#55 Lecture -Tess D’Uberville

Hello les girafons !

Cette année, je me suis fixée comme objectif de lire 3 classiques. Après avoir lu La chute d’Albert Camus, j’ai lu Tess D’Uberville de Thomas Hardy, un classique de la littérature anglaise.

HARDY Thomas, Tess D’Uberville. Editions Le livre de poche, 2009. 474 pages

tess

  • Résumé (4ème de couverture):

Jeune paysanne placée dans une famille, Tess est séduite puis abandonnée par Alec d’Uberville, un de ses jeunes maîtres. L’enfant qu’elle met au monde meurt en naissant. Dans la société anglaise puritaine de la fin du XIXe siècle, c’est là une faute irrémissible. Thomas Hardy (1840-1928) signe avec cette œuvre pessimiste, où la richesse des tableaux rustiques du Wessex ne fait que souligner la noirceur de l’univers social, un des chefs-d’œuvre du roman anglas, magnifiquement porté à l’écran par Roman Polanski.

  • Mon avis:        17/20

Quel roman bouleversant ! Cette lecture a été pour moi une magnifique surprise. En me lançant dans ce livre, j’ai d’abord eu peur de ne pas accrocher à la plume de l’auteur. En effet, je n’ai pas l’habitude de lire des classiques. Mais pourtant, une fois habituée au style de l’auteur, je me suis laissé porter par l’histoire. Il y a bien évidemment de nombreuses descriptions, mais à aucun moment elles ne m’ont paru interminables. Elles sont là pour aider à nous représenter le décor. Il y a également quelques dialogues qui permettent de rendre le texte un peu plus aéré.

Pour moi, le point fort de cette histoire est le caractère des personnages. Thomas Hardy a créé des personnages forts, avec Tess, une femme  naïve, mais qui sait ce qu’elle veut malgré tout. Elle a une vie très difficile, mais ne se plaint pas et assume les choix qu’elle fait. Ensuite Alec d’Uberville, personnage manipulateur et détestable. Et enfin, Angel, m’a touché par sa volonté de vouloir sauver son couple. Tess connaitra quelques bonheurs, mais ils ne dureront jamais longtemps. Et on comprend très vite que cette histoire ne pourra pas avoir de fin heureuse.

Cette histoire restera longtemps dans ma tête, et restera un roman très marquant !

  • Citations:

« Le mieux est de ne pas se souvenir que votre nature et vos actes passés ont été juste pareils à ceux de milliers de gens et que votre vie et vos actes à venir seront justes pareils à ceux de milliers d’autres. »

« Qu’est ce qu’un homme honnête ? Surtout, qu’est ce qu’une femme honnête ? La beauté ou la laideur d’un caractère n’est pas seulement dans les actions accomplies, mais dans les aspirations et les désirs. La véritable histoire d’un être n’est point dans ce qu’il a fait, mais dan ce qu’il a voulu faire. »

Quel autre roman de Thomas Hardy me conseillez-vous ?

A très bientôt,

Little Meggy

 

#54 Lecture – Respire

Hello les girafons !

Je tarde un peu à vous poster cette chronique, car j’ai terminé ce livre depuis plus d’une semaine maintenant, mais il me tient à cœur de présenter ce roman car il s’agit pour moi d’un coup de cœur !

K. A. TUCKER, Ten Tiny Breaths, T1, Respire. Editions Le livre de poche, 2016. 408 pages.

respire

  • Résumé (4ème de couverture):

Kacey a vingt ans. Il y a quatre années de cela, elle a vu sa vie exploser. Ses parents, sa meilleures amie et le garçon qu’elle aimait sont morts dans un accident de voiture dont elle fut la seule rescapée. Souhaitant échapper à son passé, à une tante et un oncle peu scrupuleux, elle achète deux tickets de bus et part à l’aventure pour Miami avec Livie, sa sœur de quinze ans. Elles s’installent dans un petit immeuble et font la connaissance de leurs voisins. En particulier, la pimpante Storm et le mystérieux Trent… Nouvelle vie, nouveau job, nouveaux amis, Kacey parviendra-t-elle à chasser tous les démons qui la rongent ?

  • Mon avis:      20/20

Cette lecture est un coup de cœur ! Pourtant, je suis bien consciente que ce livre a de nombreux défauts, mais cela ne m’a pas empêché d’être complètement embarquée dans cette histoire.

