut pas aimer deux personnes à la fois. Si, c’était tout à fait possible. Sauf qu’on aimait pas de la même façon. »

A très bientôt,

Little Meggy

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#106 Lecture – Le silence de Mélodie

Hello les girafons !

Je vous présente ma dernière lecture: un livre jeunesse qui a reçu le Grand Prix des Lecteurs du Journal de Mickey.

DRAPER Sharon M., Le silence de Mélodie. Editions Michel LAFON, 2015. 285 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Quand j’ai eu deux ans, tous mes souvenirs avaient des mots, et tous mes mots avaient une signification. Mais seulement dans ma tête. Je n’ai jamais prononcé un seul mot. J’ai bientôt onze ans.

  • Mon avis:     16/20

Ce livre jeunesse est une très belle surprise. On va suivre Mélodie atteinte d’une paralysie cérébrale qui ne peut donc pas vivre comme tous les autres enfants. On va suivre son quotidien, qui comprend de nombreuses difficultés, mais aussi de jolis moments plein d’espoir. Malgré son incapacité à parler, cette jeune fille n’en ai pas moins intelligente et futée. Un outil va lui permettre de s’exprimer et ainsi de pouvoir participer avec d’autres élèves à un concours. Avec humour, l’auteur va aborder les sujets de la différence, du handicap, du regard des autres. Mélodie fait face à la méchanceté des autres, leur rejet, mais elle se bat pour montrer qui elle est et qu’elle ne vaut pas moins qu’un autre enfant. Elle est touchante et m’a parfois très émue. A aucun moment on ne s’apitoie sur son sort et c’est très appréciable. Je recommande ce roman à tous les ados, en espérant qu’il pourra les aider à être plus tolérant avec les personnes qui sont tout simplement différentes d’eux.

  • Citations:

« Je suis toujours sidérée de voir que les adultes présument systématiquement que je suis sourde. Ils parlent de moi comme si je n’étais pas là, pensant que je suis trop attardée pour saisir. »

« J’ai l’impression de vivre dans une cage sans porte ni clé et je n’ai aucun moyen d’expliquer à quelqu’un comment m’en faire sortir. »

A très bientôt,

Little Meggy

 

 

#105 Lecture – Bébé dis-moi qui tu es

Hello les girafons !

Ce n’est pas une fiction que je vais vous présenter aujourd’hui mais un livre pratique pour aider les futurs parents à mieux comprendre leur nouveau-né. Il est évident qu’il n’y a pas de recette miracle pour être de « bons parents », mais ce livre va permettre de donner les clés et les outils aux futurs parents pour s’occuper de bébé dans les meilleures conditions possibles.

GRANDSENNE Philippe, Bébé dis-moi qui tu es. Editions poche Marabout, 2013. 288 pages

bébé dis moi qui tu es

  • Résumé (4ème de couverture):

L’arrivée d’un nouveau-né entraîne ses parents dans une aventure pleine d’imprévus.
Loin des théories et des idées préconçues, ce livre, écrit par un pédiatre, n’a qu’une ambition : celle d’ aider les parents à regarder vivre leur bébé pour le comprendre tel qu’il est.

  • Mon avis:    17/20

Ce livre est une mine d’informations pour tous les futurs ou jeunes parents ! En revanche, je ne pense pas qu’il puisse se suffire à lui seul. Je m’explique: L’auteur va prodiguer des conseils aux futurs parents sur divers thèmes tel que sur la sécurité, l’alimentation, le sommeil, jusqu’à décrire comment donner un bain. L’auteur va insister lourdement sur un point: le bébé met selon lui, cent jours à se régler sur un rythme régulier, notamment pour « qu’il fasse ses nuits ». Tout ça c’est très bien, mais ma question c’est pourquoi ? Parce que les animaux le font ? Drôle d’argument. Certains conseils sont à mon sens à relativiser et à remettre en considération: lorsqu’il parle de la toilette et des bains, il parle de laver bébé très rapidement à la naissance ? What ? Aujourd’hui l’OMS recommande de différer ce 1er bain dans les 1er jours, et certaines maternités ne le pratique pas dans les 3 premiers jours de vie ! Alors la première édition date de 1996, ceci explique peut-être que certains conseils sont désuets, c’est donc important de les confronter avec plusieurs sources.

