#158 Lecture – Nord et Sud

Hello les girafons !

En cette veille de Noël, je me décide enfin à faire la chronique de ma dernière lecture qui est un quasi coup de coeur ! J’avais entendu parler de ce roman sur la chaîne booktube de Petite Lectrice et elle m’avait donner très envie de le lire.

GASKELL Elizabeth, Nord et Sud. Editions Fayard, 2005. 512 pages

  • Résumé (résumé livraddict):

C’est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l’héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l’Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l’Eglise et déracine sa famille pour s’installer dans une ville du Nord. Margaret va devoir s’adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s’éveille à travers les liens qu’elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l’opposent à leur patron, John Thornton.

  • Mon avis: 19/20

Ce roman de la littérature victorienne est un quasi coup de coeur ! J’ai tout aimé dans ce roman qui m’a passionné. J’ai aimé découvrir la vie en Angleterre, l’ambiance qui s’en dégageait. Beaucoup de thématiques en lien avec les différentes classes socio-économiques sont abordées: la grève, les syndicats, les conditions de travail, etc… J’ai aussi aimé le personnage de Margaret, qui m’a parut bien avant-gardiste: elle arrive à imposer des idées modernes pour son époque, en mettant de côté les convenances, mais sans pour autant risquer de choquer autrui. Elle va affronter bien des épreuves, et pourtant, elle ne laissera personne influencer ses choix et ses idées. On voit naître une histoire d’amour, et cela ajoute un petit quelques chose en plus au roman. Malgré que ce roman ait été écrit en 1855, on est sur un style très accessible. Alors certes, c’est un pavé, mais une fois que l’on est bien rentré dans l’histoire, on enchaîne les chapitres très facilement. Alors pourquoi ce n’est pas un coup de coeur ? Je ne sais pas, car j’ai tout aimé. J’ai peut-être mis trop de temps à le lire ce qui ne m’a pas toujours permis d’être « à fond dedans ». Mais je vous recommande cette lecture, et je n’hésiterai pas à découvrir les autres romans de cette auteure !

  • Citations:

« Ce dont je ne veux pas entendre parler, c’est de remords; efface tes mauvaises actions (si tu es particulièrement consciencieuse) par une bonne action, sitôt que tu peux. Exactement comme nous faisions au collège lorsque nous écrivions une addition correcte par-dessus une fausse, mal effacée. Cela valait mieux que de mouiller l’éponge avec nos larmes; cela offrait le double avantage de nous éviter de perdre du temps, car les larmes sont parfois longues à venir, et de nous assurer un meilleur résultat au bout du compte. »

« En se rendant compte de ce qui aurait pu être, elle en vint à se féliciter de ce qui était. »

A très bientôt !

Little Meggy

#127 Lecture – Une vie

Hello les girafons !

De plus en plus, j’aime lire des classiques. Voici ma dernière lecture, Une vie de Maupassant, un auteur que j’avais découvert au lycée avec Pierre et Jean et que je trouve très accessible.

MAUPASSANT Guy, Une vie. Editions Pocket (classique), 2019. 256 pages.

  • Résumé (4ème de couverture):

Conduite par son père au sortir du couvent, la jeune Jeanne traverse la campagne normande et découvre le château dans lequel elle va vivre, aimer, avoir un enfant et connaître le plus banal et le plus exemplaire des destins.

  • Mon avis: 16/20

J’ai beaucoup aimé cette lecture, qui est très accessible. J’ai trouvé quelques petites longueurs au début, mais une fois entrée dans l’histoire, ça se lit tout seul. L’auteur nous dresse le portrait de Jeanne, jeune fille qui ne va pas être gâtée par la vie. Ce roman est très pessimiste, la vie de Jeanne est à la fois banale mais aussi très triste. Ne vous attendez pas à recevoir une bouffée d’air frais car ça ne sera pas le cas ! Elle rêve d’un prince charmant, elle récolte un mari infidèle et aigri. Ce roman, bien qu’écrit en 1883, reste intemporel. Il est question d’amour, de religion, d’argent, etc… Je n’ai pas trouvé Jeanne attachante, (encore moins son fils qui m’a agacé), mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier cette lecture. Si vous voulez vous lancer dans les classiques, je vous recommande ce roman, il n’est pas très long et se lit facilement !

  • Citations:

« Puis elle ajouta, répondant sans doute à sa propre pensée : « la vie croyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit ». « 

« Et, les nuages s’étant fendus, le fond bleu du firmament paru ; puis la déchirure s’agrandit comme un voile qui se déchire ; et un beau ciel pur d’azur net et profond se développa sur le monde. »

A très bientôt,

Little Meggy

#89 Lecture – Emma

Hello les girafons !

J’imagine que vous connaissez Jane Austen, avec Orgueil et Préjugés. Pour découvrir cette auteure, je ne voulais pas commencer cet ouvrage, mais par Emma qui me tentait beaucoup plus.