Pour commencer, autant vous dire que vous trouverez de nombreux clichés dans cette histoire. Pour autant, cela ne m’a pas empêché de la trouver bouleversante et d’être émue jusqu’aux larmes. J’ai vu les choses arrivaient à 3km à la ronde, mais pourtant, j’ai été happé par l’histoire. Chacun des personnages est attachants, ils ont tous leur part de noirceur, leur faiblesse, mais l’amour qui les lies en font des personnages adorables.

L’auteur a une plume simple mais addictive, c’est un livre qui se dévore. On retrouve beaucoup d’humour malgré les drames répétés que subissent les personnages. Le thème du stress post-traumatique est abordé avec délicatesse, et la bienveillance des personnages envers les uns les autres en fin un roman touchant.

Les autres tomes sont consacrés à d’autres personnages de l’histoire, et j’ai vraiment hâte de les lire.

  • Citations:

« J’ai l’habitude d’avoir le contrôle. Je fais de mon mieux pour ne rien ressentir. C’est ainsi que je parviens à survivre, et ça a bien fonctionné. Jusqu’ici. »

« Je crois que c’est un peu comme un doudou que j’ai trainé avec moi toute ma vie. Ça ne sert à rien, mais ça me réconforte. »

Si toi aussi tu as lu ce livre, ou que tu as envie de le lire, commente !

A très bientôt,

Meggy

 

#53 Lecture -Les gens dans l’enveloppe

Hello les girafons !

J’espère que vous allez bien en ce début de printemps ! Aujourd’hui, nouvelle chronique lecture, avec un roman au concept original.

les gens dans l'enveloppe

MONNIN Isabelle, Les gens dans l’enveloppe. Edition Le livre de poche, 2016. 432 pages

  • Résumé (4ème de couverture):

En juin 2012, j’achète à un brocanteur sur internet un lot de 250 photographies d’une famille dont je ne sais rien. Les photos m’arrivent dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l’enveloppe il y a des gens, à la banalité familière, bouleversante. Je décide de les inventer puis de partir à leur recherche. Un soir, je montre l’enveloppe à Alex. Il dit: « On pourrait aussi en faire des chansons, ce serait bien. » Les gens dans l’enveloppe, un roman, une enquête, des chansons.

  • Mon avis:        17/20

Ce livre est divisé en 2 parties: une première partie où l’auteur invente une vie aux personnes présentes sur les photos qu’elle a reçues. Elle nous raconte un fragment de vie, de gens banaux, comme vous et moi. Dans la seconde partie, l’auteur dresse le journal de ses recherches pour retrouver ces personnes qui l’ont tant inspiré. Et entre les 2 parties, nous avons un échantillon de quelques photos de cette famille. Et à la fin du roman, un arbre généalogique nous permet de nous repérer dans la famille.

Avec le livre, il y a également une série de chansons écrites par Alex Beaupin. Un code est fourni avec le livre pour pouvoir aller les écouter en même temps que la lecture du roman. Personnellement, je n’arrive pas à écouter de la musique lorsque je lis, mais je trouve cette idée géniale pour pouvoir se plonger à 100% dans l’ambiance du livre.

Je trouve le concept de ce livre génial: on suit tout le cheminement de l’auteur. La partie roman n’aurait aucun sens sans la partie enquête et vice-versa. Ce qui fait la force de ce livre, c’est l’attachement qu’on éprouve envers les personnages/personnes que l’on suit dans leur quotidien plutôt banal. En revanche, je n’ai pas été éblouie par la plume d’Isabelle Monnin: elle a fait le choix de ne pas mettre de guillemet lors des dialogues dans la 1ère partie, mais l’enchainement des phrases m’a du coup un peu dérangé. Mais ceci ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture que j’ai trouvée pleine d’humanité.

  •  Citations:

« Bref, on ne va pas en faire toute une histoire mais je n’ai pas d’amie. Je ne sais toujours pas si c’est parce que je n’aime personne ou si c’est parce que personne ne m’aime. »

« Nous dormons parfois ensemble et je l’écoute dormir. Jamais je ne lui dis que je l’aime. Dire Je t’aime, c’est se souvenir d’un temps où je ne t’aimais pas, c’est envisager celui où je ne t’aimerai plus. Dire Je t’aime serait donner fin à l’amour. Je lui donne l’infini silence de mon amour. »

N’hésitez pas à partager votre avis si vous aussi vous avez lu ce livre!