Néanmoins, l’auteur rappelle de très bon fondamentaux: il faut écouter son bébé, lui faire confiance. Il aide à déculpabiliser les parents qui ont souvent peur de ne pas savoir comment faire. Le passage qui m’a le plus plu: lorsqu’il parle des critiques de l’entourage, qui peuvent contribuer à mener au baby-blues. Il faut ne pas les prendre en compte, et faire ce que nous estimons de juste pour notre enfant, et non pas ce que les autres pensent juste. Bref, c’est un livre rassurant, qui aide énormément à déculpabiliser.

  • Citations:

« Un nouveau-né fait rarement ce qu’on attend de lui. Le mieux, c’est de ne rien attendre du tout, pour que la porte reste grande ouverte à ce qu’il apporte lui-même. »

« Vous allez devenir « esclave » ? Et alors! Votre bébé ne vous le demande que pour quelques semaines, n’hésitez pas à les lui accorder. Décider activement d’être esclave de votre amour. […] Et ne craignez pas alors de mal l’éduquer. C’est la seule éducation qui vaut ».

A très bientôt,

Little Meggy

 

#104 Lecture – Les délices de Tokyo

Hello les girafons !

Ca fait longtemps que je ne vous avais pas présenté mes lectures. Tout simplement car je n’avais pas fini un seul livre depuis février… Je n’arrivais plus à me concentrer sur mes lectures, mes pensées étant pour mon futur bébé. Mais étant en arrêt maladie depuis peu, l’heure est plus à la détente et au repos. J’essaye donc de reprendre tout doucement la lecture.

SUKEGAWA Durian, Les délices de Tokyo. Editions Le livre de poche, 2015. 221 pages.

délices de tokyo

  • Résumé (4ème de couverture):

« Écoutez la voix des haricots »: tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.

  • Mon avis:     16/20

L’auteur nous transporte dans un univers doux, poétique et plein de délicatesse. L’histoire des personnages, notamment celle de Tokue est très touchante. Les liens que vont nouer Sentarô et Tokue sont forts. On est vraiment en immersion dans la culture japonaise, que ce soit au niveau de la cuisine ou des relations très prudes que les personnes ont entre eux. L’auteur aborde des sujets importants tels que l’exclusion, la solitude, la souffrance physique et morale avec une histoire simple mais efficace. J’ai pu enrichir ma connaissance en matière de cuisine japonaise dont je ne connaissais franchement pas grand chose, et c’est ce que j’aime dans la lecture: pouvoir enrichir ma culture tout en me plongeant dans une fiction.

La plume est fluide, sans chichi. Ca se lit très rapidement et facilement. Je recommande ce livre à tous les amateurs de poésie et de cuisine japonaise ! Il existe une adaptation cinématographique de ce livre, réalisé par Naomi Kawase en 2016.

  • Citations:

« Quels que soient nos rêves, un jour, on trouve forcément ce qu’on cherchait grâce à la voix qui nous guide. Une vie est loin d’être uniforme. Parfois sa couleur change du tout au tout. »

« Voilà pourquoi je faisais de la pâtisserie. Je confectionne des mets dont je nourrissais ceux qui avaient accumulé les larmes. C’est ainsi que moi aussi, j’ai réussi à vivre. »

A très bientôt !

Little Meggy

#102 Lecture – Le sexe des mots: une chemin vers l’égalité

Hello les girafons !

