#163 Lecture – Au petit bonheur la chance !

Hello les girafons !

Je vous présente un roman d’Aurélie Valognes, le 3ème que je lis de cette auteure.

VALOGNES Aurélie, Au petit bonheur la chance !. Editions Mazarine, 2018. 325 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non plus. Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un cœur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot.
Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s’étonne de tout –, Lucette et Jean vont s’apprivoiser en attendant le retour de la mère du petit garçon. Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie.

  • Mon avis: 16/20

Aurélie Valognes nous emmène dans les années 60/70, et j’ai vraiment été en immersion dans cette époque que je n’ai pourtant pas connu. Elle nous décrit très bien l’arrivée du confort moderne (télévisions, réfrigérateurs, etc…) et j’ai vraiment plongé dans toute cette ambiance très facilement (d’autant plus qu’une grande partie du roman se passe en Normandie).

Jean va donc être élevé par sa Mémé Lucette, se recréer son petit monde, dans l’attente et l’espoir du retour de sa mère. Jusqu’au jour où tout bouscule à nouveau… Jean est touchant, ses réflexions d’enfant sont amusantes. La tendresse entre la petit garçon et sa grand-mère est touchante. Ce n’est pas pour autant un roman léger: même s’il fait beaucoup sourire, il est tout autant bouleversant. Il nous interroge sur les relations parents/enfants/grands-parents. L’écriture d’Aurélie Valognes est toujours aussi fluide, et les chapitres sont bien rythmés. Je dois cependant noter que le ton enfantin choisi par l’autrice par parfois un peu dérangé.

Je vous recommande ce roman, qui est pour le moment, celui que j’ai préféré parmi ceux que j’ai lu.

  • Citations:

« Ce que l’on garde en mémoire n’est pas toujours fidèle à la réalité. On le façonne, il nous modèle à son tour et conditionne qui nous devenons. »

« – On ne choisit pas les surprises de la vie, mon petit. On fait avec, et souvent, c’est pour le meilleur.
– C’est ça la foi, Mémé ?
– Non, ça, c’est la vie. »

A très bientôt,

Little Meggy

#162 Lecture – Les étincelles

Hello les girafons !

Voici l’une de mes dernières lectures (j’ai pris du retard sur mes articles de blog…)! Un roman que j’ai dévoré et adoré, mais que je n’ai pas trouvé parfait.

SANDREL Julien, Les étincelles. Editions Calmann-Lévy, 2020. 390 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

La jeune Phoenix, 23 ans, a le goût de la provocation, des rêves bien enfouis, et une faille terrible : il y a trois ans, son père, un scientifique, s’est tué dans un accident de voiture en allant rejoindre une autre femme que sa mère. Depuis, Phoenix le déteste. À cause de lui, elle a abandonné études et passions et enchaîne les petits boulots. Mais un jour, dans un carton qui dort à la cave, elle découvre la preuve que son père se sentait en danger. Ainsi qu’un appel à l’aide énigmatique, écrit dans une langue étrangère. Et si elle s’était trompée ? Et si… la mort de son père n’avait pas été un accident ? Aidée de son jeune frère, un surdoué à l’humour bien ancré, Phoenix se lance à la recherche de la vérité. Mais que pourront-ils, tout seuls, face à un mensonge qui empoisonne le monde ?

  • Mon avis: 18/20

Ce roman est une très belle découverte. On va suivre Phoenix qui découvre un indice lui donnant le déclic pour découvrir les circonstances de la mort de son père. A travers son parcours, on va parler écologie, protection de l’environnement et des humains au contact de produits dangereux, on va dénoncer les grands groupes industriels qui n’hésitent pas à payer pour faire taire les gens. Ce sont des sujets d’actualité, qui sont traités avec justesse, bien qu’un peu trop de facilité. Cela en devient presque improbable. C’est un peu rageant de voir que Phoenix rencontre toujours les bonnes personnes au bon moment. Une chance que les personnages soient attachants ! J’ai également relevé 2-3 incohérences au cours de ma lecture. La plume est fluide, on enchaine les chapitres de manière très addictive. C’est chouette de lire des romans engagés de la sorte, et le sujet abordé nous permet de réfléchir sur nos modes de consommation. Je découvrirai avec plaisir les autres romans de Julien Sandrel.