A très bientôt,

Little Meggy

#52 Lecture – De tes nouvelles

Hello les girafons !

Dans le dernier article,  je vous présentais On regrettera plus tard d’Agnès Ledig. J’ai enchainé avec la suite qui est sortie début mars sous le titre  »De tes nouvelles ». Je remercie le site Babelio et les éditions Albin Michel car c’est un livre que j’ai pu acquérir grâce à la Masse critique organisée par Babelio. Attention, ceci est un 2ème tome, le résumé comme la critique peuvent contenir des SPOILs du premier tome !

LEDIG Agnès, De tes nouvelles. Edition Albin Michel, 2017. 343 pages.

de tes nouvelles

  • Résumé (4ème de couverture):

Anna-Nina, pétillante et légère, est une petite fille en forme de trait d’union. Entre Eric, son père, et Valentine, qui les a accueillis quelques mois plut tôt par un soir d’orage et de détresse. Maintenant qu’Eric et Anna-Nina sont revenus chez Valentine, une famille se construit jour après jour, au rythme des saisons. Un grain de sable pourrait cependant enrayer les rouages de cet avenir harmonieux et longtemps désiré.

  • Mon avis:              20/20

J’ai adoré replonger dans l’univers doux et attendrissant créé par Agnès Ledig et retrouver les personnages d’Anna-Nina, d’Eric, de Valentine, Gustave et Gael. De nouveaux personnages font leur entrée, et ils n’ont pas assez été exploité à mon goût, notamment le fameux « grain de sable » promis par le résumé. Attention SPOIL: Ce fameux grain de sable, c’est Yann, un bucheron au regard ténébreux qui ensorcelle Valentine. Mais, comme par magie, Valentine arrive à contenir ses pulsions. J’aurai peut-être préféré qu’il se passe plus d’action de ce côté là, qu’on ressente plus les difficultés à choisir entre 2 hommes.

La plume d’Agnès Ledig me plait toujours autant: beaucoup de dialogue, des chapitres courts, une écriture simple mais tendre.

Comme dans le 1er tome, on retrouve des chapitres (2 ou 3, pas plus) avec des flashs back. Même si l’on comprend où l’auteur veut en venir, j’ai trouvé que ça avait moins d’intérêt et que ça s’intégrait moins bien que dans le 1er tome. En revanche cela offre plein de pistes pour en faire un 3ème tome.

Petite chose qui m’a un peu dérangé par rapport au tome précédent: dans le 1er tome, on avait une alternance de point de vue entre Eric et Valentine, dans ce 2ème tome, non seulement leur point de vue est alterné, mais s’ajoute en plus un point de vue omniscient, ainsi que le point de vue du narrateur lors des flash-back.

Cependant, tous ces petits détails n’ont pas empêché de faire de ce livre un coup de cœur bien qu’un peu moins important qu’On regrettera plus tard, et je lirai bien évidemment le 3ème tome si jamais il y en a un de prévu !

  • Citations:

« Etre amoureux, c’est avoir le sentiment que la personne qu’on aime est singulière et irremplaçable, que personne d’autre ne pourra nous combler comme elle le fait, que sa présence rassure et que son absence rend triste parce que l’éloignement tire comme un solide élastique. Qu’au passage, quand il lâche, le coup de fouet sur la joue fait sacrément mal. »

« Certains croient qu’on va au paradis quand on a été gentil et en enfer quand on a été méchant, mais j’y crois pas. Les gens sont méchants parce qu’ils sont tristes dans leur vie, c’est pas juste de leur rajouter de l’enfer quand ils sont morts ».

A très bientôt,

Little Meggy

tous les livres sur Babelio.com

 

 

#50 Lecture – On regrettera plus tard

Hello les girafons !

Alerte Coup de cœur ! Je viens vous présenter aujourd’hui un roman plein de douceur et d’émotion. Il s’agit d’un premier tome que je me suis empressée de lire car j’ai reçu, grâce à une opération masse critique de babélio le deuxième tome de la saga.

