#95 Lecture – Mon chien Stupide

Hello les girafons !

J’enchaine les lectures courtes, toujours dans le cadre de la semaine à 1000. Mon mari m’a offert ce livre  lors de son dernier déplacement à Paris. C’est son titre et une pensée pour notre chien qui lui a fait acheter ce roman !

FANTE John, Mon chien Stupide. Edition 10/18, 2017. 160 pages.

mon chien stupide

  • Résumé (4ème de couverture):

Un énorme chien à tête d’ours, obsédé et très mal élevé, débarque un soir dans la famille en crise d’Henry J. Molise, auteur quinquagénaire raté et désabusé. Dans leur coquette banlieue californienne de Point Dume, ce monstre attachant s’apprête à semer un innommable chaos. Un joyau d’humour loufoque et de provocation ravageuse.

  • Mon avis:      16/20

Alors je dois commencer cette chronique par un avertissement: ce livre est bourré de cynisme, de personnages imbuvables, et de réflexions très crues. Il ne faut donc pas le prendre au premier degré, car sinon il est certain que vous ne pourrez pas apprécier la lecture. Et j’insiste vraiment, car les propos tenus par les personnages sont bien souvent racistes et homophobes. C’est avec cette écriture très crue et provocante que John Fante va nous peindre le tableau d’une famille très particulière. Henry, écrivain et père de 4 enfants va raconter son quotidien et les difficultés qu’il rencontre aussi bien avec son métier que sa femme et ses enfants. Le chien Stupide n’est en fait qu’un prétexte pour entrer dans la vie de cette famille et découvrir que les liens de ses membres sont fragiles et que le respect des autres n’est pas enseigné. Il est d’ailleurs impossible de s’attacher à ses personnages ingrats ! Même le chien, complètement obsédé, n’est pas attachant ! Le ton que prend l’auteur va permettre de dénoncer les difficultés du métier d’écrivain, mais aussi celle d’être père d’une famille nombreuse avec de jeunes adultes qui prennent leur envol. Il dénonce également la société moderne avec tous ces excès. Au fond, l’auteur utilise l’humour pour décrire une tragédie.

Pour moi, il y a un petit hic avec la fin, j’aurai aimé que les personnages tirent une leçon positive de tout ça, mais il n’en est rien. Ca me gène un peu qu’un auteur utilise des propos racistes et homophobes sans dire à la fin « Non, en fait ce n’est pas bien ». Certes, ça aurait ajouté un côté leçon de vie que tout le monde n’aime pas forcément, mais je trouvais cela nécessaire. D’un autre côté, la fin laisse suggérer que puisque chaque personnage se retrouve seul, comme abandonné, c’est que peut-être ils n’ont pas fait les meilleurs choix de vie…

Bref, c’est une lecture pleine de cynisme, où il est important de ne pas prendre les propos des personnages au pied de la lettre.

  • Citations:

« Pour écrire , il faut aimer, et pour aimer il faut comprendre. Je n’écrirais plus tant que je n’aurais pas compris Jamie, Dominic, Denny et Tina ; quand je les comprendrais et les aimerais, j’aimerais l’humanité tout entière…. »

« Elle était pourtant adorable, mon Harriet: vingt-cinq ans qu’elle tenait le coup à mes côtés; elle m’avait donné trois fils et une fille, dont j’aurais joyeusement échangé n’importe lequel, voire les quatre, contre une Porsche neuve,ou même une MG GT’70. »

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