#80 Lecture – L’accusé du Ross-Shire

Hello les girafons !

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance d’être sélectionnée sur Babelio pour recevoir un livre en échange d’une critique. Je tiens donc à les remercier ainsi que les éditions Sonatine.

MACRAE BURNET Graeme, L’accusé du Ros-Shire. Editions Sonatine, 2017. 330 pages.

l'accusé

  • Résumé (4ème de couverture):

Alors qu’il fait des recherches généalogiques sur ses ancêtres écossais, Graeme Macrae Burnet découvre des archives relatives à une étrange affaire. En 1869, Roderick Macrae, dix-sept ans, a été arrêté après un triple assassinat dans un village isolé des Highlands. Dans un document écrit, le jeune homme relate sa vie et ses meurtres, sans jamais donner le moindre détail sur ses mobiles. Hormis ce récit, aucune preuve tangible de sa culpabilité n’a été trouvée. Était-il tout simplement fou ? Graeme Macrae Burnet nous livre toutes les pièces du procès : témoignages, articles de journaux, rapports des médecins. Peu à peu, le doute s’installe. Le récit de ces crimes est-il bien l’œuvre de ce jeune garçon, a priori illettré ? S’agit-il d’un faux ? Si c’est le cas, que s’est-il réellement passé ? La solution semble se trouver dans la vie de cette petite communauté repliée sur elle-même, où chacun doit rester à sa place, sous peine de connaître les pires ennuis.

  • Mon avis:      16/20

Il est très difficile de classer ce livre dans un genre précis: il s’agit tantôt d’un policier où rapports médicaux, procès et témoignages vont se suivre, tantôt d’un roman historique, tantôt d’une biographie tellement les faits qui nous sont narrés semblent réels. On peut dire que ce livre nous fait sortir de notre zone de confort. Une grande partie du roman est dédiée au récit de Roderick Macrae qui va raconter comment il est venu à commettre 3 meurtres. La construction du roman est vraiment unique et intéressante. L’intrigue de l’histoire n’est pas tant de savoir s’il est coupable ou non puisque c’est un fait qui semble être acquis dès le début du livre, mais plus de savoir s’il était en pleine possession de ses facultés mentales, c’est à dire était-il « aliéné » ou non au moment des meurtres ?

On rentre très facilement dans l’histoire, l’écriture étant soignée et très riche. Un glossaire est mis à disposition pour se familiariser avec le vocabulaire employé. L’histoire me semble tellement plausible que je n’ai toujours pas compris si c’était une histoire vraie ou non. Ce qui montre je pense du talant de narration de l’auteur. Il me faut tout de même vous avertir que le récit du criminel est dur: le contexte social, la relation du meurtrier avec son père, le décès de sa mère, le détail de ses meurtres rendent parfois le récit difficile.

Je suis ravie d’avoir pu découvrir ce roman, car je pense que je ne me saurais jamais arrêtée dessus si je l’avais croisé en librairie.

  • Citations:

« Il me demanda si je regrettais ce que j’avais fait. Je lui répondis que non et que, de toute façon, cela importait peu puisque, regrets ou pas, ce qui était fait ne pouvait être défait. »

« J’avais accompli ce que j’étais venu faire et, n’ayant nulle intention de nier ma culpabilité, son meurtre n’aurait servi à rien. Dans tous les cas, tuer une vieille femme sans défense eût été un geste cruel et je n’en avais pas le cœur. »

L’Accusé du Ross-Shire

A très bientôt,

Little Meggy

 

 

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#49 Lecture – Nymphéas noirs

Hello les girafons !

J’ai enfin pris le temps de lire et découvrir le célèbre auteur Michel Bussi. J’en ai entendu beaucoup d’éloges et j’ai donc choisi de commencer par son roman Nymphéas noirs.

BUSSI Michel, Nymphéas noirs. Editions France Loisirs, 2015. 442 pages.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Tout n’est qu’illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels. Au cœur de l’intrigue, trois femmes: une fillette douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit et sait tout. Et puis bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux « Nymphéas » noirs. Perdues ou volées, telles des illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps.

  • Mon avis:     18/20

Ce roman a été à la hauteur de mes espérances. On retrouve une multitude de personnages, donc 3 femmes qui sont au cœur du roman: Fanette, Stéphanie et la narratrice, une vieille dame, tout ça dans le magnifique cadre de Giverny en Normandie.

Il y a donc Fanette, une petite fille peintre en herbe, qui rêve de gagner un concours de peinture. Ensuite, il y a Stéphanie Dupain, institutrice de Giverny, une séduisante femme. Et enfin, il y a la vieille dame sombre, qui a toujours connu Giverny. J’ai beaucoup accroché aux 2 premiers personnages, en revanche j’ai été très sceptique envers la vieille dame. Et autour des ces personnages, on a 2 meurtres et 2 policiers chargés de l’enquête. Je ne vais pas trop en dire sur le fond, car j’aurai trop peur de vous spoiler. Dès les premières pages, on plonge dans cet univers riche où chaque détail à son importance. J’ai trouvé peut-être que quelques petits passages étaient un peu « plats », où il se passait moins de choses, mais dans l’ensemble, on est happé  par les événements. Le meurtre est-il lié à un trafic d’art, à une histoire d’amour  ou un enfant illégitime ? Telle est la question !

Quant à la fin… elle m’a laissé sur les fesses, l’auteur m’a induit en erreur du début à la fin, pourtant, je me suis dit « Mais oui c’est évident! »

  • Citations:

« Mais belle ou pas belle, c’est pas la question ! C’est pas comme ça que ça marche. C’est débile de vouloir que sa femme soit la plus belle du monde ! Ça veut dire quoi, ça, c’est pas une compétition ! Une femme, il y en aura toujours quelque part une plus belle que celle avec qui vous vivez. Et puis, même si vous décrochez miss Monde, miss Monde, au bout du compte, elle vieillira. Faudrait foutre dans son lit chaque année la nouvelle miss Monde, c’est ça ? »

« Monet disait que la sagesse, c’est de se lever et se coucher avec le soleil. »

A très bientôt,

Little Meggy