LEDIG Agnès, On regrettera plus tard. Editions Albin Michel, 2016. 313 pages

on-regrettera-plus-tard

  • Résumé (4ème de couverture):

Cela fait bientôt sept ans qu’Eric et sa petite Anna Nina sillonnent les routes de France. Solitude choisie. Jusqu’à ce soir de juin, où le vent et la pluie les obligent à frapper à la porte de Valentine. Un orage peut-il à lui seul détourner d’un destin que l’on croyait tout tracé ?

  • Mon avis:     20/20

Ce roman est pour moi un coup de cœur ! Grâce à l’écriture fluide et addictive de l’auteure, à ses dialogues, à ses personnages attachants, j’ai complètement accroché à cette histoire.

L’histoire commence simplement: un soir d’orage, Eric vient demandé de l’aide à Valentine, car il ne peut garder sa fille malade dans sa roulotte détruite par les intempéries. Et très vite, on sent l’attachement naître entre Anna Nina et Valentine. Pourquoi vivent-ils dans une roulotte, où est la mère d’Anna Nina, pourquoi Valentine vit-elle seule, toutes les réponses seront dévoilées au fil du récit. Le récit principal est coupé par un deuxième récit se déroulant en 1944. Au début, je n’ai comprenais pas le lien, et au fil des pages, des révélations sont faites et tous les éléments s’emboitent.

J’ai adoré le caractère de la petite Anna Nina, pleine de joie de vivre, pleine de sagesse et de curiosité. Elle n’a connu que la vie solitaire en roulotte. Grâce à Valentine, elle découvre l’école, les autres enfants. Et elle apprécie cette nouvelle vie. Mais comment ne pas blesser son père quand celui-ci n’est pas prêt à changer de mode de vie et à se sédentariser. Ce roman est apaisant, et j’enchaine immédiatement avec la suite qui vient de paraître, De tes nouvelles.

  • Citations:

« J’admire cette capacité qu’ont les enfants à rebondir à partir de leurs échecs. Comme si, à l’image d’un trampoline, ils sautaient sur leurs ratages permanents. Après tout, c’est en se trompant qu’on apprend à faire juste. D’autant plus juste qu’on n’est pas encombré d’un besoin de perfection. »

« J’aimerais qu’il me manque et ce n’est pas le cas. Sauf son corps, pour combler l’absence de chaleur dont souffre le mien. Je sais pourquoi il ne me manque pas. Je sais ce que ça veut dire. Et je suis triste de m’en rendre compte. Je ne pourrai donc jamais admettre qu’il peut être bon d’aimer quelqu’un et que cela n’enlève rien à la liberté , ou du moins pas suffisamment pour y renoncer? Je ne pourrai donc jamais me délester de ce sentiment d’oppression à l’idée d’être deux? Me laisser aller à supporter l’absence de l’autre et me rendre compte que ce n’est pas grave? »

Je vous encourage vivement à découvrir cette auteure !

A très bientôt !

Little Meggy

#49 Lecture – Nymphéas noirs

Hello les girafons !

J’ai enfin pris le temps de lire et découvrir le célèbre auteur Michel Bussi. J’en ai entendu beaucoup d’éloges et j’ai donc choisi de commencer par son roman Nymphéas noirs.

BUSSI Michel, Nymphéas noirs. Editions France Loisirs, 2015. 442 pages.

nympheas-noirs.jpg

  • Résumé (4ème de couverture):

Tout n’est qu’illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels. Au cœur de l’intrigue, trois femmes: une fillette douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit et sait tout. Et puis bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux « Nymphéas » noirs. Perdues ou volées, telles des illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps.

  • Mon avis:     18/20

Ce roman a été à la hauteur de mes espérances. On retrouve une multitude de personnages, donc 3 femmes qui sont au cœur du roman: Fanette, Stéphanie et la narratrice, une vieille dame, tout ça dans le magnifique cadre de Giverny en Normandie.

Il y a donc Fanette, une petite fille peintre en herbe, qui rêve de gagner un concours de peinture. Ensuite, il y a Stéphanie Dupain, institutrice de Giverny, une séduisante femme. Et enfin, il y a la vieille dame sombre, qui a toujours connu Giverny. J’ai beaucoup accroché aux 2 premiers personnages, en revanche j’ai été très sceptique envers la vieille dame. Et autour des ces personnages, on a 2 meurtres et 2 policiers chargés de l’enquête. Je ne vais pas trop en dire sur le fond, car j’aurai trop peur de vous spoiler. Dès les premières pages, on plonge dans cet univers riche où chaque détail à son importance. J’ai trouvé peut-être que quelques petits passages étaient un peu « plats », où il se passait moins de choses, mais dans l’ensemble, on est happé  par les événements. Le meurtre est-il lié à un trafic d’art, à une histoire d’amour  ou un enfant illégitime ? Telle est la question !