  • Citations:

« Je suis persuadée que dans la vie, il est toujours temps de faire les bons choix. Je me dis que j’en ai fait beaucoup de mauvais, ces derniers temps… et puis non, il n’y a pas de mauvais choix, dès lors qu’il y en a un. Papa me disait toujours : «Si c’est ta décision, alors c’est la bonne décision. N’en doute jamais».

« Que sommes-nous face à l’immensité du ciel ? Des poussières, de simples grains de pollen. Mais dotés d’un extraordinaire pouvoir : celui de choisir. Choisir de se jeter dans la mer et de périr sans avoir rien construit. Ou choisir de se poser, quelque part dans l’herbe fraîche. »

A très bientôt,

Little Meggy

#155 Lecture – Sentinelle de la pluie

Hello les girafons !

Voici ma dernière lecture, roman d’une auteure dont j’apprécie généralement tous les livres.

DE ROSNAY Tatiana, Sentinelle de la pluie. Editions Héloïse d’Ormesson, 2018. 368 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

Rien n’empêchera les Malegarde de se retrouver à Paris pour fêter les soixante-dix ans du père, arboriste à la réputation mondiale, pas même les pluies diluviennes qui s’abattent sur la Ville Lumière. La crue redoutée de la Seine est pourtant loin d’être la seule menace qui pèse sur la famille. Comment se protéger lorsque toutes les digues cèdent et que l’on est submergé ? Face au péril, parents et enfants devront d’avouer ce qu’ils s’étaient toujours caché. Tandis qu’en miroir du fleuve les sentiments débordent, le drame monte en crescendo, démultipliant l’intensité des révélations.

  • Mon avis: 17/20

Une fois de plus, Tatiana De Rosnay a su m’émouvoir par son écriture. J’ai adoré l’ambiance de son livre: l’auteure décrit beaucoup ce Paris aux allures de fin du monde, mais toujours avec une grande délicatesse. L’auteure donne une grande place à la nature, et plus précisément à l’arboriculture. A travers les épreuves et secrets de chacun, l’auteure va aborder des thèmes tels que l’homosexualité et le « coming out », mais aussi l’alcoolisme, le syndrome post traumatique et de nombreux autres. Les personnages sont touchants, mais je trouve que les épreuves qui s’abattent sur eux sont trop nombreuses pour être crédibles. C’est une fresque familiale où les épreuves du présent vont les ramener dans le passé. Malgré la fragilité de chacun, révélations et acceptation vont venir à la rencontre des personnages. Ne vous attendez pas à de grandes aventures, c’est un roman assez lent, mais d’une grande douceur.

  • Citations:

« Soudain, Linden s’en rend compte : la voix de son père lui manque depuis toujours. »

« Ils ne sont pas préparés à ça. Ils ont appris à affronter le terrorisme, mais face au déchaînement de la nature, ils s’avèrent impuissants. »

Avez-vous déjà lu des romans de Tatiana De Rosnay ? Lequel préférez-vous ?

A très bientôt,

Little Meggy

#153 Lecture – La femme à droite de la photo

Hello les girafons !

Cela faisait longtemps que je voulais découvrir un roman de Valentin Musso (frère de Guillaume Musso). Et je peux vous dire que j’ai adoré !

MUSSO Valentin, La femme à droite de la photo. Editions Seuil, 2017. 432 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

Los Angeles, 1959. L’actrice Elizabeth Badina se volatilise durant le tournage du film qui devait faire d’elle une star. Enlèvement? Meurtre? Disparition volontaire? Malgré l’enquête conjointe de la police et du FBI, l’affaire ne sera jamais résolue.

1998. Après un succès fulgurant au box-office qui a fait de lui la coqueluche d’Hollywood, le scénariste David Badina affronte une traversée du désert. Incapable de mener à bien le moindre projet, il est contacté par Wallace Harris, légende vivante du 7e art et metteur en scène paranoïaque, qui lui demande de travailler au scénario de ce qui sera sans doute son dernier film. Ils ne se sont jamais rencontrés mais un lien unit les deux hommes : Wallace Harris n’est autre que le réalisateur du drame policier qui devait lancer la carrière d’Elizabeth, la mère de David. Et l’un des derniers à l’avoir vue vivante. En acceptant son offre, le scénariste va tenter de découvrir ce qui est arrivé à sa mère quarante ans plus tôt. Quitte à déterrer de vieux secrets qui feront voler sa vie en éclats.