J’ai complètement déserté le blog ces derniers temps, ne lisant quasiment plus. Je pense que d’ici quelques semaines le blog prendra un nouveau tournant. En attendant, je vous présente ma dernière lecture que j’ai reçu grâce à la masse critique de Babelio. Merci beaucoup !

BAUDINO Claudie, Le sexe des mots: un chemin vers l’égalité. Editions Belin, 2018. 80 pages.

le sexe des mots

  • Résumé (4ème de couverture):

La grammaire nous apprend très tôt que le genre masculin l’emporte sur le féminin, qu’au pluriel les  femmes disparaissent, que la féminisation d’un mot le dévalorise: maître/maîtresse, entraîneur/entraîneuse, gars/garce, etc. Loin d’être neutre, le langage est sexiste. Il reflète une culture fondée sur la hiérarchie entre les sexes, l’un majeur, l’autre mineur. Ce livre analyse le sens caché des mots et des règles. Il raconte les luttes pour émanciper la langue ainsi que la violence des résistances individuelles et collectives. Il donne des solutions et plaide pour que la décolonisation de la langue s’impose afin de promouvoir une culture de l’égalité.

  • Mon avis:        17/20

Comme vous l’aurez compris dans le résumé, ce livre n’est pas une fiction. C’est une mine d’informations sur l’histoire de la langue et la place de la femme dans le langage. Tout y passe: le débat Madame/Mademoiselle, la possibilité de garder son nom de jeune fille après le mariage, la féminisation de certains métiers, etc… Et tout cela est très bien documenté, avec une très bonne bibliographie. J’ai appris énormément de choses que ce soit au niveau linguistique qu’historique. C’est un livre à mettre entre les mains de toutes les femmes pour comprendre les combats qui ont été mené, et ceux qui nous restent à mener.

  • Citations:

« L’égalité entre les femmes et les hommes progresse lentement mais inéluctablement. Dans une société démocratique, il est difficile de s’opposer frontalement à ce mouvement. Pour le retarder et continuer à croire que tout est comme avant, les conservateurs s’attachent aux mots. »

« L’accord au masculin rend les femmes invisibles dans le champ professionnel. Imprégnés de connotations péjoratives ou simplement effacés, les mots contribuent à la dévalorisation des femmes. »

A très  bientôt,

Little Meggy

#101 Lecture – Les gens heureux lisent et boivent du café

Hello les girafons !

J’espère que vous allez bien. J’ai commencé le livre Les filles du Nightingale de Donna Douglas que j’ai interrompu pour le moment car je ne l’appréciais pas vraiment. J’ai donc choisi une auteure, qui j’étais sure, allait me plaire.

MARTIN-LUGAND Agnès, Les gens heureux lisent et boivent du café. Editions Michel Lafon, 2013. 253 pages.

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  • Résumé: (4ème de couverture):

Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

  • Mon avis:    20/20

En lisant cette auteure, j’étais sure que je ne serai pas déçue. J’avais lu Désolée, je suis attendue en 2016 et ça avait été un coup de cœur. L’auteure nous présente encore des personnages attachants, aux traits de caractère fort et au passé chargé. Dès le début, on est mis au cœur du sujet: Diane, la perte de son mari et de sa fille et sa décente aux enfers .Elle s’isole, jusqu’à se mettre ses parents à dos, qui ne la comprenne pas. Pourtant, elle va essayer de se reprendre en main, et pour cela décide de partir en Irlande. Là où elle pensait aller s’enterrait, elle va faire des rencontres qui vont changer sa vie, d’ailleurs, j’aimerai décerner une mention spéciale pour le chien Postman Pat ! Alors oui, le sujet n’est peut-être pas très original, il y a beaucoup de caricatures, notamment sur les irlandais, et ce qui va se passer est prévisible, mais pour autant, l’auteure m’a embarqué dans son histoire et m’a faire vivre tout un tas d’émotions. Le roman est plutôt court et se lit très rapidement grâce à la fluidité de la plume. La fin nous redonne plein d’espoir, et il est évident que je lirai la suite La vie est facile, ne t’inquiète pas.