Quant à la fin… elle m’a laissé sur les fesses, l’auteur m’a induit en erreur du début à la fin, pourtant, je me suis dit « Mais oui c’est évident! »

  • Citations:

« Mais belle ou pas belle, c’est pas la question ! C’est pas comme ça que ça marche. C’est débile de vouloir que sa femme soit la plus belle du monde ! Ça veut dire quoi, ça, c’est pas une compétition ! Une femme, il y en aura toujours quelque part une plus belle que celle avec qui vous vivez. Et puis, même si vous décrochez miss Monde, miss Monde, au bout du compte, elle vieillira. Faudrait foutre dans son lit chaque année la nouvelle miss Monde, c’est ça ? »

« Monet disait que la sagesse, c’est de se lever et se coucher avec le soleil. »

A très bientôt,

Little Meggy

#48 Lecture – Pardon

Hello les girafons !

Je vous présente aujourd’hui un livre au sujet très particulier. Sujet très particulier car cette romance, on suit une histoire d’amour entre un frère et une sœur. Je l’ai lu en E-book, car il est disponible gratuitement et légalement sur internet. Il existe également une édition papier, auto-édité. Voici le lien pour pouvoir le télécharger: PARDON d’Erika BOYER.

BOYER Erika, Pardon. Editions auto-édité, 2016.

pardon-2

  • Résumé:

Tandis que le monde évolue et que la jeunesse fait preuve d’une plus grande ouverture d’esprit qu’avant, il reste tout de même des sujets dont il ne faut pas parler, des tabous qui ne sont pas prêts à être brisés. Mais quand l’inceste cache un amour inconditionnel, que deux âmes ont simplement eu la malchance de ne pas naître dans les bons corps, n’est-il pas envisageable d’accepter l’inacceptable ?
Will ne prendra pas le risque, il préférera partir à 600 km de sa sœur plutôt que de potentiellement l’entraîner dans sa déchéance. Reste à savoir si « loin des yeux, loin du coeur » est une réalité ou bien un proverbe menteur, et si Sarah acceptera de perdre son frère dans ce sacrifice amoureux.

  • Mon avis:      15/20

Je dirai que ce livre s’adresse à un public averti. En effet, même si l’écriture est simple et accessible, le sujet lui, pourra en étonner plus d’un. Il vaut mieux commencer ce livre en ayant pleinement conscience que le sujet abordé est l’inceste consenti entre frère et sœur. Ce sujet étant complètement tabou dans notre société, il faut mettre tous nos a priori de côté pour pouvoir apprécier sa lecture.

On suit donc dans un premier temps le personnage de Will, qui a fuit la Bretagne pour s’éloigner de sa sœur. Il fait de nouvelles rencontres, trouve un travail, etc… Mais malgré tout, il n’arrive pas à oublier la forte attirance qu’il éprouve envers sa sœur. Et très vite, ses démons le rattrapent puisque sa sœur le rejoint à Bordeaux.

Au début, j’étais très mal à l’aise avec ce sujet mais je voulais absolument essayer de comprendre cet amour. On ressent toute la souffrance qu’éprouve Will grâce à la plume simple de l’auteur qui décrit très bien les difficultés liées à cet amour impossible. En vue du sujet, il a évidemment été inconcevable pour moi de m’identifier au personnage de Will, qui est le narrateur, mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture. Quelques clichés et facilités m’ont un peu dérangé. Je suis contente d’avoir pu mettre mes préjugés de côté et d’avoir terminé cette romance. J’ai maintenant très envie de découvrir Erika Boyer avec un autre sujet.

  • Citations:

 » A cet âge là, on privilégie les gens qu’on aime à nos études qui pourtant devraient être nos priorités. Et à l’âge adulte, on imagine mal devoir manquer une journée de travail pour s’occuper d’un chagrin d’amour qui nous semble être un problème dérisoire. »

 » Finalement, nous étions toujours des enfants sans être autorisés à faire les mêmes erreurs et nous étions jugés comme des adultes sans en avoir les mêmes droits. »

A très bientôt,

Little Meggy