  • Mon avis: 19/20

Ce roman est un quasi coup de coeur alors que je suis loin d’être friande de roman policier, mais là je dois dire que j’ai adoré ! J’ai été happé par ce roman que j’ai trouvé très addictif. C’est un policier comme je les aime: une enquête, des secrets, mais à aucun moment on vire dans le gore ou le sanglant, ou dans le thriller psychologique (mon âme sensible à un peu de mal avec tout ça). Au décours de l’enquête, je me suis attachée aux personnages, et ce malgré l’univers du cinéma hollywoodien qu’à choisi l’auteur et qui m’est plutôt étranger. L’intrigue est prenante, en quête de vérité sur le disparition de sa mère mais aussi l’identité de son père, David Badina va mener sa propre enquête en allant recueillir des témoignages. Evidemment, le chemin ne sera pas sans embuche. A aucun moment je n’ai eu la solution de l’énigme. Et ce que j’ai apprécié, c’est que le dénouement n’est pas tiré par les cheveux et il m’a pourtant laissé sans voix. Il est certain que je vais très lite vite un autre de ces romans !

  • Citations:

« Non, mais beaucoup de gens deviennent ce qu’ils s’étaient juré de ne jamais être. Rien n’est jamais acquis : c’est sans doute ce qui fait le sel, mais aussi le drame de toute existence. »

« On vit parfois plus heureux quand on reste dans l’ignorance de certaines choses. »

A très bientôt,

Little Meggy

#152 Lecture – Knock ou le triomphe de la médecine

Hello les girafons !

Je lis très rarement de théâtre, mais quand je suis tombée par hasard sur ce roman, il m’a tout de suite rappeler l’extrait que j’avais étudié au collège, et j’ai tout de suite eu envie de le lire.

ROMAINS Jules, Knock ou le triomphe de la médecine. Editions Folio, 1979. 153 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

« Le tambour : Quand j’ai dîné, il y a des fois que je sens une espèce de démangeaison ici. Ça me chatouille, ou plutôt ça me gratouille.
Knock : Attention. Ne confondons pas. Est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous grattouille ?
Le tambour : Ça me grattouille. Mais ça me chatouille bien un peu aussi…
Knock : Est-ce que ça ne vous grattouille pas davantage quand vous avez mangé de la tête de veau à la vinaigrette ?
Le tambour : Je n’en mange jamais. Mais il me semble que si j’en mangeais, effectivement, ça me grattouillerait plus. »

  • Mon avis: 16/20

Nous suivons Knock, médecin qui vient prendre la relève du Docteur Parpalaid dans le village de Saint-Maurice. Il achète une clientèle qui ne semble pas vraiment exister. Mais Knock va rebondir et alors proposer des consultations gratuites pour les habitants. Il sait se montrer persuasif et va leur trouver tous les mots de la terre. En apparence, c’est un médecin à l’écoute et bienveillant, mais la réalité est toute autre. C’est un homme manipulateur qui va se servir de la peur de la maladie pour monter son petit business tout en s’associant au pharmacien. Cette pièce est une véritable satire où on se moque à la fois des médecins « charlatan » et des patients qui s’écoutent un peu trop et qui n’ont aucun recule sur la situation. Le style est quand à lui très abordable, le livre est court, en 3 actes ce qui le rend d’autant plus très accessible. Humour et dérision sont bien sur nécessaire pour apprécier cette pièce de théâtre !

A très bientôt,

Little Meggy

#151 Lecture – Le voyage dans le passé

Hello les girafons !

Après la déception de ma lecture Du côté des indiens, j’ai choisi de lire une valeur sûre: une nouvelle de Stephan Zweig.