  • Citations:

« Si je commence une histoire avec toi, je te reprocherai un jour ou l’autre de ne pas être lui… d’être toi. Je ne veux pas de ça… Tu n’es pas ma béquille, ni un médicament, tu mérites d’être aimé sans condition, pour toi seul et non pour tes vertus curatives. Et je sais que… je ne t’aime pas comme il faut. »

« Un stage de chaleur humaine irlandaise devrait être obligatoire au programme scolaire. »

  • Elles/ils en parlent aussi:

– Une vie, des livres

Les bouquineries de Sam

A très bientôt,

Little Meggy

#100 Lecture – Quand la nuit devient jour

Hello les girafons !

C’est déjà le centième article sur mon blog ! Alors je voulais remercier les personnes qui me suivent régulièrement comme celles qui sont de passage et tombent ici un peu par hasard. Bon, pour cet article je ne vais rien faire d’original car il s’agit là de la chronique de ma dernière lecture

JOMAIN Sophie, Quand la nuit devient jour. Editions Pygmalion, 2016. 238 pages.quand la nuit.jpg

  • Résumé:

On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.
La dépression.
Ma faiblesse.
Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début.
J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois.
Le 6 avril 2016.
Par euthanasie volontaire assistée.

  • Mon avis:      19/20

Wah. C’est ce que je me suis dit en refermant ce livre. L’auteure s’est attaquée à un sujet polémique et sensible: la question du suicide assistée (ou euthanasie volontaire). C’est un sujet qui ne plaira donc pas à tout le monde.

J’ai découvert la plume de Sophie Jomain avec les 2 premiers tomes de la saga Felicity Atcock. Et là, je la retrouve dans un registre totalement différent.

On va suivre Camille, qui va nous raconter depuis son enfance, le mal-être qu’elle éprouve. Elle a souffert de nombreux troubles alimentaires, d’abord la boulimie puis l’anorexie. Ses parents ont tout essayé pour la sortir de ses troubles. Mais rongée par une dépression, Camille n’arrive plus à sortir de ses souffrances. La seule issue qu’elle trouve, c’est de mettre fin à ses jours « proprement ». L’annonce à ses parents et l’organisation de ses derniers jours sont bouleversantes. Sans compter sur le docteur Peeters qui va mettre en avant ses compétences de médecin ‘(mais pas que) pour rendre les derniers jours du reste de la vie de Camille le plus agréable possible.

L’auteure a traité à merveille ce sujet tabou en France. On se pose mille questions au sujet du suicide assisté. Etant infirmière, je me suis déjà interrogée sur ce sujet pour les personnes atteintes de maladie incurable telle que la maladie de Charcot ou certaines tumeurs. Mais là, l’auteur s’est carrément attaqué à un sujet beaucoup plus complexe: quand est-il de l’euthanasie assistée pour les pathologies telles que la dépression. La dépression qui est là aussi, un sujet tabou et incompris de beaucoup. Et mettre entre les mains du grand public un livre qui explique à travers une histoire romancée exactement ce qu’est la dépression, que la guérison ne dépend pas de la volonté de la personne malade, c’est tout simplement du génie.

Si cette lecture n’est pas un coup de cœur, c’est pour deux raisons: la fin m’a trop frustrée et j’ai parfois eu l’impression que l’auteure déballée une multitude d’informations comme si elle récitait des protocoles. Mais cela n’est que du détail et n’enlève aucune crédibilité au sujet sérieux traité par l’auteur.