Austen Jane, Emma. Editions Le livre de Poche, collection Les classiques de Poche, 2016.

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  • Résumé (4ème de couverture):

Orpheline de mère, seule auprès d’un père en mauvaise santé, Emma Woodhouse, à vingt et un ans, est désormais la maîtresse de maison du domaine Hartfield. Elle s’est mis en tête de marier Harriet Smith, une jeune fille pauvre qu’elle a prise sous sa protection. Ce faisant, ne s’est-elle pas attribué un rôle trop ambitieux ? Son inexpérience des cœurs et des êtres, ses propres émotions amoureuses, qu’elle ne sait guère interpréter ou traduire, lui vaudront bien des déconvenues et des surprises.

  • Mon avis:    19/20

Ce livre me tentait depuis longtemps, et je suis ravie de pouvoir enfin me faire une opinion sur une œuvre de Jane Austen. Pour une lecture classique, écrite en 1816, j’ai trouvé que le style de l’auteur était assez simple. On n’est pas perdu dans des phrases à rallonge et des termes que l’on ne comprend pas. L’histoire est elle aussi simple, pas de grandes aventures ou de grands drames. On va suivre une multitude de personnages (au début il faut s’accrocher car il y en a vraiment beaucoup) dans leur quotidien dans un petit village provincial d’Angleterre. Avec au centre de l’histoire, Emma qui joue aux entremetteuses en essayant de former des couples. Emma, je l’ai d’abord trouvée froide et hautaine. Il m’a fallu bons nombres de pages pour commencer à m’attacher à son personnage. En fait, c’est l’arrivée de Mrs Weston que j’ai détesté qui m’a montré qu’Emma n’était pas si mauvaise que ça. Avec une fin comme je les aime, ce roman a été un régal du début à la fin. J’ai cependant eu besoin de prendre mon temps pour le lire, car j’ai mis plus de 3 semaines à le lire. Une lecture que je vous recommande !

  • Citations:

« Rien, se dit-elle plus tard, rien ne vaut la tendresse du cœur. Rien ne lui est comparable. La lucidité de l’esprit n’a pas le moindre charme, comparée à la tendresse, à l’affection, et à la sincérité des sentiments. C’est une certitude. »

« Je dois certainement être amoureuse, se dit-elle ; cette sensation de fatigue, d’ennui, ce dégoût de m’asseoir et de m’appliquer à une tâche quelconque, ce sont là tous les symptômes de l’amour. »

Et vous, quelle œuvre de Jane Austen avez-vous lu ?

A très bientôt,

Little Meggy

 

#68 Lecture – Lettre d’une inconnue

Hello les girafons !

Il y a un an, je vous présentais une nouvelle de Stefan Zweig: Vingt-quatre heures dans la vie d’une femme. J’avais été touché par la plume de cet auteur. C’est pourquoi j’ai lu une autre de ses nouvelles:

ZWEIG Stefan, Lettre d’une inconnue. Editions Stock, La Cosmopolite, 2009. 105 pages.

lettre d'une inconnue

  • Résumé (4ème de couverture):

Un amour total, passionnel, désintéressé, tapi dans l’ombre, n’attendant rien en retour que de pouvoir le confesser. Une blessure vive, la perte d’un enfant, symbole de cet amour que le temps n’a su effacer ni entamer. Une déclaration fanatique, fiévreuse, pleine de tendresse et de folie. La voix d’une femme qui se meurt doucement, sans s’apitoyer sur elle-même, tout entière tournée vers celui qu’elle admire plus que tout.

  • Mon avis:       18/20

J’ai encore été séduite par la plume de Stefan Zweig. Elle est simple et accessible mais pourtant elle fait passer tant d’émotions. On va suivre cette jeune fille de 13 ans qui tombe amoureuse de son voisin. Et toute sa vie, elle vivra dans l’attente de cet homme qui ne la remarque pas. L’amour qu’éprouve la jeune femme pour cet homme est décrit avec passion, et j’ai même trouvé que cela virait parfois à l’obsession, voire que cet acharnement à aimer cet homme était maladif (genre érotomanie ?). Cela n’en rend le récit que plus fort et montre que cette femme est prête à tout pour l’homme qu’elle aime. Elle est pleine d’altruisme pour cet homme, lui est plein d’égoïsme et ne la reconnaitra jamais…

Cette nouvelle se lit d’une traite, et elle est pour moi ma préférée de cet auteur.

  • Citations:

« Rien n’existait pour moi que dans la mesure où cela se rapportait à toi; rien dans mon existence n’avait de sens si cela n’avait pas de lien avec toi ».

Tous les hommes, tous, m’ont gâtée; tous se sont montrés bons envers moi; toi, toi seul tu m’as oubliée, toi, toi seul, tu ne m’as jamais reconnue.

Quel est votre nouvelle préférée de Stefan Zweig ?

A très bientôt,

Little Meggy