ZWEIG Stephan, Le voyage dans le passé. Editions Grasset, 2008. 173 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

Le voyage dans le passé est l’histoire des retrouvailles au goût amer entre un homme et une femme qui se sont aimés et qui croient s’aimer encore. Louis, jeune homme pauvre mû par une « volonté fanatique », tombe amoureux de la femme de son riche bienfaiteur, mais il est envoyé quelques mois au Mexique pour une mission de confiance. La grande guerre éclate. Ils ne se reverront que neuf ans plus tard. L’amour résiste-t-il à tout ? A l’usure du temps, à la trahison, à une tragédie ?

  • Mon avis: 19/20

Encore du grand Stephan Zweig. Au commencement du roman, je me doutais déjà de comment aller tourner l’histoire. Et pourtant, j’ai été happé du début jusqu’à la fin, à me demander si vraiment l’amour des 2 personnages aller résister ou pas au temps et à la distance. Stephan Zweig arrive à nous communiquer tout un tas d’émotions: de l’euphorie de leurs retrouvailles à la déception de voir que le temps a fait son œuvre, l’auteur nous parle d’amour, du vrai. Pas de celui que l’on voit au cinéma où tout est beau et tout fini bien, mais de celui qui est mis à l’épreuve du temps et de la vie. A travers son style simple mais travaillé, l’auteur m’a encore conquis. Ses mots sont toujours aussi percutants. Si vous n’avez pas encore découvert cet auteur, foncez ! Pour ma part, j’espère bien réussir à lire toute son œuvre !

  • Citations:

« En vieillissant, on cherche sa propre jeunesse et on éprouve des joies stupides à partir de petits souvenirs. »

« Cependant l’amour ne devient vraiment lui-même qu’à partir du moment où il cesse de flotter, douloureux et sombre, comme un embryon, à l’intérieur du corps, et qu’il ose se nommer, s’avouer du souffle et des lèvres. Un tel sentiment a tant de mal à sortir de sa chrysalide, qu’une heure défait toujours d’un coup le cocon emmêlé et qu’ensuite, tombant de tout son haut dans les plus profonds abîmes, il s’abat, avec une force décuplée, sur un cœur terrorisé. »

Et vous, quel est votre roman/nouvelle préféré de Stephan Zweig ?

A très bientôt,

Little Meggy

#150 Lecture – Du côté des indiens

Hello les girafons !

Grâce au site Babélio et aux éditions Le livre de poche, j’ai pu recevoir le dernier roman d’Isabelle Carré. C’est une actrice que j’aime beaucoup, et j’avais très envie de la découvrir en tant qu’écrivaine.

CARRÉ Isabelle, Du côté des indiens. Editions Le livre de poche, 2021. 332 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

Ziad, dix ans, découvre que son père trompe sa mère avec Muriel, la voisine du cinquième. Il décide d’agir et demande à celle-ci de renoncer à cette relation. De manière inattendue, cela les rapproche. Se sentant coupable, Muriel, qui a mis un terme à sa carrière d’actrice après avoir été agressée par un metteur en scène et qui est désormais scripte, promet à Ziad de l’emmener sur un tournage. Ziad, ses parents, Anne et Bertrand, Muriel grandissent, chutent, traversent des tempêtes, s’éloignent pour mieux se retrouver. Comme les Indiens, ils se sont laissé surprendre ; comme eux, ils n’ont pas les bonnes armes. Leur imagination saura-t-elle changer le cours des choses ? La ronde vertigineuse d’êtres qui cherchent désespérément la lumière.

  • Mon avis: 11/20

Je n’ai pas du tout été emballé par ce roman… J’ai trouvé la construction du roman assez particulière. On va suivre à tour de rôle les personnages, à qui il va arriver des évènements tragiques. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup trop de tragédies ce qui rend les évènements peu plausibles. D’abord l’adultère, puis le harcèlement dans le milieu du cinéma, puis la maladie, puis l’alcoolisme, puis le meurtre, et enfin la travestissement. Ca fait beaucoup de thèmes pour un roman. Je ne dis pas que ces thèmes ne sont pas intéressants ou utiles mais ça aurait peut-être mérité plusieurs romans plutôt que de tout mettre dans 300 pages. De plus, j’ai trouvé beaucoup de longueurs jusqu’à lire certains passages en diagonale. C’est une déception, je n’ai pas été sensible à ce roman comme je l’avais espéré. Je préfère Isabelle Carré dans les films que dans ses romans.