  • Citations: 

« Ma mère et moi nous regardons dans le fond des yeux, et il se passe quelque chose. Nous y puisons cette certitude qui n’existe qu’entre une mère et son enfant, celle qu’à un moment de leur vie, ils n’ont fait qu’un, que le souffle de l’un était celui de l’autre, que le cœur du premier distillait la vie dans les veines de second. »

« Quant à moi, j’ai un besoin impérieux de me dépenser, d’oublier que l’être humain est si pauvre d’esprit qu’il ne peut faire autrement que débiter des conneries quand il ne maîtrise pas un sujet. »

  • Elles/Ils en parlent aussi:

Elleag et ses chroniques

Le repaire des livres

A très bientôt,

Little Meggy

 

 

#98 Lecture – Mentir

Hello les girafons !

Je me suis donnée comme objectif d’avancer dans mes sagas en cours, car je commence à en avoir beaucoup de commencer. Je vous parler en avril 2017 du 1er tome de la saga Ten tiny breaths, aujourd’hui, je vais vous parler du tome 2 que j’ai tout autant adoré !

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TUCKER K.A, Ten Tiny Breaths T2: Mentir. Editions Le livre de poche, 2016. 448 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

Depuis la mort de ses parents, Livie se répète en boucle les dernières paroles de son père: « Rends-moi fier. » Elle a organisé sa vie en fonction de ces quelques mots. Elle intègre l’université de Princeton avec un seul plan en tête: obtenir les meilleures notes et être admise en médecine. Seulement, Livie n’avait pas prévu de partager sa chambre avec une sympathique fêtarde à qui elle ne peut rien refuser, les soirées arrosées dans lesquelles celle-ci l’entraîne, et encore moins de croiser le chemin du beau et ténébreux Ashton. Pour la première fois, elle est confrontée à des choix, et elle sent qu’il est temps de ne plus se laisser dicter sa vie.

  • Mon avis:                      20/20

Dans ce deuxième tome, on ne va plus suivre le même personnage que dans le premier. Dans Respire, on suivait Kacey qui tentait de se reconstruire après l’accident de voiture dont elle a été victime et qui avait tué ses parents. Ici, on va suivre Livie, la petite sœur de Kacey qui fait sa rentrée à l’université. Elève modèle, elle va tout de même, sous les conseils de sa sœur et de son psychiatre (complètement barré !) tenter de lâcher prise et de profiter un peu plus de la vie. Mille interrogations vont donc de poser à elle. Est-elle sure qu’elle veut devenir médecin ? Va-t-elle être à la hauteur ? Sa rencontre avec Ashton va d’autant plus la bouleverser. Elle qui est toute sage, se trouve attirer par ce badboy. Elle va même se retrouver dans un triangle amoureux, où elle devra choisir entre Ashton et Connor, un gentil garçon qui aurait plus à ses parents. J’ai adoré le personnage d’Ashton, qui renferme de profonds secrets douloureux. Alors certes c’est un badboy, mais j’ai trouvé que l’auteur n’allait pas dans l’excès pour le décrire. Il est capable de remise en question et d’empathie envers les filles. Livie va donc essayer de s’émanciper de la promesse qu’elle a faite à son père pour faire ses propres choix.

Avec la même plume simple et addictive que dans le 1er tome, K. A. Tucker nous embarque dans les aventures de Livie. La fin m’a beaucoup surprise et les révélations qui sont faites sont plus que touchantes. L’auteur traite encore de sujet difficile, et m’a parfois ému jusqu’aux larmes. Alors bien sûr, on retrouve aussi dans ce tome de nombreux clichés, mais cela n’a pas gêné ma lecture. J’ai apprécié le fait que parfois, l’auteur accélère le roman en nous épargnant des semaines où il ne se passe rien de particulier dans la vie de Livie. Cela permet d’avancer dans l’histoire.

Bref, c’est un tome que j’ai adoré !

  • Citations:

« La vie a de drôles de façon de nous tester. Elle nous prend souvent de court, ce qui nous fait penser, faire et ressentir des choses qui sont en conflit direct avec ce que nous avions prévu. Dans la vie, rien n’est jamais blanc ou noir. »

« Et si je n’y arrive pas, eh bien… Ainsi va la vie, parfois on tente et on se trompe. »

  • Elles/Ils en parlent aussi:

Pur plaisir de lire

Bookivress

A très bientôt,

Little Meggy

 

 

#96 Lecture – Mille femmes blanches

Hello les girafons !

