#151 Lecture – Le voyage dans le passé

Hello les girafons !

Après la déception de ma lecture Du côté des indiens, j’ai choisi de lire une valeur sûre: une nouvelle de Stephan Zweig.

ZWEIG Stephan, Le voyage dans le passé. Editions Grasset, 2008. 173 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

Le voyage dans le passé est l’histoire des retrouvailles au goût amer entre un homme et une femme qui se sont aimés et qui croient s’aimer encore. Louis, jeune homme pauvre mû par une « volonté fanatique », tombe amoureux de la femme de son riche bienfaiteur, mais il est envoyé quelques mois au Mexique pour une mission de confiance. La grande guerre éclate. Ils ne se reverront que neuf ans plus tard. L’amour résiste-t-il à tout ? A l’usure du temps, à la trahison, à une tragédie ?

  • Mon avis: 19/20

Encore du grand Stephan Zweig. Au commencement du roman, je me doutais déjà de comment aller tourner l’histoire. Et pourtant, j’ai été happé du début jusqu’à la fin, à me demander si vraiment l’amour des 2 personnages aller résister ou pas au temps et à la distance. Stephan Zweig arrive à nous communiquer tout un tas d’émotions: de l’euphorie de leurs retrouvailles à la déception de voir que le temps a fait son œuvre, l’auteur nous parle d’amour, du vrai. Pas de celui que l’on voit au cinéma où tout est beau et tout fini bien, mais de celui qui est mis à l’épreuve du temps et de la vie. A travers son style simple mais travaillé, l’auteur m’a encore conquis. Ses mots sont toujours aussi percutants. Si vous n’avez pas encore découvert cet auteur, foncez ! Pour ma part, j’espère bien réussir à lire toute son œuvre !

  • Citations:

« En vieillissant, on cherche sa propre jeunesse et on éprouve des joies stupides à partir de petits souvenirs. »

« Cependant l’amour ne devient vraiment lui-même qu’à partir du moment où il cesse de flotter, douloureux et sombre, comme un embryon, à l’intérieur du corps, et qu’il ose se nommer, s’avouer du souffle et des lèvres. Un tel sentiment a tant de mal à sortir de sa chrysalide, qu’une heure défait toujours d’un coup le cocon emmêlé et qu’ensuite, tombant de tout son haut dans les plus profonds abîmes, il s’abat, avec une force décuplée, sur un cœur terrorisé. »

Et vous, quel est votre roman/nouvelle préféré de Stephan Zweig ?

A très bientôt,

Little Meggy

#136 Lecture – Un soupçon légitime

Hello les girafons !

Stephan Zweig est un auteur que j’aime beaucoup, je l’avais déjà lu avec Lettre d’une inconnue et Vingt-quatre heures dans la vie d’une femme. J’ai donc pu découvrir une autre de ses nouvelles, dont je n’avais jamais entendu parler.

  • Résumé (4ème de couverture):

Un soupçon légitime est l’histoire d’un homme dont les passions vont causer le malheur de son entourage. John Limpley s’installe à la campagne avec son épouse et adopte un chien, Ponto. Adulé par son mare, l’animal se transforme en tyran… jusqu’au jour où il est délaissé, lorsque la jeune femme tombe enceinte. Le drame qui va suivre est d’autant plus tragique qu’il reste inexpliqué.

  • Mon avis: 17/20

J’ai beaucoup aimé cette histoire courte mais très percutante. L’auteur prend le temps de nous présenter le décors: une maison isolée à la campagne, l’arrivée des Limpley, des nouveaux voisins qui s’installent, l’adoption d’un chien et son éducation ratée. Assez vite, on comprend que les choses vont mal tourner. L’auteur va montrer que les excès de l’Homme peut le mener à sa propre perte, que le fait d’être déraisonnable ne peut avoir que des conséquences tragiques. Et je trouve que l’auteur le fait très bien, et que s’en est presque violent pour le lecteur. Je vous recommande de découvrir la plume de Stephan Zweig qui est très accessible.

  • Citations:

« Ce qui distingue l’entendement animal de l’entendement humain c’est qu’il se limite exclusivement au passé et au présent et n’est pas capable d’imaginer ou d’évaluer l’avenir. »

« Cette oisiveté ne peut que la mener à la mélancolie et cette mélancolie à son tour à une sorte de haine contre la gaieté provocante de son mari qui épuiserait tout être humain normal. »

A très bientôt,

Little Meggy