  • Citations:

« Quel pouvoir possédaient donc les enfants pour distiller dans tout l’appartement cette étrange vibration, cette atmosphère si particulière, cette drôle de paix, curieusement frémissante, où rien d’autre ne comptait que leur bien-être, leur tranquillité ? »

« Les difficultés ne sont pas faites pour abattre, mais pour être abattues. »

A très bientôt,

Little Meggy

#149 Lecture – Les derniers jours de Rabbit Hayes

Hello les girafons !

Voici ma dernière lecture qui attendait depuis longtemps dans ma PAL. Et je ne regrette pas du tout de l’avoir enfin sortie car c’est un gros coup de coeur !

McPartlin Anna, Les derniers jours de Rabbit Hayes. Editions France Loisirs, 2016. 454 pages.

  • Résumé (4ème de oouverture):

Quand Mia, surnommée affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n’a plus que neuf jours à vivre. Tous ses proches sont présents à ses côtés pour la soutenir. Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant, Davey et Grace, son frère et sa sœur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille, Juliet, sa fille de 12 ans qu’elle élève seule, et enfin Marjorie, sa meilleure amie et confidente. Au fur et à mesure que les jours passent et que l’espoir de la sauver s’amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s’interroger sur leur vie et la manière dont ils vont continuer sans celle qui leur apporte tant. Car, si Rabbit a elle-même perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage.

  • Mon avis: 20/20

Ce roman a été un gros coup de cœur. Ne vous fier pas à la couverture fleurie, ce n’est pas du tout un roman feel good. Et le titre le prouve d’ailleurs: nous allons suivre les derniers jours de Rabbit Hayes, quarantenaire et atteinte d’un cancer du sein en phase terminale. Ses proches vont se relayer à son chevet pour l’accompagner lors de ses derniers instants. Un conseil, sortez les mouchoirs ! J’ai été ému et j’ai pleuré comme rarement les romans m’ont fait pleuré. Pour autant, on ne tombe pas dans le pathos, avec une surenchère des malheurs. Pas du tout. Il y a beaucoup d’humour dans ce livre, et aussi beaucoup d’amour. J’ai trouvé que le sujet de la fin de vie et des soins palliatifs étaient traités avec beaucoup de justesse: l’auteure ne cherche pas à cacher ce qui est moche, mais ne rentre pas non plus trop dans les détails afin de ne pas heurter les plus sensibles. Les personnages sont quant à eux très attachants. J’ai hate de lire la suite de cette histoire (Sous le bleu du ciel) pour les retrouver, car j’étais vraiment bien auprès d’eux. Au niveau du schéma de narration, le livre est découpé en journée (les 9 derniers que Rabbit va vivre), et à l’intérieur, on va suivre les différents personnages à tour de rôle. Cela permet de voir que chaque personnage vit le deuil d’une façon différente. Je vous recommande ce livre émouvant qui vous provoquera sans aucun doute un tourbillon d’émotions.

  • Citations:

« Peut-être que je ne pourrai pas faire tout ce que j’avais prévu. Je ne serai pas la mère de la mariée ; devenir une vieille dame qui fait sauter ses petits-enfants sur ses genoux, ce ne sera pas pour moi. Peut-être que ça ne serait pas arrivé de toute manière, mais ça n’a plus d’importance, parce que maintenant j’ai un nouveau plan. Je vais simplement vivre. Je serai une fille, une sœur, une amie et, par-dessus tout, une mère. »

« Vous aussi, vous êtes du genre à respecter les règles ?
– Parfois, répondit Rabbit avec un sourire…Et d’autres fois, il faut les inventer en chemin. »

A très bientôt,

Little Meggy

#145 Lecture – L’île des oubliés

Hello les girafons !

Mon rythme de lecture a sacrément ralenti cet été ! Entres les quelques jours où je suis partie en vacances, l’abandon d’un livre de Kate Morton, et le début de mon nouveau travail d’assistante maternelle, je n’ai fini que 2 livres depuis juillet. Mais le livre que je viens vous présenter est un coup de coeur !