Le livre que je vais vous présenter me faisait très envie depuis longtemps, il s’agit de Mille femmes blanches de Jim Fergus, un roman historique. Attention, bien que basé sur des faits réels, il s’agit bien là d’une fiction !

FERGUS Jim, Mille femmes blanches. Editions France Loisirs, collection molécule, 2016. 544 pages. 

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  • Résumé (4ème de couverture):

1875. Little Wolf, un chef Cheyenne, demande au président Grant de lui faire présent de mille femmes blanches, afin de les marier à ses guerriers, dans le but de favoriser l’intégration. Grant accepte le marché et envoie les premières femmes dans les contrées reculées du Nebraska, la plupart « recrutées » sous la contrainte. Prenant pour un point de départ un fait historique réel, Jim Fergus nous relate l’aventure de ces femmes à travers les carnets intimes de l’une d’elles, May Dodd.

  • Mon avis:       18/20

Ce roman est une superbe découverte ! On va suivre May Dodd qui va se porter volontaire pour le programme FBI (Femmes blanches pour les Indiens). Elle y voit l’occasion de pouvoir sortir de l’asile où elle a injustement été interné. May et d’autres femmes vont donc partir pour rejoindre les Cheyennes, et faire connaissance de leurs futurs maris. On va suivre leur intégration au sein de cette tribu puis leur quotidien. J’ai trouvé le sujet passionnant. Je ne connais rien de la culture amérindienne, et l’auteur a réussi à me donner l’envie d’en découvrir davantage.

Le récit comporte beaucoup de scènes violentes (viols, actes de barbarie…) et de stéréotypes. Mais ces éléments ne m’ont pas gêné et m’ont même amené à me poser une multitude de questions: « Qui des « hommes blancs » ou des Indiens est le plus juste ? Une ethnie peut-elle être supérieure à une autre ? etc… On va très vite s’apercevoir que May retrouve sa liberté auprès de ce peuple d’adoption qu’elle va bientôt considérer comme sa famille. J’ai apprécié également que dans le récit, les « hommes blancs » ne passent pas pour les bons héros américains, et les Indiens pour de méchants sauvages,  et vice-versa. Avec la tournure que prennent les évènements, il est évident qu’on ne peut pas dire qu’une ethnie est meilleure qu’une autre, elles ont toute en elles du bon comme du mauvais. Les Indiens, comme les Américains (surement en part plus importante) ont leur part de responsabilité et ont chacun commis des fautes. Jusqu’au bout, May va tenter de sauver ce peuple d’une fin certaine s’ils ne se décident pas à se rendre dans une réserve créée par les hommes blancs. Il y a May, mais aussi toutes les autres femmes blanches du groupe qui ont rejoint le programme. Certaines sont plus attachantes que d’autres, mais elles ont ce point commun: elles se sont toutes remarquablement bien intégrées chez les Cheyennes et ont retrouvé une forme de liberté qu’elles n’avaient pas dans le monde civilisé.

Bref, l’auteur a, à partir de faits réels, construit un monde riche et passionnant. Et malgré de gros clichés, il a su me transporter dans cet univers qui me marquera pour longtemps. Ce petit pavé se lit très facilement grâce à l’écriture fluide de l’auteur. De nombreuses descriptions sont présentes, mais elles sont bien dosées, et à aucun moment je n’ai ressenti de longueurs.

L’auteur a écrit une suite à ce livre, et de nombreux autres ouvrages sur la même thématique.

  • Citations:

« J’ai compris que la pire chose qui pourrait m’arriver n’était pas de mourir, mais que l’enfant que je porte en moi ne vive pas, lui. »

« Je ne peux m’empêcher de penser une fois de plus que l’homme est bel et bien une créature brutale et imbécile. Est-il une autre espèce sur terre qui tue pour le plaisir ? »

  • Elles/Ils en parlent aussi:

Laurie_lucas et ses livres

Royaume des histoires – Justine

Et vous, connaissez-vous cet auteur ? 

A très bientôt,

Little Meggy

#95 Lecture – Mon chien Stupide

Hello les girafons !

J’enchaine les lectures courtes, toujours dans le cadre de la semaine à 1000. Mon mari m’a offert ce livre  lors de son dernier déplacement à Paris. C’est son titre et une pensée pour notre chien qui lui a fait acheter ce roman !

FANTE John, Mon chien Stupide. Edition 10/18, 2017. 160 pages.

mon chien stupide

  • Résumé (4ème de couverture):

Un énorme chien à tête d’ours, obsédé et très mal élevé, débarque un soir dans la famille en crise d’Henry J. Molise, auteur quinquagénaire raté et désabusé. Dans leur coquette banlieue californienne de Point Dume, ce monstre attachant s’apprête à semer un innommable chaos. Un joyau d’humour loufoque et de provocation ravageuse.

  • Mon avis:      16/20

Alors je dois commencer cette chronique par un avertissement: ce livre est bourré de cynisme, de personnages imbuvables, et de réflexions très crues. Il ne faut donc pas le prendre au premier degré, car sinon il est certain que vous ne pourrez pas apprécier la lecture. Et j’insiste vraiment, car les propos tenus par les personnages sont bien souvent racistes et homophobes. C’est avec cette écriture très crue et provocante que John Fante va nous peindre le tableau d’une famille très particulière. Henry, écrivain et père de 4 enfants va raconter son quotidien et les difficultés qu’il rencontre aussi bien avec son métier que sa femme et ses enfants. Le chien Stupide n’est en fait qu’un prétexte pour entrer dans la vie de cette famille et découvrir que les liens de ses membres sont fragiles et que le respect des autres n’est pas enseigné. Il est d’ailleurs impossible de s’attacher à ses personnages ingrats ! Même le chien, complètement obsédé, n’est pas attachant ! Le ton que prend l’auteur va permettre de dénoncer les difficultés du métier d’écrivain, mais aussi celle d’être père d’une famille nombreuse avec de jeunes adultes qui prennent leur envol. Il dénonce également la société moderne avec tous ces excès. Au fond, l’auteur utilise l’humour pour décrire une tragédie.

Pour moi, il y a un petit hic avec la fin, j’aurai aimé que les personnages tirent une leçon positive de tout ça, mais il n’en est rien. Ca me gène un peu qu’un auteur utilise des propos racistes et homophobes sans dire à la fin « Non, en fait ce n’est pas bien ». Certes, ça aurait ajouté un côté leçon de vie que tout le monde n’aime pas forcément, mais je trouvais cela nécessaire. D’un autre côté, la fin laisse suggérer que puisque chaque personnage se retrouve seul, comme abandonné, c’est que peut-être ils n’ont pas fait les meilleurs choix de vie…

Bref, c’est une lecture pleine de cynisme, où il est important de ne pas prendre les propos des personnages au pied de la lettre.

  • Citations:

« Pour écrire , il faut aimer, et pour aimer il faut comprendre. Je n’écrirais plus tant que je n’aurais pas compris Jamie, Dominic, Denny et Tina ; quand je les comprendrais et les aimerais, j’aimerais l’humanité tout entière…. »

« Elle était pourtant adorable, mon Harriet: vingt-cinq ans qu’elle tenait le coup à mes côtés; elle m’avait donné trois fils et une fille, dont j’aurais joyeusement échangé n’importe lequel, voire les quatre, contre une Porsche neuve,ou même une MG GT’70. »

Elles/Ils en parlent aussi:

Roman sur canapé

Shiningpage

Naufragesvolontaires

Le notebook de Gwen


A très bientôt !

Little Meggy