HISLOP Victoria, L’île des oubliés. Editions Le livre de poche, 2013. 520 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

L’été s’achève à Plaka, un village sur la côte nord de la Crète. Alexis, une jeune Anglaise diplômée d’archéologie, a choisi de s’y rendre parce que c’est là que sa mère est née et a vécu jusqu’à ses dix-huit ans. Une terrible découverte attend Alexis qui ignore tout de l’histoire de sa famille : de 1903 à 1957, Spinalonga, l’île qui fait face à Plaka et ressemble tant à un animal alangui allongé sur le dos, était une colonie de lépreux… et son arrière-grand-mère y aurait péri. Quels mystères effrayants recèle cette île que surplombent les ruines d’une forteresse vénitienne ? Pourquoi, Sophia, la mère d’Alexis, a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets…

  • Mon avis:

Coup de cœur pour ce roman historique ! Si vous êtes adepte des histoires de familles, dans un contexte historique particulier, alors vous ne pourrez qu’aimer ce roman ! Je découvre cette auteure avec ce roman, et je dois dire que j’ai été surprise d’apprendre que c’était son tout premier roman. Je trouve que c’est très bien écrit, la plume est fluide, et le ratio romance/histoire est parfait à mon goût. J’ai appris plein de choses sur l’île de Spinalonga dont je ne connaissais pas l’existence il y a encore quelques semaines. On sent que l’auteure a fait de longues recherches sur le sujet. Le personnage d’Alexis ne sert en faite que d’introduction à l’histoire, c’est ensuite sur ses ancêtres que l’on va réellement se concentrer. Certains de ces personnages m’ont d’ailleurs un peu gênés, c’est un peu trop « tout blanc » ou « tout noir »; mais cela ne m’a pas dérangé dans ma lecture. Il est certains que je découvrirai d’autres romans de cette auteure ! Il existe d’ailleurs une adapatation en série TV mais qui n’a pas été traduite en français.

  • Citations:

« Mais pour tout te dire, j’ai l’impression que le destin en avait après toi, mais là je suis sûre qu’il est à court de munitions. »

« Elle prononça ces mots sans faillir. La fatalité ne lui avait rien épargné mais, à chaque coup du sort, elle gagnait en résistance. »

Avez-vous découvert cette auteure ?

A très bientôt !

Little Meggy

# 129 Lecture – 84, Charing Cross Road

Hello les girafons !

Voici ma dernière lecture, un roman épistolaire que je voulais lire depuis longtemps !

HANFF Helene, 84, Charing Cross Road. Editions Autrement (Littératures), 2001. 113 pages.

  • Résumé:

Par un beau jour d’octobre 1949, Helene Hanff s’adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, Miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes. Vingt ans plus tard, ils s’écrivent toujours et la familiarité a laissé place à l’intime, presque à l’amour. Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les librairies. Livre inattendu et jamais traduit, 84, Charing Cross Road fait l’objet, depuis les années 1970, d’un véritable culte des deux côtés de l’Atlantique.

  • Mon avis: 16/20

A travers des lettres qui ont réellement été écrites, on va suivre les échanges entre Helene Hanff et les employés de la librairie anglaise pendant une vingtaine d’années. Helene va régulièrement passer commande pour se procurer des livres d’occasion, et une amitié va naître entre toutes ses personnes. J’ai adoré l’humour d’Helene qui était souvent en décalage avec l’attitude calme et posée du propriétaire de la librairie. C’est plein de bienveillance, et on enrichit sa culture générale avec les nombreuses références faites à la littérature anglaise (de nombreuses informations sont fournies en bas de page sans pour que cela coupe et gène la lecture). Je recommande ce livre qui se lira très vite à tous les amoureux du livre !

  • Citations:

« J’adore les livres d’occasion qui s’ouvrent d’eux-mêmes à la page que leur précédent propriétaire lisait le plus souvent. »

« Je me souviens, il y a des années, un type que je connaissais m’a dit que les gens qui vont en Angleterre y trouvent exactement ce qu’ils sont venus y chercher. Je lui ai dit que j’irai y chercher l’Angleterre de la littérature anglaise, il a hoché la tête et il a dit : « Elle y est bien. » »

A très bientôt,

Little Meggy